Blog Webmarketing, E-commerce et Referencement par Olivier Douard

mercredi, février 20, 2008

Interview Eric Niakissa (Odimat)


J’ai rencontré Eric Niakissa il y a un petit peu plus d’un an lors d’une table ronde sur le référencement. A l’époque, Eric avait en tête la création de sa propre agence de référencement: Odimat. Merci à Eric d’avoir accepté de nous faire un petit bilan à N+1.

Olivier Douard : Avec de nombreux acteurs, le marché des référenceurs est-il arrivé à maturité? Comment un nouvel acteur peut-il se différencier?

Eric Niakissa : Premièrement, il faut se rendre compte que le marché est plus que porteur : "La croissance des projets informatiques est de 12% par rapport au 1er trimestre 2006 et de 145% si l'on prend uniquement les projets liés au référencement de sites Internet" (
Source). C’est justement à cause de cela qu’il est de plus en plus difficile de se différencier. Dans leurs modèles économiques, les sociétés de référencement sont des sociétés de service classique où le relationnel a un rôle prédominant. Les nouvelles sociétés de référencement créées récemment ne pourront se développer que par le relationnel. La réussite de la société 1ère position s'est faite en partie en se positionnant sur Altavista avec le mot "référencement". Maintenant, une société qui veut atteindre ce résultat devra patienter de nombreux mois avant que cela soit rentable. Donc elle devra communiquer, online ou offline.

OD : Plus d'un an après la création de ton agence Odimat, quel bilan fais-tu de cette expérience à titre personnel?

EN : J'aurais beaucoup de choses à dire. Tout d’abord, je dois faire la différence entre "Éric le créateur" et "Éric le référenceur". Être chef d'entreprise c'est bien différent que d'optimiser des pages et apporter des recommandations. C'est savoir s'entourer d'associés et de collaborateurs, c'est négocier les prix et les délais de paiements, avoir une vision globale. Mon métier de référenceur ne représente malheureusement qu'une partie de ma vie quotidienne. En même temps, c'est un privilège d'avoir pu participer à des évènements d'une ampleur nationale et animer des conférences : évènements organisés par E-Business.info, salons locaux et le
SES.

OD : Nous avions abordé ce sujet brièvement lors de commentaires sur ce blog : Odimat communique sur une notion de "référencement SEO garanti". N'est-ce pas un terme inadéquat aux problématiques de référencement naturel? Le "Satisfait ou remboursé" a-t-il un sens dans un marché avec une forte évolution (et donc incertitude) sur l'avenir des algorithmes?

EN : Effectivement on est en droit de se poser des questions, plusieurs confrères disent d'ailleurs : "N'allez pas voir une agence qui vous garanti le résultat". Mais la question est de savoir, qu'est-ce que les clients sont prêts à payer, un simple conseil ou une véritable garantie ? Chez Odimat, nous n'avons pas la même cible que les grands acteurs du marché. À part quelques gros clients, nous travaillons essentiellement avec des PME qui sont prêtent à payer, mais pour du résultat, et c'est ce que nous leur offrons ! C'est là notre innovation commerciale. D'un point de vue technique, nous nous devons d'être au courant des dernières nouveautés, c'est le minimum. Pour être en avance sur nos concurrents, nous testons les techniques qui seront utilisées demain. C'est de la R&D, cela prend du temps. Mais il faut préciser que nous garantissons uniquement des mots-clés que nous sommes persuadés de référencer. Par exemple : nous ne garantirons jamais un mot-clé unique aussi générique que "Paris".

OD : Un avis sur la proposition d'OPA de Microsoft sur Yahoo? Quelles en seraient conséquences concrètes sur le marché du SEO et du SEM?

EN: Je pense tout simplement que Microsoft a les moyens de concurrencer techniquement Google, avec ou sans Yahoo. Après le produit n'est pas tout, c'est surtout l'usage des internautes qui changera la donne. Si tel est le cas, c'est le SEM qui subira les conséquences, essentiellement avec une baisse du prix des enchères sur Google vu que la demande sera décroissante.

