Blog Webmarketing, E-commerce et Referencement par Olivier Douard

vendredi, novembre 20, 2009

Startup Weekend à Paris du 4 au 6 décembre 2009


Le Startup Week-end se déroule à Paris du 4 au 6 décembre 2009 à La Cantine - Paris

54h00 pour créer sa startup!

Le principe : Avis à tous les porteurs de projets, vous avez ici une occasion en or pour présenter votre idée, vos ambitions... et faire un grand pas dans la création ou le développement de votre activité. L'objectif : échanger autour de vos projets, récolter de précieux conseils et pour les plus convaincants... convaincre le jury de vous aider financièrement. Un bel évènement, adapté des Etats-Unis, qu'il faut bien sur encourager en France. Bravo aux organisateurs!

Pour participez à l'événement, cliquez sur "Register".

Plus d'infos


Le programme des 3 jours :

Schedule for Friday, Dec 4th:
6pm: Meet and greet, discuss what would be interesting to build.
7:00pm: Speaker
8:00pm: Pitches start — If you have an idea for a product, you pitch it to the group.
9:00pm: Team network and evaluate possible teams to work on.
This is a self-selection process. People form teams around ideas that they think are interesting and would like to work on for the weekend. Ideally, you’d like a group between 5 and 10 people — but groups of 2 or as large as 20 are acceptable.
Teams are not limited to working on web only applications. Generally, these make the most sense given the nature of the weekend and those who register. But if you really feel like working on that new cupcake business, go for it!
10pm: Team vote on top ideas and select the teams they will work with for the weekend. Teams solidify their concept and create an elevator pitch.
10:30pm: Leave for a bar or coffee shop to continue the discussion and create prototypes.

Schedule for Saturday, Dec 5th:
9am: Start development.
10am: By now, teams should have prototype(s) on paper, decided on a working title, and created technical plans. Start getting servers live, buying domains, creating user flows, etc.
12pm: Lunch break.
1pm: Speaker
2pm: More coding, business plan development, and a special guest.
6pm: Special guest drop-ins and pitches from the teams. These guests are generally angel investors, VCs, or sponsoring companies.
9pm: Gut check on the product; basic prototype building; group get-together for drinks and to talk about the products everyone is working on.

Schedule for Sunday, Dec 6th:
9am: Breakfast.
10am: By now, you should have a live splash page up with an email capture and a simple blog.
12pm: Projects are being developed, and more special guests drop in.
6pm: Sink or swim time for those looking for a weekend launch.
9pm: Presentations from each company. Talk about what worked, what didn’t, what could go better. Wrap up and move out.

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lundi, février 23, 2009

Libfly, Waagt et la multiplication des réseaux sociaux


Il est un domaine qui ne cesse de croître dans les discours des webmarketeurs: les réseaux sociaux. Symbolisé par l'incontournable Facebook (le bloggeur qui cite facebook, je tombe dans le cliché!), ce secteur est indéniablement l'un des plus dynamiques du Web actuellement, au carrefour de diverses problématiques passionnantes:
- les réseaux sociaux représentent un énorme potentiel de communication. Le webmarketeur, par définition, cherche et cherchera à transformer ce potentiel en réel canal de communication (création de processus, de standards…), c’est ce que l’on appelle le SMO (Social Media Optimisation).
- l'intégration du social dans l'e-commerce. Les poids lourds de l'e-commerce suivent peu à peu la démarche sociale. Les comparateurs de prix ont logiquement été précurseurs, de par leur cœur de métier. La notion sociale s’installe peu à peu dans une logique consommatrice.
- la recherche d'un modèle économique viable à long terme.
- la dimension "locale".
- la multiplication des réseaux dits « de niche »
- etc…

C’est Lionel qui m’a donné l’envie de rédiger cette note. Il s’occupe de la communication Web d’une jeune start-up, Libfly, un réseau social basé sur la littérature. Un portail communautaire qui allie des fonctionnalités classiques (partage de « Ma bibliothèque », Recommandations, Groupes…) en y ajoutant certaines originalités intéressantes : prêts de livres entre membres, système de points pour récompenser les membres actifs… Ces mêmes points qui permettent à terme au membre de Libfly de bénéficier de bons d’achat.

