
Sebastien Billard, David Degrelle et Olivier Andrieu se sont réunis autour d’une table ronde ce vendredi à Lille pour débattre de leurs visions du référencement et rétablir quelques vérités sur certaines notions. Ayant eu la chance d’assister à cette très sympathique table ronde, retour sur les prises d’opinion de ces trois personnages références du référencement français.
Le Web 2.0
Les trois hommes s’accordent sur le côté marketing de l’appélation. Si David Degrelle voit d’un bon œil le Web 2.0 de part sa capacité à faire tourner définitivement la page de la bulle Internet, Olivier Andrieu est plus sévère. Selon lui, « l’internaute a toujours eu le pouvoir », « on ne peut pas parler de révolution mais d’évolution » avec surtout l’amélioration des sites web sans révolution des modèles économiques.
Les apporteurs de trafic
A propos de la classique répartition des apporteurs de trafic 40 – 30 – 30 (40% accès direct, 30% moteurs de recherche, 30% liens), David Degrelle précise qu’elle fait toujours référence et qu’une répartition trop éloignée de celle-ci doit soulever des problématiques de stratégie. Sebastien Billard fait partie de ceux qui pensent que les 30% du trafic en provenance des moteurs est « un minimum ». En effet, une partie des autres apporteurs de trafic peuvent dépendre des moteurs (exemples d’un site ajouté à ses favoris ou d’un lien cliqué sur un site découvert via un moteur de recherche). Billard n’oublie pas d’ajouter que la recherche est devenue depuis l’an dernier la première utilisation du Web en France devant l’email.
Les liens sponsorisés
Répondant à l’article du JDN « Les liens sponsorisés transforment plus que le référencement naturel » daté du 28 septembre 2006, nos trois puristes du référencement ont souhaité apporter quelques précisions. Quid de la pérénnité ? Le référencement naturel peut offrir une certaine assurance de visibilité s’il est bien réalisé et constituer un véritable investissement à long terme. Quid de la rentabilité ? Si la transformation est meilleure, l’investissement en liens sponsorisés, surtout sur un période longue, s’avère être relativement coûteux. Souvent rentables, les liens sponsorisés restent supérieurs en coût sur chiffre d’affaires. Référencement naturel et liens sponsorisés sont en fait complémentaires et ne peuvent être comparés aussi directement.
L’avenir du search engine
« Si l’on tape les bons mots clés, Google est ultra-pertinent ». Par cette phrase Olivier Andrieu a souhaité pointer du doigt l’absence d’aide du côté des moteurs à la formulation des requêtes. « Il est parfois difficile de traduire sa recherche en mots clés. Il y a là un chaînon manquant ». Où en est la recherche sémantique ? Visiblement encore loin, « Rien avant 10ans selon le directeur technique de Google ».
Merci à Blog en Nord pour l’organisation de cette table ronde !
Libellés : Conférences, Référencement, Web 2.0