OD : Merci Eric et très bonne continuation à Odimat !

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jeudi, juillet 26, 2007

10 conseils pour...

Puisque la blogosphère apprécie beaucoup en ce moment les accroches type « Les 10 conseils pour… » (moi le premier avec « Les 10 raisons de ne pas choisir cette agence de référencement ») et qu’au-delà de l’aspect attractif de ces titres, ces informations ont le mérite d’être claires et éducatives, je me permets de répertorier dans ce billet quelques collègues spécialistes de leur domaine :

- 5 conseils pour la recherche et l’analyse de mots clés par
Arkantos Consulting
- 10 conseils pour le lancement d’un blog professionnel par
ConseilsMarketing
- Les 15 règles d’or du Pinko marketing par Visionary Marketing
- Les 10 innovations marquantes de l’e-commerce pour la dernière décennie par
Philippe Chouraqui
- 6 conseils pour améliorer le référencement de ses articles par
Henri Labarre

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dimanche, avril 29, 2007

10 raisons de ne pas choisir cette agence de referencement

Un billet intéressant sur le blog de l’agence Relactions met en lumière 10 grandes raisons pour lesquels un annonceur doit se méfier du discours de l’agence de référencement qui lui propose ses services. Petite traduction :

1) « Voici notre pack première page garantie » ! L’agence SEO (Search Engine Optimisation) vous présente un pack 100% garanti. Encore plus grave, et heureusement de plus en plus rare, une facturation échelonnée selon le positionnement garanti.

2) « Nous ne faisons pas de pages satellites, ce sont des landing pages (pages d’entrée) ». Le blacklistage de BMW en 2006 pour cause de spamdexing en est l’exemple le plus médiatique.

3) « SEO, ce n’est l’affaire que de quelques balises Meta ». Cette troisième raison me paraît être assez rare. Cela montrerait une méconnaissance de la part de l’agence des critères principaux d’optimisation.

4) « Nous vous conseillons de dépenser 95% de votre budget dans le pay-per-click ». Il est déraisonnable de résumer le SEM (Search Engine Marketing) aux liens sponsorisés. La complémentarité du référencement naturel et des liens sponsorisés est réelle, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

5) « Les liens sponsorisés au pay-per-click sont à 100% contrôlables ». Malgré un système d’enchères classique, les régies publicitaires de liens sponsorisés prennent en compte d’autres critères que la simple enchère (le taux de clic notamment). Tout comme pour le référencement naturel, il est donc délicat de garantir une position précise pour les liens sponsorisés. Point détaillé sur le blog Les bonnes fréquentations.

6) « Avec nous, vous allez être bien positionnés en 15 jours ! ». Le référencement naturel ne permet pas ce genre d’affirmation. Il faut alors se poser les bonnes questions : L’agence parle-t-elle des moteurs de recherche majeurs ? Sur quelles requêtes l’agence s’engage ? Ces requêtes sont-elles réellement stratégiques ?

7) « Nous ne nous occupons que des outils de recherche. Une fois l’internaute sur votre site, ce n’est plus de notre ressort ». Une agence SEO de qualité vous proposera ses conseils bien au-delà de l’optimisation dans les moteurs de recherche afin de construire une stratégie d’ensemble plus cohérente notamment pour avoir des pages d’entrées efficaces et pertinentes en lien avec les requêtes.

8) « Oui nous sommes une agence Web mais si vous le souhaitez nous pouvons nous occuper de votre optimisation ». Le référencement reste un métier à part entière qui demande des connaissances spécialisées. Toute agence Web ne peut pas s’improviser référenceur.

9) « Vous n’aurez besoin de faire aucun travail sur votre site Web ». Evidemment faux. L’optimisation passe en (grande) partie par le site en lui-même. A la fois dans la structure du site Web et dans la pertinence du contenu.

10) Relactions fait appel à chacun pour compléter ce 10ème point. Pour ma part, j’insisterais sur le suivi, non évoqué dans les 9 premiers points. Le référencement étant un travail constant, l’agence de référencement ne doit pas se contenter d’une optimisation à un temps T sans prendre en compte T+1. Une information de suivi claire et transparente permet à l’annonceur de mieux prendre en compte le SEO dans ses choix budgétaires.