J’ai profité de la préparation de ce billet pour discuter avec Kevin, ami et ancien collègue, des évolutions dans le domaine des réseaux sociaux. Il prépare actuellement avec Vincent un réseau social sur la thématique des jeux vidéos: Waagt. Autre réseau social thématique donc. Selon Kevin, « Facebook est souvent jugé trop "large" dans son offre, pas assez ciblé, trop de diversité avec un risque d'essoufflement sur le long terme. Je suis plutôt d'accord avec cette analyse : "où est-elle donc ma vraie tribu ?" Certes, Facebook me permet de créer mon groupe... mais ce que je veux c'est un site avec une trame précise, un thème qui me correspond, des internautes qui partagent mes passions et surtout des données utiles et précises en rapport avec le sujet proposé. Aujourd'hui, des plateformes comme facebook et Hi5 sont des macrocosmes, de grands espaces quantitatifs dépersonnalisés ». Nous serions donc dans une évolution logique des réseaux généralistes, qui ont d’une certaine manière évangélisé le grand public et ouvert la porte aux nouveaux acteurs. C’est le cas de l’autre côté de l’Atlantique où le nombre de réseaux sociaux est devenu réellement impressionnant avec des thématiques de plus en plus pointues.

Et si les réseaux sociaux se multiplient actuellement vitesse grand V, c’est que l’on est en pleine prise de position. Selon Kevin, « Il n'y aura pas de place pour tout le monde. Pour les réseaux sociaux thématiques c'est en quelque sorte "premier arrivé premier servi". Si ce réseau est pourvu de bons outils, un outsider aura beaucoup de difficultés à faire migrer les membres de ce réseau pré établi ».

Quelle est l’importance de la dimension « locale » dans cette course aux parts de marché ? Probablement décisive puisque l’aspect local intervient dans au moins un élément essentiel du développement d’un réseau : la valeur ajoutée, afin de proposer à la cible visée les outils les plus adaptés à la demande et à l’essence même d’un réseau communautaire. C’est ce que semble avoir compris Libfly en mettant en contact son portail avec certaines médiathèques et bibliothèques pour permettre à ses membres de connaître les disponibilités des livres souhaités.

Il est également envisageable de faire évoluer les business model de ces réseaux thématiques grâce à cet aspect local. Kevin me confiait à ce sujet qu’ « il y aura toujours la publicité et la monétisation des bases de données. Ce sont, à mon avis, deux leviers génériques à toutes les plateformes. Néanmoins, la spécialisation des réseaux induit la mise en place de business model afférents au sujet travaillé. Dans notre cas, le thème de notre réseau permet d'imaginer d'autres sources rémunératrices. La raison est simple : les liens tissés par les membres d'un tel réseau ne s'établissent plus uniquement en fonction d'un lien sentimental, amical ou professionnel rationnellement non quantifiables. Mais également autour d'un produit physique et monétisable, en l'occurrence un jeu vidéo. Cette notion de produit s'avère être une réelle opportunité dans la recherche de nouveaux business model ». En d’autres termes, la mise en place d’une réelle plateforme communautaire C to C pour devenir une alternative légitime aux Ebay et PriceMinister sur les secteurs concernés. Cela pour ne pas suivre l’exemple du grand frère Facebook, toujours à la recherche de la rentabilité (n’hésitez pas à lire sur le sujet l’excellent billet de Fred Cavazza : Comment sortir Facebook de l’impasse ?)

Merci à Lionel et Kevin pour les différentes informations !

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vendredi, septembre 19, 2008

Lagardère Active: Virage numérique en bonne voie

Nous évoquions ensemble sur ce blog il y a quelques mois le virage numérique pris par Lagardère Active (Pôle Médias de Lagardère) depuis 2007. La part du chiffre d’affaires réalisé par Internet pour le Groupe plafonnant aux environs de 1%, Didier Quillot, nommé Directeur de Lagardère Active Media, avait mis en place un plan de relance. Objectif ? 5 à 10% du chiffre d’affaires réalisé par les revenus issus du Web d’ici 2010.

Plus de 6 mois après cette annonce, qu’en est-il ?

Lagardère Active a annoncé fin août une hausse de 7,3% de son résultat opérationnel sur le premier semestre 2008. Dans un contexte publicitaire délicat pour la presse, la TNT et Internet tirent logiquement leur épingle du jeu avec « une croissance à deux chiffres ». Didier Quillot en profite également pour faire un point intermédiaire sur son plan à 3 ans. La part du Web dans le chiffre d’affaires de Lagardère Active s’élève désormais à 6,5% (à fin juin). Un chiffre qui colle déjà à l’objectif évoqué pour 2010. La barre des 7% pourrait être atteinte dès la fin de l’année.

