Blog Webmarketing, E-commerce et Referencement par Olivier Douard

lundi, février 23, 2009

Libfly, Waagt et la multiplication des réseaux sociaux


Il est un domaine qui ne cesse de croître dans les discours des webmarketeurs: les réseaux sociaux. Symbolisé par l'incontournable Facebook (le bloggeur qui cite facebook, je tombe dans le cliché!), ce secteur est indéniablement l'un des plus dynamiques du Web actuellement, au carrefour de diverses problématiques passionnantes:
- les réseaux sociaux représentent un énorme potentiel de communication. Le webmarketeur, par définition, cherche et cherchera à transformer ce potentiel en réel canal de communication (création de processus, de standards…), c’est ce que l’on appelle le SMO (Social Media Optimisation).
- l'intégration du social dans l'e-commerce. Les poids lourds de l'e-commerce suivent peu à peu la démarche sociale. Les comparateurs de prix ont logiquement été précurseurs, de par leur cœur de métier. La notion sociale s’installe peu à peu dans une logique consommatrice.
- la recherche d'un modèle économique viable à long terme.
- la dimension "locale".
- la multiplication des réseaux dits « de niche »
- etc…

C’est Lionel qui m’a donné l’envie de rédiger cette note. Il s’occupe de la communication Web d’une jeune start-up, Libfly, un réseau social basé sur la littérature. Un portail communautaire qui allie des fonctionnalités classiques (partage de « Ma bibliothèque », Recommandations, Groupes…) en y ajoutant certaines originalités intéressantes : prêts de livres entre membres, système de points pour récompenser les membres actifs… Ces mêmes points qui permettent à terme au membre de Libfly de bénéficier de bons d’achat.

J’ai profité de la préparation de ce billet pour discuter avec Kevin, ami et ancien collègue, des évolutions dans le domaine des réseaux sociaux. Il prépare actuellement avec Vincent un réseau social sur la thématique des jeux vidéos: Waagt. Autre réseau social thématique donc. Selon Kevin, « Facebook est souvent jugé trop "large" dans son offre, pas assez ciblé, trop de diversité avec un risque d'essoufflement sur le long terme. Je suis plutôt d'accord avec cette analyse : "où est-elle donc ma vraie tribu ?" Certes, Facebook me permet de créer mon groupe... mais ce que je veux c'est un site avec une trame précise, un thème qui me correspond, des internautes qui partagent mes passions et surtout des données utiles et précises en rapport avec le sujet proposé. Aujourd'hui, des plateformes comme facebook et Hi5 sont des macrocosmes, de grands espaces quantitatifs dépersonnalisés ». Nous serions donc dans une évolution logique des réseaux généralistes, qui ont d’une certaine manière évangélisé le grand public et ouvert la porte aux nouveaux acteurs. C’est le cas de l’autre côté de l’Atlantique où le nombre de réseaux sociaux est devenu réellement impressionnant avec des thématiques de plus en plus pointues.

Et si les réseaux sociaux se multiplient actuellement vitesse grand V, c’est que l’on est en pleine prise de position. Selon Kevin, « Il n'y aura pas de place pour tout le monde. Pour les réseaux sociaux thématiques c'est en quelque sorte "premier arrivé premier servi". Si ce réseau est pourvu de bons outils, un outsider aura beaucoup de difficultés à faire migrer les membres de ce réseau pré établi ».

Quelle est l’importance de la dimension « locale » dans cette course aux parts de marché ? Probablement décisive puisque l’aspect local intervient dans au moins un élément essentiel du développement d’un réseau : la valeur ajoutée, afin de proposer à la cible visée les outils les plus adaptés à la demande et à l’essence même d’un réseau communautaire. C’est ce que semble avoir compris Libfly en mettant en contact son portail avec certaines médiathèques et bibliothèques pour permettre à ses membres de connaître les disponibilités des livres souhaités.

Il est également envisageable de faire évoluer les business model de ces réseaux thématiques grâce à cet aspect local. Kevin me confiait à ce sujet qu’ « il y aura toujours la publicité et la monétisation des bases de données. Ce sont, à mon avis, deux leviers génériques à toutes les plateformes. Néanmoins, la spécialisation des réseaux induit la mise en place de business model afférents au sujet travaillé. Dans notre cas, le thème de notre réseau permet d'imaginer d'autres sources rémunératrices. La raison est simple : les liens tissés par les membres d'un tel réseau ne s'établissent plus uniquement en fonction d'un lien sentimental, amical ou professionnel rationnellement non quantifiables. Mais également autour d'un produit physique et monétisable, en l'occurrence un jeu vidéo. Cette notion de produit s'avère être une réelle opportunité dans la recherche de nouveaux business model ». En d’autres termes, la mise en place d’une réelle plateforme communautaire C to C pour devenir une alternative légitime aux Ebay et PriceMinister sur les secteurs concernés. Cela pour ne pas suivre l’exemple du grand frère Facebook, toujours à la recherche de la rentabilité (n’hésitez pas à lire sur le sujet l’excellent billet de Fred Cavazza : Comment sortir Facebook de l’impasse ?)

Merci à Lionel et Kevin pour les différentes informations !

Libellés : ,

samedi, mai 31, 2008

Advergames: un marché mature?

Les advergames (également appelés Adgames) regroupent l'ensemble des jeux en ligne ayant pour objectif la promotion d'un produit, d'un service ou plus généralement d'une marque. L'advergame appartient bien sur à la grande famille des outils marketing de CRM puisqu'il permet en outre d'obtenir des informations (plus ou moins détaillées) de ses prospects, ou même de ses clients.

Sébastien Coulaud, de l'ESCP-EAP, nous présente le fruit de ses recherches sur le développement des advergames. Après une analyse du marché, Sébastien a souhaité étudier les différences de perception Hommes/Femmes des advergames. Son étude est disponible.

Sans surprise, les différences de perception de la publicité en général et des advergames en particuliers sont grandes. Si les hommes semblent d'avantage apprécier les advergames, ils sont moins sensibles à la présence de la marque et y voient une gêne à leur amusement. Il est également possible d'affirmer qu'hommes et femmes n'ont pas les mêmes préférences en matières d'advergames. Les femmes privilégiant les jeux de réflexion aux jeux d'action/de compétition. Une étude pleine d'enseignements, que ce soit dans les modalités de placement d'une marque ou le ciblage publicitaire. Merci Sébastien!

Libellés : , ,

mercredi, février 20, 2008

Interview Eric Niakissa (Odimat)


J’ai rencontré Eric Niakissa il y a un petit peu plus d’un an lors d’une table ronde sur le référencement. A l’époque, Eric avait en tête la création de sa propre agence de référencement: Odimat. Merci à Eric d’avoir accepté de nous faire un petit bilan à N+1.

Olivier Douard : Avec de nombreux acteurs, le marché des référenceurs est-il arrivé à maturité? Comment un nouvel acteur peut-il se différencier?

Eric Niakissa : Premièrement, il faut se rendre compte que le marché est plus que porteur : "La croissance des projets informatiques est de 12% par rapport au 1er trimestre 2006 et de 145% si l'on prend uniquement les projets liés au référencement de sites Internet" (
Source). C’est justement à cause de cela qu’il est de plus en plus difficile de se différencier. Dans leurs modèles économiques, les sociétés de référencement sont des sociétés de service classique où le relationnel a un rôle prédominant. Les nouvelles sociétés de référencement créées récemment ne pourront se développer que par le relationnel. La réussite de la société 1ère position s'est faite en partie en se positionnant sur Altavista avec le mot "référencement". Maintenant, une société qui veut atteindre ce résultat devra patienter de nombreux mois avant que cela soit rentable. Donc elle devra communiquer, online ou offline.

OD : Plus d'un an après la création de ton agence Odimat, quel bilan fais-tu de cette expérience à titre personnel?

EN : J'aurais beaucoup de choses à dire. Tout d’abord, je dois faire la différence entre "Éric le créateur" et "Éric le référenceur". Être chef d'entreprise c'est bien différent que d'optimiser des pages et apporter des recommandations. C'est savoir s'entourer d'associés et de collaborateurs, c'est négocier les prix et les délais de paiements, avoir une vision globale. Mon métier de référenceur ne représente malheureusement qu'une partie de ma vie quotidienne. En même temps, c'est un privilège d'avoir pu participer à des évènements d'une ampleur nationale et animer des conférences : évènements organisés par E-Business.info, salons locaux et le
SES.

OD : Nous avions abordé ce sujet brièvement lors de commentaires sur ce blog : Odimat communique sur une notion de "référencement SEO garanti". N'est-ce pas un terme inadéquat aux problématiques de référencement naturel? Le "Satisfait ou remboursé" a-t-il un sens dans un marché avec une forte évolution (et donc incertitude) sur l'avenir des algorithmes?

EN : Effectivement on est en droit de se poser des questions, plusieurs confrères disent d'ailleurs : "N'allez pas voir une agence qui vous garanti le résultat". Mais la question est de savoir, qu'est-ce que les clients sont prêts à payer, un simple conseil ou une véritable garantie ? Chez Odimat, nous n'avons pas la même cible que les grands acteurs du marché. À part quelques gros clients, nous travaillons essentiellement avec des PME qui sont prêtent à payer, mais pour du résultat, et c'est ce que nous leur offrons ! C'est là notre innovation commerciale. D'un point de vue technique, nous nous devons d'être au courant des dernières nouveautés, c'est le minimum. Pour être en avance sur nos concurrents, nous testons les techniques qui seront utilisées demain. C'est de la R&D, cela prend du temps. Mais il faut préciser que nous garantissons uniquement des mots-clés que nous sommes persuadés de référencer. Par exemple : nous ne garantirons jamais un mot-clé unique aussi générique que "Paris".