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dimanche, octobre 01, 2006

Table ronde sur le referencement

référencement seo google trucs de pro

Sebastien Billard, David Degrelle et Olivier Andrieu se sont réunis autour d’une table ronde ce vendredi à Lille pour débattre de leurs visions du référencement et rétablir quelques vérités sur certaines notions. Ayant eu la chance d’assister à cette très sympathique table ronde, retour sur les prises d’opinion de ces trois personnages références du référencement français.

Le Web 2.0

Les trois hommes s’accordent sur le côté marketing de l’appélation. Si David Degrelle voit d’un bon œil le Web 2.0 de part sa capacité à faire tourner définitivement la page de la bulle Internet, Olivier Andrieu est plus sévère. Selon lui, « l’internaute a toujours eu le pouvoir », « on ne peut pas parler de révolution mais d’évolution » avec surtout l’amélioration des sites web sans révolution des modèles économiques.

Les apporteurs de trafic

A propos de la classique répartition des apporteurs de trafic 40 – 30 – 30 (40% accès direct, 30% moteurs de recherche, 30% liens), David Degrelle précise qu’elle fait toujours référence et qu’une répartition trop éloignée de celle-ci doit soulever des problématiques de stratégie. Sebastien Billard fait partie de ceux qui pensent que les 30% du trafic en provenance des moteurs est « un minimum ». En effet, une partie des autres apporteurs de trafic peuvent dépendre des moteurs (exemples d’un site ajouté à ses favoris ou d’un lien cliqué sur un site découvert via un moteur de recherche). Billard n’oublie pas d’ajouter que la recherche est devenue depuis l’an dernier la première utilisation du Web en France devant l’email.

Les liens sponsorisés

Répondant à l’article du JDN « Les liens sponsorisés transforment plus que le référencement naturel » daté du 28 septembre 2006, nos trois puristes du référencement ont souhaité apporter quelques précisions. Quid de la pérénnité ? Le référencement naturel peut offrir une certaine assurance de visibilité s’il est bien réalisé et constituer un véritable investissement à long terme. Quid de la rentabilité ? Si la transformation est meilleure, l’investissement en liens sponsorisés, surtout sur un période longue, s’avère être relativement coûteux. Souvent rentables, les liens sponsorisés restent supérieurs en coût sur chiffre d’affaires. Référencement naturel et liens sponsorisés sont en fait complémentaires et ne peuvent être comparés aussi directement.

L’avenir du search engine

« Si l’on tape les bons mots clés, Google est ultra-pertinent ». Par cette phrase Olivier Andrieu a souhaité pointer du doigt l’absence d’aide du côté des moteurs à la formulation des requêtes. « Il est parfois difficile de traduire sa recherche en mots clés. Il y a là un chaînon manquant ». Où en est la recherche sémantique ? Visiblement encore loin, « Rien avant 10ans selon le directeur technique de Google ».

Merci à Blog en Nord pour l’organisation de cette table ronde !

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vendredi, septembre 15, 2006

Search marketing : l’avenir des liens sponsorisés

Premier compte-rendu de la 3ème convention e-commerce organisée par ebusiness.info. Mercredi matin, avec quelques « têtes d’affiches », s’est déroulée une conférence sur le thème des désormais très populaires liens sponsorisés. Je vous propose de revenir sur les interventions de Google et d’MSN.


Google confiant

Représenté par Jean Neltner et Alan D. Boydell, Google n’a pas manqué de préciser que les liens sponsorisés étaient désormais indispensables à toute campagne de marketing online, en soulignant le décalage entre l’importance du média Web dans les mœurs actuels (augmentation constante du temps passé sur le Web) et les investissements publicitaires sur Internet (investissements qui connaissent certes une croissance importante – entre 65 et 75% de croissance sur les deux dernières années – mais qui plafonnent à 6,5% des investissements publicitaires globaux).

google search marketing blog

Les avantages des liens sponsorisés selon Google - et sa solution Adwords – sont nombreux : possibilité de marketer la quasi-totalité de son catalogue, message adaptable, marketing comportemental (c'est-à-dire qu’il répond à une recherche) mais aussi et surtout la suprématie de Google dans le monde de la recherche sur Internet et notamment en France où Google capte presque 9 recherches sur 10.