Cette évolution attendue est le fruit d’un réel virage vers le numérique. Lagardère Active se tourne plus que jamais vers les canaux Web et mobiles pour y trouver des relais de croissance à son cœur d’activité.

Prochain challenge : la TMP (Télévision Mobile Personnelle). N’ayant obtenu en avril dernier qu’une seule autorisation (Virgin17) au sein des 13 chaînes sélectionnées par le CSA, Lagardère Active peaufinerait actuellement plusieurs dossiers pour répondre au prochain appel à candidatures du CSA prévu en 2009 et y présenter « au moins deux chaînes » selon Julien Billot, directeur numérique de Lagardère Active : « Nous avons été l'un des grands perdants [cf appel à candidatures d’avril 2008] et nous comptons bien nous rattraper lors de la nouvelle session ».


Par ailleurs, Lagardère continue d’intensifier sa présence sur la toile. En lançant ce mois-ci Dekio.fr (« premier moteur de recherche 100% déco »), Lagardère continue sa croisade numérique pour tenter d’atteindre son objectif en cours de 100 nouveaux sites Web d’ici fin 2009.

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dimanche, septembre 14, 2008

Salon e-commerce 2008 : dernière ligne droite

A vos agendas! Du 23 au 25 septembre 2008, ne pas oublier le salon e-commerce organisé par ebusiness.info. C'est l'occasion de rencontrer une multitude d'acteurs de l'e-commerce français mais aussi international. L'inscription est gratuite (lien d'affiliation ci-dessous), comme chaque année, et l'évènement a lieu cette fois à Porte de Versailles.


A bientôt sur ce blog pour des notes de fond plus intéressantes.

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samedi, mai 31, 2008

Advergames: un marché mature?

Les advergames (également appelés Adgames) regroupent l'ensemble des jeux en ligne ayant pour objectif la promotion d'un produit, d'un service ou plus généralement d'une marque. L'advergame appartient bien sur à la grande famille des outils marketing de CRM puisqu'il permet en outre d'obtenir des informations (plus ou moins détaillées) de ses prospects, ou même de ses clients.

Sébastien Coulaud, de l'ESCP-EAP, nous présente le fruit de ses recherches sur le développement des advergames. Après une analyse du marché, Sébastien a souhaité étudier les différences de perception Hommes/Femmes des advergames. Son étude est disponible.

Sans surprise, les différences de perception de la publicité en général et des advergames en particuliers sont grandes. Si les hommes semblent d'avantage apprécier les advergames, ils sont moins sensibles à la présence de la marque et y voient une gêne à leur amusement. Il est également possible d'affirmer qu'hommes et femmes n'ont pas les mêmes préférences en matières d'advergames. Les femmes privilégiant les jeux de réflexion aux jeux d'action/de compétition. Une étude pleine d'enseignements, que ce soit dans les modalités de placement d'une marque ou le ciblage publicitaire. Merci Sébastien!

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dimanche, avril 13, 2008

Solutions E-commerce: Comparatif


Plusieurs lecteurs de ce blog sont entrés en contact avec moi ces derniers mois afin de discuter des différentes solutions e-commerce, de leurs avantages respectifs, de leurs tarifs... Grégory, du blog Wizishop, nous propose une réponse très détaillée avec ce comparatif de 24 plateformes e-commerce! LeMondeInformatique nous proposait en 2006 une étude de 11 solutions mais le comparatif de Grégory est bien plus fourni avec notamment de nombreuses interviews. Merci donc à Grégory pour ce travail de fourmi et bonne lecture à tous!

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mercredi, février 20, 2008

Interview Eric Niakissa (Odimat)


J’ai rencontré Eric Niakissa il y a un petit peu plus d’un an lors d’une table ronde sur le référencement. A l’époque, Eric avait en tête la création de sa propre agence de référencement: Odimat. Merci à Eric d’avoir accepté de nous faire un petit bilan à N+1.

Olivier Douard : Avec de nombreux acteurs, le marché des référenceurs est-il arrivé à maturité? Comment un nouvel acteur peut-il se différencier?