OD : Un avis sur la proposition d'OPA de Microsoft sur Yahoo? Quelles en seraient conséquences concrètes sur le marché du SEO et du SEM?

EN: Je pense tout simplement que Microsoft a les moyens de concurrencer techniquement Google, avec ou sans Yahoo. Après le produit n'est pas tout, c'est surtout l'usage des internautes qui changera la donne. Si tel est le cas, c'est le SEM qui subira les conséquences, essentiellement avec une baisse du prix des enchères sur Google vu que la demande sera décroissante.

OD : Merci Eric et très bonne continuation à Odimat !

Libellés : , ,

mardi, janvier 15, 2008

Burrowing


Tout d’abord, je profite de ce post pour vous souhaiter à tous une excellente année 2008 ! Santé, bonheur et réussite. Pour ma part, l’une des mes résolutions, c’est de remettre à jour ce blog en pause depuis quelques semaines. Je souhaite cette année, en plus des interviews e-marketing, mettre en place une série d’articles définissant certains termes propres à l’e-commerce et à l’Internet en général. Première définition de cette série, le très marketing Burrowing !

Le Burrowing (qui provient du verbe « To Burrow » – « Se terrer ») dans un contexte Web est un terme définissant un mode de vie visant à rester chez soi. Cette évolution est à la base d’un postulat très simple : le lieu de vie d’un individu est devenu le point central de nombreuses activités. Etabli par Faith Popcorn dès les années 70, le concept de Burrowing s’appuie alors sur des évolutions telles que la commande à domicile, le développement du câble…

Aujourd’hui, le Burrowing semble s’appuyer sur le développement des services Web pour passer à l’étape suivante. Martine Janssens-Umflat et Alain Ejzyn dans leur livre « M@rketing » en font l’état des lieux : « Au départ de chez lui, l’homme peut tout à la fois travailler à distance (télétravail), étudier (e-learning), faire ses courses, se divertir… ». Aujourd’hui, Amazon et bien d’autres (citons MyCocooning) assument pleinement l’exploitation de cette évolution majeure de notre société. Comme l’écrit LSA dans son édition du 5 avril 2007, Le burrowing est clairement lié au « Nesting », terme définissant la tendance actuelle à prêter une grande attention à son « Chez soi » (cf la forte croissance du marché de la décoration). Le Burrowing serait donc le fruit de la convergence de deux notions :

- Le souhait d’améliorer son confort personnel et la qualité de son habitat.
- Le développement des technologies de communication et d’achat.

Libellés : ,

jeudi, juillet 26, 2007

10 conseils pour...

Puisque la blogosphère apprécie beaucoup en ce moment les accroches type « Les 10 conseils pour… » (moi le premier avec « Les 10 raisons de ne pas choisir cette agence de référencement ») et qu’au-delà de l’aspect attractif de ces titres, ces informations ont le mérite d’être claires et éducatives, je me permets de répertorier dans ce billet quelques collègues spécialistes de leur domaine :

- 5 conseils pour la recherche et l’analyse de mots clés par
Arkantos Consulting
- 10 conseils pour le lancement d’un blog professionnel par
ConseilsMarketing
- Les 15 règles d’or du Pinko marketing par Visionary Marketing
- Les 10 innovations marquantes de l’e-commerce pour la dernière décennie par
Philippe Chouraqui
- 6 conseils pour améliorer le référencement de ses articles par
Henri Labarre

Libellés : , ,

vendredi, juin 01, 2007

Ergonomie : la prise de conscience

Revenons brièvement sur l’excellent dossier du Journal du Net au sujet des évolutions à prévoir en matière d’e-commerce au cours de l’année 2007. Grâce aux chiffres du Benchmark Group, il est possible de dessiner quelques grandes tendances de l’e-commerce actuel.

L’heure est à l’ergonomie qui creuse l’écart face aux autres préoccupations traditionnelles des acteurs de l’e-commerce. En d’autres termes, place à l’amélioration du taux de transformation. Ayant sauté le pas du Web et s’étant désormais confortement installés dans la logique du canal, les e-marchands cherchent désormais à optimiser leur interface pour faciliter la transformation de leurs visiteurs.

L’ergonomie, c’est avant tout un terme très large. La Société d’Ergonomie de Langue Française propose une définition claire et adaptable aux problématiques du commerce électronique. L’ergonomie, c’est ainsi contribuer « à la conception et à l’évaluation des tâches, du travail, des produits, des environnements et des systèmes en vue de les rendre compatibles avec les besoins, les compétences et les limites des personnes ». Adaptée à un site e-commerce, l’ergonomie prend donc la forme de l’ensemble des services de navigation, de merchandising, de connaissances produits et plus généralement de qualité d’informations.

L’ergonomie s’impose donc depuis deux ans dans les mœurs de l’e-commerce au point d’en devenir l’un des facteurs les plus stratégiques. Jugé d’importance secondaire lors des premières années d’or du commerce en ligne, les e-marchands ont pris conscience de l’enjeu d’avoir un site ergonomique face à des internautes/clients de plus en plus exigeants car de plus en plus connaisseurs en matière d’achats online.

Autre fait intéressant de ce graphique, l'apparition de la fidélisation au coeur des "chantiers" prioritaires des sites e-commerce. La fidélisation probable candidate au podium dans les années à venir, suite logique d'une stabilisation des efforts budgétaires en matière de prospection Web.

Libellés : , ,

dimanche, avril 29, 2007

10 raisons de ne pas choisir cette agence de referencement

Un billet intéressant sur le blog de l’agence Relactions met en lumière 10 grandes raisons pour lesquels un annonceur doit se méfier du discours de l’agence de référencement qui lui propose ses services. Petite traduction :

1) « Voici notre pack première page garantie » ! L’agence SEO (Search Engine Optimisation) vous présente un pack 100% garanti. Encore plus grave, et heureusement de plus en plus rare, une facturation échelonnée selon le positionnement garanti.

2) « Nous ne faisons pas de pages satellites, ce sont des landing pages (pages d’entrée) ». Le blacklistage de BMW en 2006 pour cause de spamdexing en est l’exemple le plus médiatique.

3) « SEO, ce n’est l’affaire que de quelques balises Meta ». Cette troisième raison me paraît être assez rare. Cela montrerait une méconnaissance de la part de l’agence des critères principaux d’optimisation.

4) « Nous vous conseillons de dépenser 95% de votre budget dans le pay-per-click ». Il est déraisonnable de résumer le SEM (Search Engine Marketing) aux liens sponsorisés. La complémentarité du référencement naturel et des liens sponsorisés est réelle, ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier.

5) « Les liens sponsorisés au pay-per-click sont à 100% contrôlables ». Malgré un système d’enchères classique, les régies publicitaires de liens sponsorisés prennent en compte d’autres critères que la simple enchère (le taux de clic notamment). Tout comme pour le référencement naturel, il est donc délicat de garantir une position précise pour les liens sponsorisés. Point détaillé sur le blog Les bonnes fréquentations.

6) « Avec nous, vous allez être bien positionnés en 15 jours ! ». Le référencement naturel ne permet pas ce genre d’affirmation. Il faut alors se poser les bonnes questions : L’agence parle-t-elle des moteurs de recherche majeurs ? Sur quelles requêtes l’agence s’engage ? Ces requêtes sont-elles réellement stratégiques ?

7) « Nous ne nous occupons que des outils de recherche. Une fois l’internaute sur votre site, ce n’est plus de notre ressort ». Une agence SEO de qualité vous proposera ses conseils bien au-delà de l’optimisation dans les moteurs de recherche afin de construire une stratégie d’ensemble plus cohérente notamment pour avoir des pages d’entrées efficaces et pertinentes en lien avec les requêtes.

8) « Oui nous sommes une agence Web mais si vous le souhaitez nous pouvons nous occuper de votre optimisation ». Le référencement reste un métier à part entière qui demande des connaissances spécialisées. Toute agence Web ne peut pas s’improviser référenceur.

9) « Vous n’aurez besoin de faire aucun travail sur votre site Web ». Evidemment faux. L’optimisation passe en (grande) partie par le site en lui-même. A la fois dans la structure du site Web et dans la pertinence du contenu.

10) Relactions fait appel à chacun pour compléter ce 10ème point. Pour ma part, j’insisterais sur le suivi, non évoqué dans les 9 premiers points. Le référencement étant un travail constant, l’agence de référencement ne doit pas se contenter d’une optimisation à un temps T sans prendre en compte T+1. Une information de suivi claire et transparente permet à l’annonceur de mieux prendre en compte le SEO dans ses choix budgétaires.