Côté futur, Google pense que l’innovation sera locale avec un message marketing enrichit d’un critère de localisation (notamment par l’outil Google Map). Le système des enchères propres aux liens sponsorisés paraît tout à fait adapté aux campagnes marketing selon Google et devrait faire l’objet d’une extension à d’autres médias que le Web. Enfin le one-to-one devrait sans surprise se développer encore d’avantage sur la toile avec notamment une démocratisation de la Web Analytics (notamment par l’outil gratuit de mesure d’audience : Google analytics).


MSN ambitieux

Par l’intermédiaire de Thomas Romieu, Microsoft a su faire passer un message ambitieux sur la base du lancement officiel cette semaine de son nouveau moteur de recherche Live Search (en version Bêta depuis déjà quelques temps) et des dernières fonctionnalités du Groupe comme le moteur de recherche d’images à page unique, l’outil de cartographie Live Local avec Bird’eye qui offre une vue oblique à 45% (bientôt disponible en France, seulement adapté aux Etats-Unis pour le moment)…

msn microsoft search marketing blog

En ce qui concerne les liens sponsorisés, Microsoft – et sa solution Adcenter – mise sur une possibilité unique : connaître et choisir plus précisément ses cibles en fonction par exemple du sexe de la personne effectuant une recherche. Microsoft s’appuie en effet sur ses bases de données (Windows Live ID) récoltées au fil de ses nombreux services online. Fonctionnalité intéressante pour les entreprises souhaitant véritablement cibler leurs annonces sur des critères démographiques particuliers.

Enfin, Microsoft voit l’avenir des liens sponsorisés par l’augmentation des volumes et donc une explosion de la diffusion notamment sur des canaux différents que le Web. Il sera intéressant de suivre l’application de Microsoft à installer sa solution sur l’IpTV, le téléphone mobile, Office Live ou même Xbox Live. Le multicanal semble être au centre du développement d’Adcenter.

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mardi, août 08, 2006

Google ne fait pas peur

Et c’est tant mieux ! Il est intéressant de noter que malgré l’omniprésence de Google dans la websphère, les concurrents ne s’avouent pas vaincus et sont bien loin d’abandonner la course.

A l'image de Microsoft actuellement dans le lancement de son nouveau moteur de recherche Live Search, la concurrence s'organise face à la domination, particulièrement en France mais valable dans beaucoup de pays, de Google.

Yahoo! par exemple semble même avoir adopté une politique assez proche de Google en terme de multiplication de services. Le dernier en date ? La possibilité de créer son propre moteur de recherche, personnalisable, paramétrable, grâce à Yahoo Search Builder, ceci en ayant la possibilité de faire son petit travail de Web analytics en ayant les mots les plus tapés dans ce même moteur. On peut également parler de Yahoo Questions / Réponses qui semble avoir fait un début intéressant de l’autre côté de l’Atlantique (la France était l’un des premiers pays à tester ce nouveau service très Web 2.0).

Rayon nouveautés, Accoona vient de se lancer en France avec une solution 100% américaine (qui ne semble pour l’instant pas séduire) et une politique ambitieuse. Exalead, le moteur français qui devrait être la base du moteur européen Quaero (aux abonnés absents rayon actualité), lancera sa nouvelle version prochainement et propose une version Bêta intéressante où les résultats et l’ergonomie sont prometteurs (La version Bêta, mot de passe : beta). Un challenger à ne pas sous-estimer.