Eric Niakissa : Premièrement, il faut se rendre compte que le marché est plus que porteur : "La croissance des projets informatiques est de 12% par rapport au 1er trimestre 2006 et de 145% si l'on prend uniquement les projets liés au référencement de sites Internet" (
Source). C’est justement à cause de cela qu’il est de plus en plus difficile de se différencier. Dans leurs modèles économiques, les sociétés de référencement sont des sociétés de service classique où le relationnel a un rôle prédominant. Les nouvelles sociétés de référencement créées récemment ne pourront se développer que par le relationnel. La réussite de la société 1ère position s'est faite en partie en se positionnant sur Altavista avec le mot "référencement". Maintenant, une société qui veut atteindre ce résultat devra patienter de nombreux mois avant que cela soit rentable. Donc elle devra communiquer, online ou offline.

OD : Plus d'un an après la création de ton agence Odimat, quel bilan fais-tu de cette expérience à titre personnel?

EN : J'aurais beaucoup de choses à dire. Tout d’abord, je dois faire la différence entre "Éric le créateur" et "Éric le référenceur". Être chef d'entreprise c'est bien différent que d'optimiser des pages et apporter des recommandations. C'est savoir s'entourer d'associés et de collaborateurs, c'est négocier les prix et les délais de paiements, avoir une vision globale. Mon métier de référenceur ne représente malheureusement qu'une partie de ma vie quotidienne. En même temps, c'est un privilège d'avoir pu participer à des évènements d'une ampleur nationale et animer des conférences : évènements organisés par E-Business.info, salons locaux et le
SES.

OD : Nous avions abordé ce sujet brièvement lors de commentaires sur ce blog : Odimat communique sur une notion de "référencement SEO garanti". N'est-ce pas un terme inadéquat aux problématiques de référencement naturel? Le "Satisfait ou remboursé" a-t-il un sens dans un marché avec une forte évolution (et donc incertitude) sur l'avenir des algorithmes?

EN : Effectivement on est en droit de se poser des questions, plusieurs confrères disent d'ailleurs : "N'allez pas voir une agence qui vous garanti le résultat". Mais la question est de savoir, qu'est-ce que les clients sont prêts à payer, un simple conseil ou une véritable garantie ? Chez Odimat, nous n'avons pas la même cible que les grands acteurs du marché. À part quelques gros clients, nous travaillons essentiellement avec des PME qui sont prêtent à payer, mais pour du résultat, et c'est ce que nous leur offrons ! C'est là notre innovation commerciale. D'un point de vue technique, nous nous devons d'être au courant des dernières nouveautés, c'est le minimum. Pour être en avance sur nos concurrents, nous testons les techniques qui seront utilisées demain. C'est de la R&D, cela prend du temps. Mais il faut préciser que nous garantissons uniquement des mots-clés que nous sommes persuadés de référencer. Par exemple : nous ne garantirons jamais un mot-clé unique aussi générique que "Paris".

OD : Un avis sur la proposition d'OPA de Microsoft sur Yahoo? Quelles en seraient conséquences concrètes sur le marché du SEO et du SEM?

EN: Je pense tout simplement que Microsoft a les moyens de concurrencer techniquement Google, avec ou sans Yahoo. Après le produit n'est pas tout, c'est surtout l'usage des internautes qui changera la donne. Si tel est le cas, c'est le SEM qui subira les conséquences, essentiellement avec une baisse du prix des enchères sur Google vu que la demande sera décroissante.

OD : Merci Eric et très bonne continuation à Odimat !

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mardi, janvier 15, 2008

Burrowing


Tout d’abord, je profite de ce post pour vous souhaiter à tous une excellente année 2008 ! Santé, bonheur et réussite. Pour ma part, l’une des mes résolutions, c’est de remettre à jour ce blog en pause depuis quelques semaines. Je souhaite cette année, en plus des interviews e-marketing, mettre en place une série d’articles définissant certains termes propres à l’e-commerce et à l’Internet en général. Première définition de cette série, le très marketing Burrowing !