Libellés : , ,

jeudi, mars 15, 2007

Forum RichMedia Marketing

Ebusiness.info, quelques semaines après le Forum e-marketing, organise un autre évènement, lié au premier bien évidemment mais beaucoup plus spécialisé : Rich Media Marketing Forum. Les thèmes des conférences qui auront lieu le 03 avril 2007 à Paris La Défense sont liés aux fameux services Rich Média. Il est possible de définir ces services Rich Media comme la convergence de différents types de médias (image, son, vidéo...) afin d'améliorer l'intéractivité avec l'internaute. Cette définition personnelle ne prend pas en compte les notions de RIA (Rich Internet Application) ou d'interfaces. Plus simplement, les services Rich Media représentent l'évolution de la publicité sur Internet et les nouvelles possibilités offertes à la fois par l'apparition de nouvelles technologies de développement et par la croissance des budgets publicitaires alloués pour le marketing online.

Les services Rich Media sont surtout révolutionnaires par le fait qu'ils permettent aux entreprises d'adapter d'avantage leur communication en créant des relais marketing plus proches des objectifs d'image et de notoriété des sociétés. Les possibilités offertes étant étendues, chaque entreprise a désormais les cartes en main pour réaliser des campagnes fidèles à sa culture, à son portefeuille client et à ses aspirations futures pour son développement. La relation Site Web / Internaute a également beaucoup évolué en parallèle du développement des services Rich Media puisque les campagnes sont basées pour la plupart sur l'intéractivité où l'internaute est dans une approche d'action et de participation. Il paraît également évident que ces nouveaux standards de communication ont fortement participé à la croissance soutenue ces dernières années de l'affiliation et encore plus du buzz marketing, ou marketing viral, pour lequel les services d'hébergements vidéo et photo sont bien souvent des relais précieux.

Cette parenthèse mise à part, la conférence Rich Media Marketing organisée par ebusiness.info est entièrement gratuite (réservation par la bannière d'affiliation ci-dessous). Un "village Rich Media marketing" sera également ouvert pendant toute la journée pour que les partenaires de l'évènement puissent mettre en application réelle leurs solutions.

Libellés : , ,

mercredi, janvier 17, 2007

Forum E-marketing - 12 et 13 fevrier 2007

Relayé un petit peu partout dans la blogosphère, le forum E-marketing premier du nom sera organisé les 12 et 13 février 2007 à la Cité des sciences (Paris). L'évènement ne manquera pas de saveur en abordant tous les sujets en lien avec l'e-marketing et l'e-commerce : référencement, liens sponsorisés, emailing, comparateurs de prix, vidéo-marketing, buzz... et plus globalement l'aspect stratégique de chaque outil Web dans l'acquisition de nouveaux clients et la construction d'une notoriété en ligne. Vous êtes donc tous cordialement invités par ebusiness.info (qui organise également la Convention e-commerce dont la troisième édition a eu lieu en septembre dernier). Inscription gratuite pour obtenir votre badge en cliquant sur la bannière d'affiliation ci-dessous.




Autres conférences programmées en ce début d'année 2007 :
- "Business online expo" les 30 et 31 janvier 2007 au CNIT (La Défense).
- "Ad:tech" conférence sur le marketing interactif, pour la première fois en France le 6 et 7 mars 2007 au Palais des Congrès (Paris).
- "Communications over IP" les 13 et 14 mars 2007 au CNIT (La Défense) organisé par le ministère de l'économie, des finances et de l'industrie.
- "E-business : fini de jouer! 2nd édition", le 29 mars 2007 - Namur (Belgique), organisé par Infopole.

Libellés : ,

dimanche, décembre 10, 2006

Interview Stefano Ottuso (Neonumeric)


Stefano Ottuso, co-dirigeant de Neonumeric (marque de produits nomades numériques) nous parle de la stratégie commerciale de sa société. L’occasion de se mettre non plus à la place du distributeur mais du fabriquant et d’observer comment une marque peut maximiser sa présence en ligne.

OD : Bonjour Stefano et merci beaucoup pour votre disponibilité! Pouvez-vous présenter la société Neonumeric, sa création, son activité, sa cible...

Neonumeric, marque française de produits multimédia plus particulièrement axée sur l’audio et la vidéo a pour but de promouvoir les dernières nouveautés High Tech alliant design et technologie. Toujours soucieuse de répondre au mieux et au plus vite aux interrogations des utilisateurs finaux, Neonumeric s’efforce de mettre en place une politique de proximité via le Web : Communautés, sites de présentation produits, forums, hotline. En choisissant Neonumeric, vous ne serez jamais seul…

Néonuméric à été créée en Juillet 2002 et sa cible est assez large compte tenu de son panel produit en cours d’élargissement : Autoradio MultiMedia, MultiMedia Player, Mini chaine Hi-fi, MultiMedia et GPS…mais elle reste orientée 15-45 ans.

OD : Neonumeric s'appuie sur des partenariats forts avec des sites e-commerce références dans le domaine de l'high-tech mais possède relativement peu de revendeurs offline. Est-ce un choix délibéré de délaisser à ce point le "mortar"?

Oui, en effet Néonuméric travaille avec les « majors » du web (Cdiscount, Rue du commerce, Amazon, Fnac.Com, Mistergooddeal, Pixmania, Camif, Rebelio, Top Achat…) et c’est pour le moment un choix délibéré car nous estimons que le web est bien plus adapté à nos produits et notre réactivité pour la mise en marché de certaines innovations technologiques, mais néanmoins restons ouvert à toute opportunité offline.

De plus, nous élaborons des vidéo clips didactiques et autres supports de ventes interactifs très orientés web qui ne pourraient être exploités chez des retailler traditionnels.

http://www.neonumeric.com/prod_nm3_teaser.html

http://www.neonumeric.com/prod_ntg1_teaser.html

http://www.neonumeric.com/prod_ndt1_teaser.html


OD : Au cours des différentes approches de Neonumeric avec les revendeurs, comment selon vous se différencie la relation "Marque / Pure-player" de la relation "Marque / Distributeur classique offline"?

Il y a une vraie différence entre les pures-player et les distributeurs classique offline. Tout d’abord la problématique liée aux taux de marges est très différente, les distributeurs classiques sont beaucoup plus gourmands et exigent en plus de très forts taux de marge tout en ayant le même prix de vente que sur le web, ce qui est très difficile à concilier.

De plus, il y a une méconnaissance réelle de la part des acheteurs de la distribution classique qui cherchent d’avantage une forte renta plus que lancer des nouveaux produits qui répondent aux demandes des consommateurs finaux.

De plus, les distributeurs offline préfèrent jouer les grandes marques A étrangères de renom plutôt que de donner une chance à une marque B nationale émergente pour une question de soi-disant prestige. Au contraire, les Pures-Player n’hésitent pas à jouer le jeu et mettre en ligne très rapidement les dernières nouveautés et proposer ainsi des exclusivités à leurs consommateurs.

OD : Ne serait-il pas intéressant pour les marques (comme certaines se mettent à le faire) de créer directement leur site de commerce en ligne? Est-ce envisageable à terme pour Neonumeric?

En effet, il peut être intéressant pour certaines marques de faire de la vente direct via un site internet e-commerce mais cela engage beaucoup de contraintes au niveau du suivi : réajournement du site, logistique propre à ce type de vente, le SAV direct et la cohérence des prix avec les différents partenaires.

Enfin, il est envisageable que Néonuméric ouvre un site dédié à la vente de ses produits mais non pas sous la forme d’un site exclusivement dédié à la vente mais plus dans le cadre d’un portail offrant du contenu numérique (musiques, VOD, News) et du support numérique le tout complété par le biais d’un soft gratuit très pointu type I-Tunes de Néonumeric.

OD : La logique de Neonumeric semble axée désormais sur une expansion aux pays voisins. La stratégie commerciale de la société basée autour du Web est-elle une force pour l'internationalisation de la marque?


Oui, nous pensons que le web est le meilleur vecteur pour communiquer et obtenir une visibilité rapide sur l’ensemble des pays voisins. Nous avons en effet le souhait de nous élargir sur l’Europe du sud et les USA dans un deuxième temps. Avant tout, nous restons soucieux de renforcer notre image nationale et pouvoir apporter le même type de suivi et sérieux aux futurs pays en cours d’ouverture.

OD : Merci Stefano !

Libellés : , ,

jeudi, novembre 23, 2006

Interview Thomas Romieu et Nicolas Mirail (Microsoft France)

emarketing microsoft france

Thomas Romieu, Directeur Marketing de MSN et Windows Live pour Microsoft France ainsi que Nicolas Mirail, Chef de produit Internet Explorer 7 ont eu la gentillesse de répondre à mes questions. L’occasion de parler de la stratégie multi-canal de Microsoft et du marché des navigateurs Internet.


Olivier Douard : Bonjour
Thomas et merci beaucoup de répondre à mes questions. Parlons tout d'abord du récent partenariat entre Microsoft et l'émission de Cauet sur TF1. Quel est le but de ce sponsoring? L'audience relativement jeune de cette émission est-elle la cible prioritaire d'MSN?

Thomas Romieu : Bonjour , nous cherchons à faire découvrir notre nouveau moteur Live.com par le grand public et en particulier les jeunes. Nous pensons que les nombreuses innovations de Live.com (recherche d’images, personnalisation, intégration avec Windows Live Messenger …) sont particulièrement intéressantes pour les jeunes internautes. Nous menons en parallèle des campagnes de communication sur le portail MSN et sur Windows Live Messenger.