Recherche, services et liens sponsorisés. Google est attaqué sur tous ses terrains de prédilection. Il est possible de dire que la position dominante de Google est un véritable moteur (sans jeu de mot vaseux) pour des activités comme la recherche et les services online. Un moteur diablement puissant conduit par un pilote qui ne fait pas l’erreur d’oublier de regarder dans son rétroviseur pour mieux contrôler ses concurrents. En atteste par exemple la ligne directrice toujours d’actualité en matière de nouveaux services innovants et les différents partenariats signés dernièrement, notamment l’accord pour devenir durant 3 ans la régie publicitaire du site le plus visité au monde MySpace (site communautaire américain) alors que Yahoo! s’était officiellement porté candidat.

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jeudi, mars 16, 2006

Quaero se fait attendre

Quaero, le futur moteur de recherche made in Europe n’en finit plus d’annonçer de nouveaux partenariats. Basé sur une forte relation France / Allemagne, le projet réunit de nombreuses entreprises technologiques ou industrielles, des fournisseurs de contenus ainsi que des instituts de recherche. C’est Lycos aujourd’hui qui annonce son entrée dans le projet. Après avoir mis un pied dans le web 2.0, Lycos souhaiterait donc remplaçer sa technologie de recherche actuelle (basée sur celle de Yahoo !) par le futur moteur Quaero. Pour rappel, Quaero (« je cherche » en latin) a pour objectif de devenir un moteur de recherche multimédia rendant possible les recherches aussi bien audio, video que textuelles sur le même outil. Thompson, Siemens, Exalead, Deutsche Telekom, France Télécom ou encore le CNRS travaillent donc collaborativement sur le projet depuis l’annonce le 26 avril 2005 par Jacques Chirac et Gerhard Schröder de la volonté de lancer un outil capable « de rendre accessible l'usage des contenus multimédias à une plus large partie de la population ». Piloté par l’Agence pour l'Innovation Industrielle (AII qui a d’ailleurs été créée pour l’occasion), Quaero se fait aujourd’hui attendre et il s’avère pour le moment impossible de savoir si le moteur saura concurrencer les géants Google, MSN et Yahoo !.

wikio search marketing outil emarketing

En parallèle de ce beau projet européen, Wikio, un autre moteur de recherche d’actualités devrait lui voir le jour très prochainement (probablement début avril). Lançé par Pierre Chappaz, le co-fondateur de Kelkoo, Wikio tentera de se faire une place dans le monde de l’actualité en proposant directement aux internautes de juger la pertinence de l’information. Le classement des actualités ne sera donc pas établi uniquement sur des critères algorythmiques. « Le média, c’est vous » précise le moteur d’actualités, les internautes auront en effet la possibilité de laisser des commentaires sur les dernières informations dans l’optique de voir naître un espace de dialogue et d’échange sur les thèmes d’actualité.

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mardi, mars 07, 2006

Les liens sponsorisés sont-ils fiables?

Les liens sponsorisés et publicitaires sont les véritables vedettes de la publicité online. Apparaissant lors des requêtes sur les moteurs de recherches pour les liens sponsorisés et sur les sites partenaires pour les liens publicitaires, ils rencontrent un franc succès et représenteraient actuellement 40% du trafic généré par les moteurs. Google réalise par exemple la très grande majorité de ses recettes grâce à ces systèmes dont la satisfaction semble être réciproque : Les internautes acceptent de plus en plus les résultats publicitaires sur leurs recherches tant qu’ils répondent avec précision à leur requête. Les annonceurs de leur côté y voient la possibilité de toucher une cible qualifiée pour un prix encore relativement abordable.