Le Burrowing (qui provient du verbe « To Burrow » – « Se terrer ») dans un contexte Web est un terme définissant un mode de vie visant à rester chez soi. Cette évolution est à la base d’un postulat très simple : le lieu de vie d’un individu est devenu le point central de nombreuses activités. Etabli par Faith Popcorn dès les années 70, le concept de Burrowing s’appuie alors sur des évolutions telles que la commande à domicile, le développement du câble…

Aujourd’hui, le Burrowing semble s’appuyer sur le développement des services Web pour passer à l’étape suivante. Martine Janssens-Umflat et Alain Ejzyn dans leur livre « M@rketing » en font l’état des lieux : « Au départ de chez lui, l’homme peut tout à la fois travailler à distance (télétravail), étudier (e-learning), faire ses courses, se divertir… ». Aujourd’hui, Amazon et bien d’autres (citons MyCocooning) assument pleinement l’exploitation de cette évolution majeure de notre société. Comme l’écrit LSA dans son édition du 5 avril 2007, Le burrowing est clairement lié au « Nesting », terme définissant la tendance actuelle à prêter une grande attention à son « Chez soi » (cf la forte croissance du marché de la décoration). Le Burrowing serait donc le fruit de la convergence de deux notions :

- Le souhait d’améliorer son confort personnel et la qualité de son habitat.
- Le développement des technologies de communication et d’achat.

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mardi, octobre 16, 2007

Interview Mikael Bodlore-Penlaez (Point BZH)



Nous en parlions il y a quelques temps, plusieurs associations bretonnes militent pour la création d’une extension Internet liée à la promotion de la culture Bretonne (le .bzh pour « Breizh » qui signifie « Bretagne » en Breton). Merci à Mikael Bodlore-Penlaez – de l’association Point BZH - d’avoir accepté de nous expliquer les dessous d’un tel projet.

Olivier Douard : Quelques mois après la mise en ligne de la pétition pour une extension propre à la région Bretagne, le débat a-t-il avancé? Le mouvement populaire a-t-il répondu à vos attentes?

Mikael Bodlore-Penlaez : La pétition a recueilli plus de 15 000 signatures, ce qui est important pour une pétition sur Internet. Grâce à cette action, la mobilisation a été très forte. Comme nous le souhaitions, les Bretons en premier lieu, se sont investis dans ce projet et ces signatures (dont des artistes et des élus) en sont une preuve. Ce ne sont pas uniquement des personnes sensibles à la culture bretonne qui ont signé mais de nombreux Bretons pensant qu'il est intéressant que l'ont puisse attribuer une extension spécifique à la communauté bretonne. Ensuite les collectivités ont voté des vœux favorables au .bzh dont la région Bretagne qui a pris une grande part dans l'action, en proposant de participer à une partie du financement du dossier. C'est ainsi qu'en conjuguant l'énergie de plusieurs acteurs (Point BZH, Christian Ménard, un député finistérien investi dans ce projet et qui a obtenu des réponses favorables de Nicolas Sarkozy - avant qu'il ne soit Président - et de François Fillon, de Bretagne Prospective, une association bretonne qui porte aujourd'hui le projet et qui réalisera prochainement une étude de faisabilité financée par la région Bretagne) que le .bzh pourra peut-être voir le jour, car le chemin à parcourir est encore long. L'attribution d'une extension Internet ne se fait pas sur un coup de tête mais doit être argumentée, financée et viable économiquement.

OD : Est-il possible d'estimer le coût de création puis de maintien d'une extension telle que le .bzh? De quelle manière Point BZH s'active pour trouver les fonds nécessaires?

MBP : Il est difficile d'évaluer pour le moment le coût total d'une telle opération. On entend selon certaines sources des montants allant de 40 000 à 80 000 € pour déposer le dossier à l'ICANN, voir plus si l’on prend en compte les frais annexes. C'est pour cette raison que la première étape est bien de réaliser une étude de faisabilité qui permettra d'évaluer ces coûts. Car en plus du dépôt du dossier, il s'agit bien d'évaluer la viabilité économique d'une nouvelle extension Internet. Si le .bzh est créé, il faudra que les internautes intéressés l'achètent pour leur site Internet ou l'utilisent pour leur adresse e-mail. Il faudra donc créer ou s'appuyer sur une structure ad hoc pour exploiter l'extension. Cela aura aussi un coût.

OD : Quels sont les points stratégiques étudiés par l'ICANN avant de valider l'activation d'une nouvelle extension?