OD :
Lors de la dernière Convention e-commerce en septembre dernier, tu avais lors de ton intervention sur Adcenter (la solution de liens sponsorisés d'MSN) beaucoup parler de multi-canal. En quoi Adcenter misera sur le multi-canal et quel retour qualitatif espérer du côté des annonceurs?

TR : AdCenter est la plate-forme publicitaire nouvelle génération de Microsoft. Elle permet aujourd’hui de gérer les campagnes de liens sponsorisés du moteur de recherches Live.com. Mais notre objectif est d’aller au-delà et de nous appuyer sur adCenter pour gérer l’ensemble des supports publicitaires proposés par la régie Microsoft. En effet, nous avons annoncé début octobre la création d’une nouvelle régie publicitaire, Microsoft Digital Advertising Solutions qui proposera aux annonceurs, dès la fin de l’année 2006, l’accès à un nombre de supports élargi au sein du Microsoft, comme Office Online (l’extension en ligne des logiciels Microsoft Office) et Xbox Live (le service de jeu en ligne Xbox). Point d’entrée unique pour les annonceurs, Microsoft Digital Advertising Solutions donne accès à une audience étendue de 465 millions d’utilisateurs uniques du portail MSN et des services Windows Live dans le monde (dont 14 millions en France) ainsi qu’à plusieurs autres millions de fans de la Xbox ou d’utilisateurs d’Office Online.


OD : Nicolas, la bataille des navigateurs Web bat son plein! Internet Explorer 7 et Firefox 2 sortent au cours de la même période. IE7 s'offre une véritable seconde jeunesse quand Firefox mise sur la continuité. Comment s’est construit le projet Internet Explorer 7 et quel est l'objectif de Microsoft avec IE7 : ralentir la montée en puissance de Firefox ou reprendre les parts de marché perdues ces derniers mois?

Nicolas Mirail : Au sujet de la période de sortie, IE7 était prévu de très longue date de par son intégration à Windows Vista dont le développement s'est terminé peu après IE7. En ce qui concerne du projet, nous avons essayé de faire table rase de l'existant et de se poser les bonnes questions. Nous avions conscience qu’Internet Explorer 6 était devenu obsolète vis à vis du Web d'aujourd'hui. IE6 datait d'octobre 2001... Avant IE6, une nouvelle version d'Internet Explorer sortait chaque année. Entre 2001 et aujourd'hui, le Web a énormément changé, à la fois dans le bon avec une économie fleurissante et dans le mauvais avec l'apparition de nouvelles menaces comme le phishing, les spywares... Notre logiciel n'était tout simplement plus adapté. Suite à ce constat, le Service Pack 2 nous a pris beaucoup de temps de développement, ce qui a naturellement repoussé la sortie d'IE7.

Pour en revenir aux parts de marché, je dirais que la concurrence, comme c'est le cas généralement, nous a fait du bien. Que ce soit Mozilla ou Opera, la concurrence empêche de se reposer sur ses acquis. Nous avons ainsi pu nous rendre compte que les onglets ou encore l'intégration des flux RSS dans le navigateur étaient de vraies demandes du marché d'aujourd'hui. Nous avons perdu assez peu de parts de marché puisque nous sommes toujours au dessus des 80% pour la plupart des pays dans le monde. La montée en puissance de Mozilla a surtout fait mal aux "petits" navigateurs en réduisant la course à 2 acteurs majeurs que sont Internet Explorer et Mozilla Firefox auxquels il est possible d'ajouter Opera.

Notre stratégie se construit autour d'une question simple: Pourquoi un navigateur serait-il en dehors du système d'exploitation? Nous ne souhaitions pas faire un navigateur pour faire un navigateur mais bel et bien créer un outil qui s'intègre dans l'expérience utilisateur. C'est pourquoi Internet Explorer 7 sera fortement lié au système d'exploitation Windows Vista afin de faciliter la protection de l'ordinateur ou la mise en place du système de contrôle parental. A nos yeux, de plus en plus, un navigateur n'est rien tout seul, il faut l'entourer de fonctionnalités de plus en plus abouties.


OD : Penses-tu possible qu’un nouvel acteur puisse venir s'implanter sur le marché des navigateurs en Europe et notamment en France?

NM : Ne jamais dire jamais bien entendu mais il ne faut pas oublier qu'il y a une importante communauté derrière Mozilla. Un tel succès est difficile à reproduire. Il faut plus qu'une simple base technique pour créer un navigateur, il faut un réel support, des outils de développement et d'amélioration... Je pense pour être clair qu'il n'y aura pas de nouvel acteur majeur sur le marché mais bel et bien des phénomènes. Le Web ne cesse d'évoluer et certains services deviennent très populaires en à peine quelques mois. Imaginons par exemple que Youtube signe un partenariat exclusif avec un navigateur... Des phénomènes de ce genre pourraient venir bousculer les parts de marché. Je crois beaucoup à la notion d'innovation et le Web est un monde virtuel qui apprécie les phénomènes de mode donc tout peut aller très vite. Internet Explorer peut lui s'appuyer sur le fait qu'il soit devenu une vraie marque, reconnue et identifiable. Une base pour faciliter un renouvellement permanent.

D'un point de vue nouveautés, qui sait quelle sera la stratégie de Google au sujet des navigateurs? Nous surveillons de près les mouvements sur le marché notamment de la part de Google qui a une stratégie orientée Web quand Microsoft a une stratégie axé utilisateur. Globalement, nous sommes plus à l'écoute du marché qu'il y a quelques années. Des leçons ont été tirées du retard accumulé technologiquement par IE6. C'est la première fois par exemple que nous lançons une version Bêta de notre navigateur afin d'avoir un vrai retour utilisateur. Nous avons pris en compte les remontées d'informations utilisateurs pour améliorer notre produit et aujourd'hui, les retours sont de plus en plus positifs.


OD : Enfin, parlons de Live.com, à la fois outil de recherche et page personnalisée. Alors qu'MSN faisait partie des précurseurs en la matière, Netvibes s'est imposé comme leader sur ce marché en très fort développement. MSN semble beaucoup miser sur sa page personnalisée en développant notamment son rapport avec les utilisateurs via des concours de développement de gadgets. Comment vois-tu l'évolution de ce marché et comment penses-tu possible la rentabilité de ce genre de service?

TR : Live.com est effectivement bien plus qu’une page personnalisable. C’est également un moteur de recherches utilisé par plus de 4 millions d’internautes français par mois. Les gadgets sont effectivement un des éléments que l’on peut ajouter à sa page personnelle Live.com. Notre stratégie est de favoriser le développement de ce type d’applications par les internautes ou des professionnels, qui les mettent gratuitement à disposition de la communauté. Nous APIs sont publiques et déjà plusieurs centaines de gadgets sont disponibles sur le site www.gallery.live.com. De manière générale, le modèle économique de nos services repose à 100% sur la publicité, qu’elle soit sous forme de bannières ou de liens sponsorisés comme c’est le cas sur le moteur de recherches Live.com.

OD : Merci beaucoup Thomas et Nicolas et à bientôt !

Libellés : , ,

lundi, novembre 06, 2006

Interview Frederic Jan (Brosseadomicile)

article emarketing frederic jan

Entrepreneur passionné, Frédéric Jan a lancé cette année Brosseadomicile.com qui permet aux internautes de s’abonner à leur brosse à dent. Frédéric a eu la gentillesse de répondre à mes questions sur la création et le développement de brosseadomicile.

Olivier Douard : Salut Frédéric, brosseadomicile.com est sorti en mai dernier et permet de s'abonner à sa brosse à dents en recevant de manière régulière une brosse à dents toute neuve. Je crois savoir que cela fait 2 ans que tu travailles au lancement du site, peux-tu nous raconter comment brosseadomicile a pris forme?

Frederic Jan : Salut Olivier ! Voilà en effet 6 mois que j’ai lancé le concept brosseadomicile, l’abonnement à sa brosse à dents. En tant qu’entrepreneur dans les nouvelles technologies depuis 8 ans (j’ai créé ma première société, la web agency Net-Conception.com, en 1999), je suis en perpétuelle veille sur tout ce qui peut se faire et se dire sur Internet. C’est ainsi qu’il y a 3 ans, j’ai découvert un site Suisse (Blacksocks.com) qui proposait une innovation : l’abonnement à ses chaussettes. J’ai trouvé l’idée assez originale. Et quelques jours après, j’ai lu dans un magazine économique une étude sur la problématique de santé bucco-dentaire en France. En gros, les Français ne changeaient pas assez souvent de brosses à dents : 1.5 brosses par an au lieu de 4 fois par an, comme le recommandent les dentistes. Et le soir même, comme cela m’arrive souvent quand j’essaie désespérément de dormir (!), une idée m’est venue en tête : pourquoi ne pas proposer un système d’abonnement à sa brosse à dents, comme ça, on n’oublierait plus d’en changer.