Comment à terme les liens sponsorisés peuvent-ils rester rentables ? En sachant qu’ils fonctionnent sous forme d’enchères, les meilleures requêtes ne peuvent que souffrir d’une inflation au fil du temps et devenir de moins en moins intéressantes aux yeux des annonceurs en terme de retours sur investissement. Autre point négatif, les fraudes constatées (aussi appelées spam au clic) autour de ces systèmes publicitaires : elles peuvent venir «de concurrents d'un annonceur qui cliquent intentionnellement sur les liens sponsorisés de ce dernier pour faire grimper sa facture publicitaire . Ou bien d'un éditeur malhonnête de site Web ou de blog qui clique sur les publicités affichées sur son site pour gonfler la rémunération que lui verse le moteur de recherche. Des concurrents lancent également des recherches avec les mots-clés commandés par un annonceur mais sans pour autant cliquer sur ses liens publicitaires. Ce qui est possible en rechargeant simplement la même page plusieurs fois. Cette fois-ci, c'est le moteur qui va écarter de lui-même la publicité de l'annonceur, faute de voir des internautes cliquer sur ces liens » explique Shar VanBoskirk, analyste du Forrester. Ces fraudes représenteraient actuellement 20 à 30% du nombre total de clics sur liens sponsorisés, un chiffre évidemment à prendre avec des pincettes tant la variable semble être difficile à mesurer.

Malgré cela, les liens sponsorisés ont encore de beaux jours devant eux. Les chiffres parlent pour eux, le nombre de recherches sur Internet n’a jamais été aussi important (l’augmentation des recherches moteurs aux Etats-Unis en Janvier 2006 par rapport à Janvier 2005 atteint par exemple 39%) et les dépenses en liens sponsorisés devraient une nouvelle fois cette année connaître une très forte augmentation permettant à de nombreuses entreprises dont le modèle économique repose sur ces liens de développer leur activité et ainsi promettre de beaux jours au système publicitaire le plus efficace qu’ait connu pour l’instant Internet.

Pourcentage de liens sponsorisés dans la page de résultats de chaque moteur pour une requête classique (« voiture ») :


liens sponsorises referencement payant emarketing

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dimanche, février 26, 2006

Le Social Search se développe

lycos iq search marketing social

Lycos vient de lançer il y a quelques jours son service Lycos IQ en version française (la version allemande était disponible depuis janvier), un moteur de recherche impliquant directement les internautes dans la pertinence des résultats. Ecrites syntaxiquement, les requêtes du type «Quel est le salaire perçu par Bill Gates ?» sont directement posées aux internautes qui auront lors de leur inscription précisé leurs domaines d’expertise.

Ce virage de Lycos vers le « social search » est en fait une tendance actuelle. Si le monde de la recherche sur Internet est dominé de la tête et des épaules par Google, la pertinence des résultats est parfois montrée du doigt et les concurrents y voient là une faille dans l’hégémonie Google. Yahoo déclarait il y a peu par la voix d’Olivier Parriche (directeur de Yahoo! Search) dans le Monde, «croire au social search » avant de préciser sa volonté «dutiliser les comportements, les commentaires, les choix des internautes... pour perfectionner notre moteur». Google propose de son côté une légère évolution vers la recherche sociale à travers Google Trends (disponible uniquement en anglais pour l’instant) où l’internaute se connectant à son compte google a la possibilité de trouver une liste des requêtes tapées par d’autres internautes sur le sujet qui l’intéresse.

Quelles conséquences auront ces initiatives « social search » ? La principale semble être la menace du métier de référenceur. Métier créé par le développement de la recherche sur Internet et notamment des moteurs comme Google, le référencement, qui représente un énorme marché, profite du côté « mécanique » des outils de recherche pour proposer aux entreprises une prestation de visibilité de leur site sur le Web. En analysant l’algorythme des moteurs, les référenceurs optimisent les sites Internet de leurs clients afin d’en améliorer le positionnement sur des requêtes ciblées. Une mission qui deviendrait de plus en plus délicate si la tendance au social search se confirmait. Olivier Parriche conclut en tout cas son interview par une phrase qui sonne comme une mise en garde pour toutes les agences de référencement : «La prochaine génération de moteurs de recherche ne sera pas une solution 100 % technologique».

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mercredi, février 15, 2006

Le marché chinois à tout prix?

S’il y a bien un pays qui donne aux géants de l’Internet des envies d’expansion, c’est sans contestation la Chine. Avec 110 millions d’internautes recensés dans les statistiques officielles, le pays asiatique fait autant rêver les grandes sociétés du Web que grinçer les dents des défenseurs des Droits de l’Homme.