MBP : L'ICANN s'assure tout particulièrement de la viabilité du projet. De plus ce projet doit répondre à des critères bien spécifiques. Pour le .bzh par exemple, il ne s'agit pas d'une extension pour la Bretagne mais d'une extension pour la communauté bretonne. C'est à dire qu'une personne habitant à l'extérieur de la Bretagne pourra l'acquérir. C'est donc bien une vision ouverte de la Bretagne dont il s'agit... Quand on parle de viabilité, il s'agit de viabilité économique. L'ICANN ne crée pas des extensions pour rien.

OD : Après la Catalogne (heureuse bénéficiaire du .cat depuis cette année), d'autres provinces espagnoles comme la Galice ou le Pays Basque semblent intéressées par la création de leur propre extension. La Bretagne n'a-t-elle pas intérêt à se rapprocher de ces alliés de circonstance? D'autres régions françaises sont-elles susceptibles de faire de telles démarches?

MBP : Les Catalans ont déjà largement aidé les Bretons dans cette démarche. En particulier Amadeu Abril i Abril, ancien directeur de la Fondation .cat qui a tout de suite proposé de nous aiguiller. Lors de la Breizh Touch, événement de promotion de la Bretagne à Paris organisé par la région, Mr Abril i Abril est venu expliquer la manière dont les Catalans ont monté leur opération, qui soit dit en passant a mis plusieurs années à voir le jour. Les Catalans ont créé cette extension pour la promotion de la culture et de la langue catalane et cela fonctionne très bien. De même d'autres communautés souhaitent leur extension, ce qui paraît normal. Les Gallois, les Ecossais, les Galiciens ou les Basques. Bretagne Prospective qui travaille à l'évaluation du projet a déjà assisté à une réunion à Saint-Jacques-de-Compostelle (en Galice) pour échanger sur ce sujet. Il y a un grand intérêt pour les Bretons de jouer collectif dans ce domaine. D'autres communautés culturelles et linguistiques pourraient être tentées par l'expérience. En Occitanie par exemple. Merci et Kenavo Olivier.

OD : Kenavo Mikael !

Et puisque nous sommes dans le sujet, j’en profite pour annoncer que le très efficace service d’email vidéo Mailemotion.tv, vient d’ouvrir sa nouvelle version accessible en 8 langues dont… le Breton. ;-)

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dimanche, octobre 07, 2007

Interview Frédéric Lambert (Acheter-Moins-Cher)


La loyauté des comparateurs de prix sur Internet a été remise en cause il y a quelques mois par une enquête de la DGCCRF qui stigmatisait le manque de transparence de la part de l’ensemble du secteur. Frédéric Lambert, dirigeant d’Acheter-Moins-Cher, nous explique les répercussions de cette enquête sur l’image des comparateurs ainsi que la politique de transparence d’Acheter-Moins-Cher.

Olivier Douard : Frédéric, quelques mois après l'enquête de la DGCCRF, comment se porte le marché des comparateurs de prix?

Frédéric Lambert : Je ne sais pas comment se portent les autres comparateurs de prix. Pour notre part, Acheter moins cher se porte bien, malgré un léger tassement au début du printemps que je ne saurais attribuer plus à cette enquête qu'aux élections présidentielles qui sont traditionnellement une mauvaise période pour le commerce : les consommateurs ont tendance à reporter leurs gros achats d'équipement. Ce que je sais, c'est que cela a été mauvais en terme d'image. Nous avons reçu pas mal de remarques acides ou désobligeantes de nos utilisateurs. De ce fait, il y a bien eu un effet très négatif sur le secteur d'activité. D'un point de vue de notre CA, notre succès ne se dément pas avec cette année une hausse de 44% par rapport) à l'année dernière. Nous clôturons nos comptes fin juin d'une année sur l'autre. Nos revenus étant essentiellement basés sur un pourcentage sur les ventes, les 1 200 000 euros de CA que nous réalisons en 2006/2007 (contre 740 000 pour l'année 2005/2006) représentent les commissions sur toutes les ventes effectuées par notre intermédiaire. Ces commissions montrent que des millions d'utilisateurs ont utilisé notre service, comparé les prix et acheté en réalisant des économies substantielles.

OD : Aux conclusions de l'enquête de la DGCCRF, Acheter-Moins-Cher fut le seul comparateur de prix français à être jugé irréprochable en matière de transparence. En quoi le discours d'Acheter-Moins-Cher se distingue-t-il des autres comparateurs?