Bien sur, je n’ai plus dormi de la nuit et ça cogitait beaucoup. Le lendemain, j’ai fait des recherches sur Internet pour voir si cela n’existait pas, et je n’ai rien trouvé. Ayant déjà une entreprise et du personnel à gérer, j’ai pris le temps pour mettre sur le papier cette idée. Ensuite, j’ai déposé un dossier au concours DéfiJeunes du Ministère de la Jeunesse et des Sports et j’ai gagné un prix. Cela m’a permis de valider l’idée, avec bien sur l’appui d’une étude de marché. Ensuite, j’ai été invité par le Président de la République à la Garden Party, un très bon souvenir. Il fallait maintenant trouver les partenaires, créer le site, trouver une solution de paiement sécurisé, penser à la gestion des stocks et des approvisionnements, à la préparation des commandes, et à toute la communication autour du concept. Bref, pas mal de boulot quand on est tout seul à imaginer tout cela, mais quand c’est en vous, cela est plus facile !


OD : Brosseadomicile s'appuie sur des partenariats forts, aussi bien du côté des fabricants (Signal, Colgate...) que des dentistes. Comment avoir réussi à convaincre ces différents partenaires et quelle est leur importance pour Brosseadomicile?

FJ : La recherche de partenaires a en effet été l’une des premières tâches accomplies, et pas la plus facile. On aurait pu lancer le site avec des marques « premiers prix » provenant de Chine ou de Tunisie mais touchant à un domaine lié à la santé, nous avons voulu que les internautes retrouvent des marques connues. Il ne fallait pas déstabiliser les habitudes, déjà qu’on leur proposait un nouveau service via une idée très originale.

La crédibilité de brosseadomicile.com était liée à ces partenariats.

Il a donc fallu identifier tous les fabricants et surtout trouver les bons contacts au sein de ces multinationales de plusieurs milliers de salariés (pas si simple qu’on pourrait le croire, après expérience). J’ai ensuite rencontré ces responsables du marché bucco-dentaire pour leur exposer le concept et les intérêts pour leur activité. Il a fallu être très convainquant car ils ne traitent en général qu’avec des centrales d’achats de grandes surfaces. Apparemment mon exposé les a séduits puisqu’assez rapidement, nous nous sommes entendus sur un partenariat précis, et très poussé avec certaines marques. Aujourd’hui, on compte les plus grandes marques représentées sur le site : Bioseptyl, Colgate, OralB, Signal et prochainement Elmex… D’un autre côté, nous avons voulu nous rapprocher des dentistes, en contactant différents organismes qui les regroupent. Les dentistes sont en effet des prescripteurs importants en matière de santé bucco-dentaire. Ils ont en tout cas témoigné à de très nombreuses reprises leur intérêt pour notre concept, avec de beaux messages de soutien et d’encouragement. Certaines choses ont déjà été mises en place mais le plus gros devrait arriver dans les prochaines semaines, mais chut !


OD : Brosseadomicile possède son propre blog, le « Blog à dents ». Le blog pour un site e-commerce: réel outil de communication ou simple gadget?

FJ : Etant assez au fait des évolutions en matière de nouvelles technologies, je suivais depuis pas mal de temps tout ce qui se faisait autour des blogs. J’étais moi-même un lecteur assidu de plusieurs blogs, plutôt orientés marketing ou création d’entreprises. J’y ai appris beaucoup de choses intéressantes, et surtout un partage d’expérience enrichissant. C’est donc tout naturellement qu’au lancement de brosseadomicile, j’ai décidé d’y associer un blog d’entreprise,avec en plus un petit jeu de mot autour de la brosse à dents : « le blog à dents ».

L’idée est de parler du concept, de la vie de la société (retombées médias, nouvelles idées, éventuels problèmes, etc.). Le but est d’humaniser un peu le site en montrant que derrière brosseadomicile, il y a un jeune entrepreneur motivé qui fait tout son possible pour développer ses idées. C’est aussi un moyen de partager avec les autres l’aventure de la création d’entreprise, et c’est très important. Si avec mon blog, je peux motiver des personnes qui ont des idées mais qui n’osent pas se lancer, ce sera gagné ! Donc pour répondre à ta question : je dirais que le blog sert à appuyer la crédibilité du site de e-commerce, en montrant toutes les facettes du lancement du concept et les évolutions et succès qu’il connaît et connaîtra. Ce n’est donc en rien un gadget.


OD : Brosseadomicile compte s'attaquer au marché anglais avant la fin de l’année. Pourquoi avoir choisi en priorité l’Angleterre et envisagez-vous l'expansion à d'autres pays?

FJ : Le succès de brosseadomicile.com en France est la preuve que le concept repose sur une réelle réponse à un besoin. Par ailleurs, les retombées médiatiques ont été énormes. Nous nous sommes donc dit que ce qui marchait en France pourrait marcher ailleurs. Cependant, nous ne voulons pas nous lancer la tête la première dans un développement international sans bien y réfléchir. Nous sommes dans un marché où chaque pays a ses propres marques. Se pose aussi le problème des frais de port, il faut donc avoir une implantation dans le pays pour avoir les meilleurs tarifs postaux.

Nous avons donc décidé de lancer le concept en Angleterre pour plusieurs raisons : la rencontre (via le blog) avec un français vivant là-bas sur qui on va pouvoir s’appuyer, la proximité avec la France, la langue et le pays que je connais bien (j’ai étudié en Angleterre au cours de ma formation en management). Les partenariats avec les marques du pays sont finalisés (certaines sont les mêmes mais chaque filiale gère son marché domestique !). Nous nous sommes aussi constitués un fichier média très important pour faire connaître le concept dans le pays, aussi bien qu’en France nous l’espérons J En ce qui concerne les autres pays, nous nous lancerons en début d’année 2007 sur les Etats-Unis, et dans tous les pays limitrophes de la France : Espagne, Italie, Allemagne, etc.


OD : Merci beaucoup Frédéric Jan et souhaitons à Brosseadomicile un excellent développement!

FJ : Merci Olivier pour cette interview et n’oubliez pas de tous vous abonner à votre brosse à dents, c’est bon pour votre santé et pour celle de brosseadomicile.com! ;-)

Libellés : , ,

dimanche, octobre 15, 2006

E-tourisme : Vers un marketing de niche

e-tourisme agence voyages internet

J’assistais ce jeudi à une conférence organisée par Technofutur TIC en Belgique sur le thème de l’e-Tourisme. Un sujet intéressant traité de manière très détaillée par les différents intervenants et qui m‘a donné plusieurs idées d’articles.

L’e-Tourisme se révèle être l’une des plus grandes réussites de l’e-commerce. 80% des internautes préparent leurs vacances en ligne et 30 à 50% d’entre eux passent leur commande sur le Web. Comment désormais maintenir les niveaux de croissance passés ? Comment optimiser son offre sur le Web ? Reste-t-il de la place sur Internet pour les petites agences de voyages ? Comment va évoluer le métier des agences de voyages sur le Web ? Les problématiques d’avenir sont nombreuses sur le secteur du voyage en ligne.

L’hyper-segmentation, mot légèrement barbare pour définir un élargissement de gammes afin de répondre aux micro-segments, revient sur de nombreuses lèvres des professionnels du secteur. Cela revient à raisonner par niches, en répondant à un besoin inexploité ou sous-exploité car trop spécifique et pas assez général. On peut citer pour exemple Escursia.fr le spécialiste des voyages scientifiques. La France prend petit à petit conscience de l’importance des niches et de leur potentiel. Il y aurait, selon une étude américaine 66 segments identifiés en matière de tourisme !

Quel intérêt possède l’hyper-segmentation ? Cela représente tout d’abord des possibilités pour les plus petits acteurs. Pour pouvoir s’adresser à tout le monde, les moyens doivent suivre ! En ciblant sa clientèle et donc ses campagnes de communication, les moyens à investir sont d’autant divisés. La segmentation par niche s’adapte de plus tout à fait au secteur de l’e-tourisme. En effet, la segmentation a évolué et se divise, en plus de la traditionnelle démographie, par sexes, centres d’intérêt, styles de vie, situations géographique ou encore revenus… Enfin les possibilités de fidélisation pour les agences de voyages s’étant positionnés sur une niche précise sont importantes. Le client sera alors plus enclin à s’identifier dans ce que représentera l’agence et l’image qu’elle donnera au grand public. Le positionnement de l’agence de voyages spécialisée est clair et transparent, deux qualités importantes pour un consommateur ayant un choix à faire.

L’hyper-segmentation va également dans le sens du client et de son évolution. L’e-touriste change et cherche désormais sur Internet bien plus que de la simple information. Les agences de voyages en ligne doivent s’adapter à une véritable volonté de s’impliquer dans ses voyages du côté des clients. L’e-touriste visite en moyenne plus de 5 sites Internet d’agences de voyages dans sa recherche et apparaît de plus en plus infidèle à son agence.

Merci à Mathilde Balitout pour l'invitation!

Libellés : , ,

jeudi, octobre 05, 2006

Interview Franck Marinier (BizAndGo)

bizandgo-agence-ecommerce-web-2.0

Franck Marinier de l’entreprise BizAndGo nous présente par cette interview la façon dont il voit l’évolution du Web 2.0 et notamment son intégration aux problématiques e-commerce.

Olivier Douard : Bonjour Franck, BizAndGo est une jeune SSII créée cette année. Comment se différencier lorsque l'on est une nouvelle agence Web face à la forte concurrence?