Au centre de la polémique, Google, Microsoft, Yahoo! et Cisco. Ces sociétés sont accusées de donner des informations confidentielles sur leurs utilisateurs afin de convaincre le gouvernement local de les laisser s’implanter en Chine. Ces quatre monstres de l’Internet auraient accepté de censurer les recherches en ligne et fermer des sites au contenu gênant aux yeux du gouvernement chinois. Yahoo! aurait même été jusqu’à permettre l’arrestation de plusieurs internautes chinois. Mary Osako, porte-parole de Yahoo! tente de se justifier dans un email adressé à l'agence Associated Press : "Toutes les sociétés américaines et internationales opérant en Chine sont confrontées au même dilemme de l'application de lois qui manquent de transparence et peuvent avoir des conséquences gênantes et contraires à nos propres principes" avant de faire un appel du pied au gouvernement américain : "Le gouvernement américain doit faire tout ce qu'il peut pour nous aider à continuer de fournir des services dont nous savons qu'ils peuvent profiter aux citoyens de Chine et à le faire de façon conforme à nos principes et valeurs".

La Chine fait décidemment beaucoup parler d’elle en ce moment dans le milieu de l’Internet puisqu’une loi vient d’être déposée interdisant les cyber-cafés aux personnes de moins de 18 ans. Officiellement pour lutter contre « la drogue, les jeux d’argent et la prostitution », il est possible d’y voir une nouvelle fois que si le gouvernement chinois semble voir d’un bon œil Internet en tant qu’outil de travail et de surveillance, il n’en est pas du tout de même au niveau des loisirs. Pointée du doigt dans de nombreux domaines, la Chine tente en tout cas de faire bonne figure en matière de droits d’auteurs puisque la lutte contre le piratage et les téléchargements en peer to peer bat son plein. 76 sites permettant le téléchargement illégal (dont 14 faisaient l’objet d’accusations de pays étrangers) viennent ainsi d’être fermés.

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lundi, janvier 30, 2006

La course à la recherche

Alors que Google continue sa progression (en décembre 2005, 82% des recherches sur Internet en France ont été réalisées sur Google), qu’en est-il des poursuivants Yahoo et Microsoft ? Relégués très loin en terme de parts de marché, s’offrent-ils vraiment les moyens de mettre un terme à l’hégémonie Google ?

Yahoo, par l’intermédiaire de sa CFO (Chief Financial Officer) Susan Decker a surpris tout son monde en reconnaissant il y a quelques jours la supériorité de Google. Madame Decker a précisé que Google avait tout simplement réalisé un meilleur travail dans la construction de son outil de recherche et qu’il serait maintenant très difficile de lui reprendre des parts de marché. Des propos immédiatement démentis par les patrons de Yahoo à travers leur blog mais qui ne sont pas passés inaperçus. Yahoo jugerait-il les investissements nécéssaires disproportionnés ?

Ce n’est visiblement pas le cas de l’autre géant de la recherche, Microsoft par le biais de son moteur MSN. Microsoft semble avoir encore de nombreuses idées afin de contrer la supprématie de Google. Le groupe souhaite faire évoluer son outil de recherche en offrant des réponses de qualité supérieure. Parallèlement, le contrat entre MSN et Yahoo ! Search Marketing (ex Overture) qui fournit encore actuellement les liens sponsorisés au moteur de Microsoft, arrive à son terme. Le nouveau système de publicité sponsorisée (AdCenter) sera désormais développé en interne afin de poursuivre la bonne dynamique des revenus publicitaires (+12% au dernier trimestre 2005). L’AdLab, le centre de recherche et développement de Microsoft à Pékin aura notamment pour mission de réfléchir à l’apport d’innovations dans les offres publicitaires de MSN search.

Dans cette lutte ouverte, pourquoi le futur moteur de recherche Quaero, développé par les européens, ne trouverait-il pas son public ? Basé sur le moteur de recherche français Exalead, Quaero, poussé par l’Union Européènne, sera lançé prochainement et devrait, en tout cas sur le vieux continent, être à même de faire trembler les pieds du géant Google.

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