FL : Acheter moins cher est un comparateur de prix indépendant et neutre qui relève, classe et compare les prix de vente, du moins cher au plus cher, des produits neufs disponibles à l'achat en ligne chez les marchands fiables et sécurisés du web français. Notre discours est toujours le même depuis 1998 : nous sommes du côté du consommateur, nous apportons un service qui le renforce vis a vis des vendeurs. Nous sommes transparents, nos actes reflètent notre discours. Nous ne dupons pas nos utilisateurs. Je pense que tous les comparateurs ont le même discours, mais que les actes ne suivent pas. L'enquête en est la preuve. Je dois ajouter qu'aujourd'hui le terme comparateur est galvaudé : beaucoup de systèmes se rapprochent plus du guide d'achat ou de simple listings qui n'ont rien a voir avec la comparaison des prix tel que nous la pratiquons.

Acheter moins cher a été "gratuit" pour les boutiques de 1998 à 2000 : après l'éclatement de la bulle Internet, les revenus de la publicité ne permettaient plus de payer les collaborateurs et d'améliorer le système qui demande beaucoup de travail quotidien. Nous sommes alors passés sur un modèle au pourcentage qui n'a rien à voir avec le paiement au clic : une boutique qui ne vend rien ne paye rien. J'ai vu de nombreuses petites boutiques ruinées par des concurrents indélicats "au clic", et cela continu. Notre système permet à ces boutiques d'être présentes et de ne payer qu'au résultat. Je dois ajouter que certaines sociétés sont "au clic" chez nous car elles le veulent. Elles ne veulent pas dévoiler leurs ventes et parfois, pour des vendeurs qui ont de gros paniers d'achat, le clic peut être plus intéressant que le pourcentage. Cela représente en gros 10% de notre CA, 10 % également pour la publicité et 80% pour les revenus au pourcentage sur les ventes.

Nous avons à peu près 100.000 visiteurs jours, soit 3 millions par mois. Il faudrait au minimum 10 fois ce trafic pour avoir les revenus suffisants pour ne vivre que de la publicité style Adsense. Certains nouveaux concurrents disent être gratuits mais c'est simplement du mensonge : ce n'est pas possible pour un vrai comparateur de prix. Il faudrait avoir 100% du marché en France et encore, ce ne serait pas suffisant.

Il faut savoir que la vraie comparaison des prix demande un travail de "matching" qu'il est impossible de faire automatiquement. On peut rapatrier des infos en crawlant les sites mais ce n'est pas suffisant, il faut "matcher", tout le métier ce situe a ce niveau. Nous avons développé un système mixant l'automatisme au travail manuel pour donner la meilleure information à nos utilisateurs et cela marche.

Le fait de faire payer un pourcentage a aussi des effets positifs : nous pouvons faire pression sur les boutiques qui se comportent mal envers les acheteurs. Nous supprimons ou suspendons régulièrement des boutiques indélicates qui pratiquent la cavalerie : vous achetez, vous êtes débités et n'êtes livrés que 6 mois après... C'est inadmissible. Les systèmes gratuits, sans contrôle, se retrouvent avec les spammeurs en tête de liste qui balancent des fausses infos sur le prix pour avoir le trafic. Frooggle aux USA qui est sur un système de Push est confronté à ce type de problème : les premiers prix sont souvent "faux". Il faut constamment être sur ses gardes et ne pas faire confiance aux boutiques ... La limite de l'exhaustivité est là : faut il garder une boutique indélicate ou la supprimer? Faut il montrer les prix du "moins cher" si il y a une chance sur deux pour que l'acheteur ne soit pas livré? Nous estimons que non.

OD : Cette distinction peut-elle devenir un argument commercial fort aux yeux des utilisateurs?

FL : Sur le Net comme ailleurs, une réputation se fait peu à peu et par l'usage. Je pense que nous avons toujours gardé la même politique : nos vrais clients sont nos utilisateurs, ce ne sont pas les boutiques en ligne. Nous souhaitons avoir la confiance de nos utilisateurs. La transparence est, je pense, encore plus nécessaire sur le net que dans les sociétés traditionnelles. L'exemple de Google est frappant : ils font ce qu'ils disent et ne privilégient pas un gros groupe par rapport à des petites boites. Tout le monde est sur un pied d'égalité. C est ce qui me plait depuis le début sur le net.

Merci beaucoup Frédéric!

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