Franck Marinier : Bonjour Olivier , tout d’abord permets moi de te remercier de ton intérêt pour BizAndGo. Nous sommes en effet un nouveau nom sur le marché des SSII. Et pour parvenir à nous différencier, nos seuls maîtres mots sont Innovation et Performance ; ce qui implique une veille permanente sur les nouveaux outils de développement et les nouvelles technologies qui émergent dans un web qui se transforme de plus en plus (Flex, Ajax, Comet, Open Lazlo, XAML, XUL, Rich Média, Widgets etc…). Afin de se les approprier et offrir toujours plus de services et de fonctionnalités à nos clients. BizAndGo est par exemple un des premiers sur le marché à utiliser la technologie Ajax dans le moteur de son application E-commerce. L’apport pour le client en terme d’ergonomie, d’impact visuel et d’expérience utilisateur est unique.

OD : Pendant longtemps, les agences Web se contentaient d'offrir une solution purement technique. Comment expliques-tu, à l'image de BizAndGo, que l'offre technique s'accompagne désormais de plus en plus d'une prestation emarketing, notamment en référencement?

FM : Aujourd’hui sans positionnement, le site web n’est rien. Hors on sait ce que peut coûter les actions marketing associées à un site web mal référencé (achat de mots clé AD Words, référencement payant, emailing …). Ceci est devenu un enjeu majeur pour atteindre le succès escompté. Fort de ce constat, nous avons intégré, dans le cœur même de notre application E-commerce, de puissants algorithmes de référencement naturel (gestion native de l’url rewriting, optimisation automatique des ALT, ID’s, Metas, génération des google site maps … ), nos clients disposent donc sans en assumer les coûts de tous les atouts pour un référencement efficace. Pour BizAndGo cet outil est en standard dans son application E-commerce, ce qui représente une valeur ajoutée supplémentaire à notre offre, qui nous différencie pour rebondir sur ta première question.


OD : Si le Web 2.0 est très à la mode actuellement, il souffre d'une étiquette "Comment adapter et créer des modèles économiques Web 2.0?". D'un point de vue plus purement technique, le Web 2.0 peut-il apporter une vraie plus-value aux problématiques e-commerce?

FM : Il y a plusieurs point de vue autour de la notion du Web 2.0. La première est le volet social, on parle ici de services communautaires nouvelles générations (blog, podcast, reviews, tribunes, public auctions, tag de produits…), des services permettant de fédérer des internautes en masse autour d’un site web. Il s’agit d’une arme à double tranchant pour un site marchand qui s’ouvre alors aux compliments de ses utlisateurs et clients mais aussi à la critique, ce qui dans le second cas n’est jamais vendeur. Il ne faut pas oublier que l’essence même d’un site marchand est de rester marchand, c’est du moins le point de vue de BizAndGo.

Le second volet est strictement technique, il est clair que l’apport de la technologie Ajax aux applications E-commerce renforce l’expérience utilisateur et le sentiment de confort de celui-ci. On peut légitimement penser que le visiteur appréciera d’afficher le zoom de son produit sans ouvrir de Pop-up ou d’ajouter le produit à son panier sans rafraichissement de pages ou encore de bénéficier de plus d’interactivité avec le site web (Informations affichées au bon moment, publicité moins intrusive, services web etc..). De ce point de vue oui la technologie Ajax (ou Web 2.0) est une vraie plus-value aux problématiques E-commerce.


OD : Toujours sur le Web 2.0, quel est ton avis sur la polémique "bulle 2.0" actuelle? Stigmatisée par Le Monde, crainte par des acteurs majeurs du Web (Marc Simoncini, Olivier Andrieu...), la bulle est-elle de retour?

FM : C’est vrai que l’engouement dédié aux applications web 2.0 (live, communautaires..) est impressionnant. Beaucoup veulent à tout prix se positionner mais tous n’y arriverons pas. Le succès du web 2.0 étant dû en grande partie à sa gratuité et il est évident que la rentabilité d’un tel modèle économique (revenus publicitaires, base de données d’emails, profil thèque … ) doit encore faire ses prives exceptions près.


Le suspens est donc de mise et c’est sans compter sur la force de frappe des grands acteurs tel Microsoft et Google qui ont déjà prouvé leurs savoir-faire dans le domaine. Peut-être que demain le paiement de ces services se justifiera justement pour que son email ou son profil ne soient pas loués ou revendus et qu’on ne soit nullement détourné ou sollicité par de la publicité… L’internaute aura alors le choix entre les 2 modèles cohabitant et ayant chacun leurs avantages et leurs inconvénients.


Merci beaucoup Franck pour cette avis éclairé sur le Web 2.0 par une agence Web à qui l'on souhaite toute la réussite!

Merci à toi Olivier.

Libellés : , ,

vendredi, septembre 15, 2006

Search marketing : l’avenir des liens sponsorisés

Premier compte-rendu de la 3ème convention e-commerce organisée par ebusiness.info. Mercredi matin, avec quelques « têtes d’affiches », s’est déroulée une conférence sur le thème des désormais très populaires liens sponsorisés. Je vous propose de revenir sur les interventions de Google et d’MSN.


Google confiant

Représenté par Jean Neltner et Alan D. Boydell, Google n’a pas manqué de préciser que les liens sponsorisés étaient désormais indispensables à toute campagne de marketing online, en soulignant le décalage entre l’importance du média Web dans les mœurs actuels (augmentation constante du temps passé sur le Web) et les investissements publicitaires sur Internet (investissements qui connaissent certes une croissance importante – entre 65 et 75% de croissance sur les deux dernières années – mais qui plafonnent à 6,5% des investissements publicitaires globaux).

google search marketing blog

Les avantages des liens sponsorisés selon Google - et sa solution Adwords – sont nombreux : possibilité de marketer la quasi-totalité de son catalogue, message adaptable, marketing comportemental (c'est-à-dire qu’il répond à une recherche) mais aussi et surtout la suprématie de Google dans le monde de la recherche sur Internet et notamment en France où Google capte presque 9 recherches sur 10.

Côté futur, Google pense que l’innovation sera locale avec un message marketing enrichit d’un critère de localisation (notamment par l’outil Google Map). Le système des enchères propres aux liens sponsorisés paraît tout à fait adapté aux campagnes marketing selon Google et devrait faire l’objet d’une extension à d’autres médias que le Web. Enfin le one-to-one devrait sans surprise se développer encore d’avantage sur la toile avec notamment une démocratisation de la Web Analytics (notamment par l’outil gratuit de mesure d’audience : Google analytics).


MSN ambitieux

Par l’intermédiaire de Thomas Romieu, Microsoft a su faire passer un message ambitieux sur la base du lancement officiel cette semaine de son nouveau moteur de recherche Live Search (en version Bêta depuis déjà quelques temps) et des dernières fonctionnalités du Groupe comme le moteur de recherche d’images à page unique, l’outil de cartographie Live Local avec Bird’eye qui offre une vue oblique à 45% (bientôt disponible en France, seulement adapté aux Etats-Unis pour le moment)…

msn microsoft search marketing blog

En ce qui concerne les liens sponsorisés, Microsoft – et sa solution Adcenter – mise sur une possibilité unique : connaître et choisir plus précisément ses cibles en fonction par exemple du sexe de la personne effectuant une recherche. Microsoft s’appuie en effet sur ses bases de données (Windows Live ID) récoltées au fil de ses nombreux services online. Fonctionnalité intéressante pour les entreprises souhaitant véritablement cibler leurs annonces sur des critères démographiques particuliers.

Enfin, Microsoft voit l’avenir des liens sponsorisés par l’augmentation des volumes et donc une explosion de la diffusion notamment sur des canaux différents que le Web. Il sera intéressant de suivre l’application de Microsoft à installer sa solution sur l’IpTV, le téléphone mobile, Office Live ou même Xbox Live. Le multicanal semble être au centre du développement d’Adcenter.

Libellés : , ,

vendredi, juillet 28, 2006

Interview Damien de Blignières (First Coffee)

zanox first coffee affiliation marketing online

Damien de Blignières est business developer chez First Coffee, prestataire de marketing online spécialisé dans l’affiliation et les partenariats en ligne. Discutons avec Damien du marché de l’affiliation et notamment du rapprochement First Coffee / Zanox.

Olivier Douard : Bonjour Damien et merci beaucoup de répondre à mes questions. Peux-tu nous parler brièvement de l'évolution de First-Coffee et de son FCN (First-Coffee Network) depuis la création de la société en 2000?

Damien de Blignières : Bonjour Olivier et merci de ton intérêt :o) Tout d’abord, je tenais à dire que la société First-Coffee a changé de nom, pour devenir zanox SAS meme si nous continuons bien sur d’exploiter les marques First-Coffee et First-Coffee Network.

Ainsi créée en 2000, First-Coffee a attaqué tout d’abord le marché de l’affiliation grâce à son expertise basée sur le tracking en ligne. En effet, à cette époque, une dizaine de prestataires occupait déjà le marché et malgré les avis contraires, Cyril Toulet et Cyril Lherminé, les 2 co-fondateurs, ont tout de même décidé de se lancer. Aujourd’hui, sur les 10 acteurs présents, il n’en reste plus que trois. Le pari a donc été relevé !

La création de First-Coffee juste après l'"e-crack" nous a aussi amené à adopter un positionnement grands comptes et à initier un cercle vertueux qui se caractérise par la création d'un réseau d'affiliés de qualité. Le FCN compte aujourd'hui 15.000 sites qui relayent soit nos programmes d'affiliation soit des campagnes publicitaires.

OD : First-Coffee, société française, s'est fait racheté fin 2005 par Zanox, Groupe allemand leader européen en matière de commerce multi-canal. Quelques mois après ce rachat, la société First-Coffee a t-elle tiré bénéfice de cette alliance avec un grand acteur européen?

DdB : Tout à fait, le rapprochement entre zanox et First-Coffee est parti du constat que nous étions confrontés à un risque de marginalisation du fait que nombre de nos annonceurs souhaitaient évoluer vers des programmes ou campagnes à dimension internationale. Dans le même temps nous étions approchés par des acteurs du marché et avions le sentiment que le marché européen évoluait vers la consolidation (ce qui s’est en effet produit, puisqu’aujourd’hui, les 3 premiers acteurs du marché sont tous… les filiales de groupes européens / mondiaux !).

Aussi, zanox avait de quoi nous séduire avec sa plate-forme très fiable et professionnelle, sa présence dans une trentaine de pays sur quatre continents, et ses activités/outils qui vont bien au-delà de la simple affiliation, avec du marketing de recommandation, de la fidélisation, du bid management et des boutiques délocalisées.

OD : Doit-on s'attendre très prochainement à voir First-Coffee devenir le leader européen de l'affiliation mobile?

DdB : Au risque de paraître normand, ta question est très pertinente concernant un groupe comme zanox ;o) Cependant je ne peux malheureusement pas encore révéler des informations non publiques, et je vais devoir te donner rendez-vous au prochain numéro… Tu ne m’en veux pas trop j’espère? ;o)

OD : Certains sites (pourtant excellents) surfant sur la vague du Web 2.0 connaissent quelques difficultés à monétiser leur service. L'affiliation est-elle pour toi une solution adaptée à cette nouvelle tendance sociale du Web?

DdB : En effet, la vague du 2.O inonde le marché mais il est vrai que, même les plus gros acteurs semblent chercher la voie de la monétisation de leurs services ou audiences. Il nous semble aussi constater que les annonceurs cherchent de plus en plus un minimum de retour sur leurs investissements on-line, tout comme les éditeurs demandent de plus en plus d’outils permettant une intégration plus profonde des espaces publicitaires au sein de leurs sites. Et il est vrai que l’affiliation répond parfaitement à ces demandes.

Nous rajouterons même qu’elle se prête plutôt bien à ce nouveau type d’acteurs 2.0, mais maintenant, il nous parait important pour nombre de ces acteurs de faire un choix dans leurs stratégies…et là je te renvoies vers les positions des acteurs concernés qui soit, pour une grande partie, cherchent encore comment monétiser leur audience, soit, pour une minorité, ont déjà pris le chemin d’une quasi-affiliation avec généralement le choix du CPA.

Mais pour conclure sur l’aspect social, nous proposons déjà une offre de marketing de recommandation (payTip) qui rejoint cette tendance 2.O, ou les affiliés deviennent les internautes… et d’autres sont à l’étude. ;o)

OD : L'affiliation est un milieu de plus en plus concurrentiel, comment vois-tu l'avenir à la fois pour le marché et plus spécifiquement pour First-Coffee?

DdB : Tout d’abord, le marché français de l’e-commerce continue de grossir ce qui permet naturellement aux prestataires en place d’en bénéficier directement. Maintenant, si l’on se réfère aux portefeuilles clients des 3 principales plates-formes dont nous faisons partie, et qui gèrent déjà une large part des acteurs « affiliables », il existe - comme sur la plupart des marchés - une prime aux premiers entrants. Aujourd’hui, il est donc logiquement plus difficile pour un nouvel entrant de percer cette industrie.

Cela dit, on constate aussi une évolution des barrières à l’entrée. Jadis, le réseau était un facteur clé de succès et le défi reposait essentiellement sur la constitution de celui-ci capable de générer du volume tout en respectant l’image des annonceurs. Les références clients comptaient aussi pour beaucoup. Aujourd’hui, bien que les critères énoncés ci dessus reste d’actualité, le nouveau défi réside pour beaucoup dans l’approche technologique et sa capacité à délivrer à l’international.

C’est donc le débat sur lequel nous nous penchons continuellement, notamment sur l’aspect technologique de l’affiliation.

En effet, ce que nous pouvons assurer et qu’il y aura de plus en plus de technique visant à proposer le bon produit au bon internaute et au bon moment. Nous pourrons afficher les produits qui correspondent de plus en plus à l'activité ou la sensibilité de l'affilié. Par exemple avec des mini boutiques intelligentes et en proposant des outils de personnalisation. Sur ce point, nous gérons déjà 200 à 300.000 produits par jour !

Pour revenir à ta question initiale qui concerne l’aspect concurrentiel, je dirais que - comme pour toute règle du marché - il existe généralement une exception et il ne serait pas inconcevable qu’un acteur « challenger » récemment entré sur le marché français, perce et prenne une place de choix, et ce malgré la complexification des barrières à l’entrée. Cela pourrait se faire, soit naturellement via un excellent positionnement et une offre de qualité, soit en profitant du déclin d’un acteur historiquement bien positionné. Mais pour cela, seul l’avenir nous le dira… ;o)

Enfin pour conclure, Olivier, il est aussi important de prendre en compte l’évolution des annonceurs par rapport au marché… car ce sont aussi eux qui le font avancer, se développer et inventer de nouvelles solutions. Ainsi, en ce moment, l'évolution qui nous paraît être la plus sensible à ce niveau, c’est l’arrivée de plus en plus d'acteurs traditionnels de la grande consommation qui font généralement appel au marketing de la performance pour recruter des inscrits à leurs programmes relationnels. Ils viennent donc à l'affiliation avec un fort capital marque ainsi que leurs techniques de marketing direct et leurs propres logiques CRM. Les problématiques sont donc très riches et l’aspect qualitatif encore primordial. L’affiliation et First-Coffee/zanox SAS ont donc encore de beaux jours devant soi ;o)

Olivier, merci pour ton écoute…

OD : C’est moi qui te remercie Damien ! ;-)

Libellés : , ,

dimanche, juillet 23, 2006

Emarketing au pays des sites de jeux d'argent

J'ai eu le plaisir de "coblogguer" (entendez rédiger une note à deux ou plusieurs afin d'échanger et partager ses points de vues) avec Emmanuel Fraysse. Sujet choisi: "Les incentives des sites Internet de jeux d'argent: 10 règles d'or". Voici le fruit de notre collaboration, disponible également sur Marketingrama.com, le blog d'Emmanuel.



emarketing jeux en ligne article webmarketing Billet cobloggué par :

- Olivier Douard, éditeur du Blog Webmarketing, E-commerce, Referencement et E-business

- Emmanuel Fraysse, éditeur de Marketingrama.COM et Marketingrama.INFO (nouveau!).



Il y aurait plus de deux millions de joueurs d'argent en ligne en France! Un phénomène étonnant vis à vis du monopole des jeux d'argent en ligne dans l'hexagone. Malgré l'omniprésence offline de la Française des jeux, Internet permet à des sites non situés en France de se faire une place sur le marché des jeux d'argent online et de construire des véritables success-stories. Dominé par Unibet et BetandWin, le marché de l'online séduit par son interactivité et ses perspectives de gains plus importantes. Tour d'horizon des 10 règles du site de jeux d'argent en ligne.



Règle numéro 1 : Être glocal



Les jeux d'argent en ligne sont "glocaux" : Ils constituent un business mondial avec des règles universelles mais nécessitent une adaptation au niveau local. En effet, la marque, les styles de jeux en-ligne, les facteurs de motivations des parieurs existent au niveau mondial mais les spécificités locales sont à prendre en compte pour assurer la conquête et la fidélisation de joueurs de différentes nationalités. Afin de coller à la réalité locale, la politique de communication est fondamentale : un budget de communication plus ou moins conséquent sera destiné à faire connaitre et faire parier les joueurs "locaux". Cette règle est encore plus vraie si les paris en-ligne concernent des équipes nationales comme dans le cadre de la Coupe du monde de foot.



Règle numéro 2 : S'expatrier



Pourquoi les sites d'argent en ligne se voient dans l'obligation de s'expatrier? Le Syndicat des Casinos Modernes a déposé auprès de la cour européenne une plainte contre l'Etat français et la Française des jeux pour abus de position dominante et discrimination en matière de concurrence. La commission européenne a dans la foulée entamé une vaste étude basée sur 7 pays, dont la France, afin de s'assurer que les lois nationales interdisant les sites d'argent en ligne existaient pour d'autres raisons que la simple protection d'un monopole où les Etats sont clairement bénéficiaires. La situation semble donc avancer mais en attendant, la solution semble se trouver dans le bras de fer. Transition toute trouvée pour parler de Zeturf, site de conseils pour amateurs de courses hippiques et accessoirement offrant la possibilité à ses internautes de parier en ligne directement sur son site. Le PMU, fort de son monopole depuis 1891 fait tout depuis 2004 pour voir Zeturf fermer. En vain! Zeturf, condamné le 8 juillet 2005 à cesser son activité commerciale continue son marché s'appuyant sur une licence européenne tout à fait valable et sur sa localisation à Malte lui permettant de prendre quelques libertés vis à vis de la loi française.



Règle numéro 3 : Des services innovants



Pour se différencier de l'existant en offline, les sites de jeux en ligne rivalisent en créant des services innovants adaptés à l'Internet et par définition inadaptables à l'offline. Depuis peu est ainsi apparue une nouvelle forme de paris : les Live. Il est ainsi possible de parier pendant une rencontre de foot, de handball... Une révolution pour les parieurs. Les cotes évoluent au fur et à mesure de l'avancement de la rencontre et en fonction du déroulement de la rencontre.



site de jeux en ligne e-commerce

ex: Bet and win



Pour aider les parieurs, les sites multiplient également leurs efforts. De nombreuses statistiques sont ainsi proposées aux joueurs soucieux de connaître l'historique de la rencontre de football sur laquelle ils s'apprêtent à miser.



Unibet a proposé également les services Live avec la Coupe du monde de football 2006. La société leader en Europe pour les sites d'argent en ligne a récemment lançé une version mobile de son site internet pour donner la possibilité à ses clients de miser à l'aide de leur téléphone portable.



site de jeu en ligne e-commerce


ex: Unibet



Règle numéro 4 : Clarté, transparence et facilité



Les sites de jeux d'argent ont bien compris que pour faciliter le processus de mise, toutes les données doivent être comprises par les utilisateurs. Des systèmes de démo très évolués sont donc mis en place expliquant les différentes étapes d'un pari. Pour certains jeux plus compliqués comme le Poker, des initiations gratuites sont également proposées aux internautes afin de se laisser tenter par l'appel du jeu.



publicité en ligne unibet emarketing


ex: Unibet


Cette approche explicative ne concerne pas uniquement les règles des différents jeu (ici le poker par exemple) mais l'ensemble des activités proposées par ces sites. L'enjeu est de taille, comme pour l'e-commerce classique, l'internaute peut avoir peur de franchir le pas. Si la française des jeux bénéficie d'une notoriété énorme offline dans la communauté des joueurs et n'a plus à faire ses preuves en matière de redistribution des gains, les acteurs de l'internet doivent s'imposer en mettant en place un système irréprochable d'un bout à l'autre du processus de jeu. Et c'est bien là que les sites Internet de jeux d'argent en ligne ont des progrès à faire, les acteurs sont encore trop jeunes pour réellement avoir une image solide aux yeux des parieurs. Si Unibet et Betandwin semblent avoir pris une longueur d'avance sur leurs concurrents à ce niveau, de nouveaux sites entrent dans la course régulièrement augmentant le flou autour du jeu d'argent online.



Règle numéro 5 : Une communication moderne et provocante



La cible des sites de jeux d'argent étant principalement masculine, les sites comme Unibet n'hésitent pas à s'adresser directement à la gente féminine. L'avenir du jeu d'argent est-il là?



campagne webmarketing ecommerce unibet



De là à oublier sa clientèle masculine... Certainement pas. Au cours de la coupe du monde de football 2006 disuptée dernièrement en Allemagne s'est déroulée une compétition parallèle sur le Web : "Wet t-shirt World Cup ", autrement dit la coupe du monde de t-shirts mouillées. Qui se cache derrière cette opération de marketing viral? Unibet! Ne cherchez pas via le site une allusion à la plateforme de jeux en ligne, il n'y en a pas, Unibet ayant préféré jouer sur la confidentialité et l'intrigue de cette "buzz competition". Au point de tromper Culture Buzz , le portail du Buzz marketing, himself!



Règle numéro 6 : Jouer sur l'émotion et les "appâts"



Il ne suffit pas de proposer de simples incentives aux parieurs, c'est l'émotion qui créé l'action. 2 exemples à l'appui. Le poker explose actuellement notamment grâce à une repositionnement de son image autour du côté "jeu". Il y a quelques années, le PMU a insisté, avec succès, sur le côté sport pour attirer de nouveaux adeptes, ... La notion d'appât, que l'on doit à Seth Godin, correspond à celle d'incentive mais en y ajoutant une forte dimension émotionnelle. Les gens veulent des belles histoires et pas seulement un discours "bénéfices client / avantages / preuves". Il suffit de voir un match de l'équipe de France en groupe pour s'en convaincre : la coupe du monde, c'est plus qu'un évènement de sport donc les paris sur un match de foot sont plus que de simples paris d'argent sur la victoire de telle ou telle équipe.



Règle numéro 7 : Prendre un parrain pour la comm'



Marcel Dessailly pour Betclic, Djibril Cissé et Lothar Matthaus pour Unibet... Les sites de jeux d'argent en ligne recherchent en la personne du parrain une crédibilité et une notoriété (transfert d'image).




site internet jeu en ligne ecommerce

ex: Desailly pour Betclic



Avantages :

- le joueur rassure les parieurs qui ne connaissent pas forcément le site de jeu en-ligne

- le sponsoring est d'autant plus réussi que le joueur bénéficie d'une image positive liée à ses résultats actuels ou à ses résultats passés (Desailly = confiance, solidité, sécurité)



Inconvénients :

- dans le cas d'un joueur "encore en activité", de mauvaises performances peuvent rejaillir négativement sur l'image du sponsoring

- les multiples contrats de sponsoring pour un même joueur peuvent brouiller l'image de l'annonceur

- question de l'identification à un joueur et donc bien souvent à une équipe: est-ce se mettre à dos le sud de la France que de prendre en parrain un joueur du PSG?



Règle numéro 8 : Des campagnes de communication ultra-fréquentes pour maintenir la pression



La stratégie d'encerclement est claire : un maximum de présence partout, tout le temps avec une forte dose de pub on-line notamment pour contourner les législations nationales à moindres coûts


Tous les leviers on-line sont utilisés :

- Liens sponsorisés (Google n'accepte plus ce type d'annonceurs depuis 2 ans, Yahoo/Overture moyennement et Miva est plus souple)

- Pub on-line: pop under, bannières, ...

- Partenariats portails : Partenariat publicitaire entre Unibet.com et Racing Live

- Affiliation : Quelques programmes


Il existe même des régies verticalisées comme Gambling affiliation


A côté de ces leviers on-line officiels figurent les pratiques du spam par mail et sur les blogs qui sont particulièrement fréquentes pour le moment. Le spam est toujours pratiqué car il serait malheureusement encore rentable comme le soulignait récemment un journal américain.


En complément des leviers on-line, les leviers off-line s'inscrivant dans une logique de marketing alternatif / guerrilla marketing sont utilisés par les sites de jeux en ligne : "skinvertising", "streakers" avec nom des sites écrits sur la poitrine (ou ailleurs...) lors des évènements sportifs. Parmi les annonceurs les plus actifs, GoldenPalace est connu pour ses coups d'éclats notamment lors de la finale du SuperBowl et du tournoi de Roland Garros (http://www.thestreaker.org.uk/main.htm).



Règle numéro 9 : Coller à l'actualité



Faire coller le jeu en-ligne à l'actualité est une façon de susciter l'attention des potentiels joueurs avec efficacité. Par exemple, comme bien d'autres pays, la France a vécu au rythme de la Coupe du Monde (même s'il existait des réticents comme Jérémie Berrebi avec sa fronde anti-foot qui cartonne) ! La Coupe du Monde, une occasion révée pour capter de nouveaux parieurs fans de foot. Christophe Dhaisne, directeur marketing online d'Unibet, prévoyait de multiplier son volume d'affaires brut par 4 ou 5 durant l'événement (info JDNet). Je (Emmanuel Fraysse) ne sais pas qui leur a fourni mon adresse email mais je reçois quasiment quotidiennement des mails pour me faire basculer du côté des parieurs !



Règle numéro 10 : Aggressivité sur la politique de prix



La concurrence avec les circuits "réels" obligent les acteurs du jeu en ligne a être aggressifs dans leur stratégie de conquête en termes de prix. L'arsenal de conquête comprend notamment les incentives suivants :


- potentialités de gains sur le net supérieures à celle hors Net

- offre "découverte : 30 euros offerts pour tout premier versement

- premier pari remboursé (dans la limite de 15 euros)

- Gamebookers offre à chaque nouvel adhérent pariant au moins 45 euros un maillot officiel de l'équipe de son choix (info JDNet)



site internet ecommerce de jeu en ligne



Il est également possible de parler du succès du poker online et notamment de la convergence online - offline. Pour les tournois de poker les plus réputés au monde, les plus talentueux joueurs online ont la possibilité de gagner des invitations où tous les frais d'inscriptions sont pris en charge par le site de jeux. L'inscription aux tournois les plus prestigieux atteint 10 000 dollars et les récompenses y sont astronomiques. Si pendant longtemps les joueurs online étaient regardés de haut dans les tournois de poker offline, il n'est plus rare de voir s'y imposer des joueurs issus des qualifications par le Web, ceux-ci touchant par la même occasion un énorme chèque attirant ainsi de plus en plus d'adeptes au poker sur Internet.




D'après vous, quelles sont les autres règles pour le business des jeux d'argent en-ligne ? Pour vous faire votre propre idée, une très bonne émission de Plein ecran consacrée aux jeux d'argent en ligne.



Envie de coblogguer ? C'est par ici ! PS: on vous conseille Writely, excellent pour un bon coblogging à distance.



Coblogging


Recommandé par des Influenceurs.

Libellés : ,