Blog Webmarketing, E-commerce et Referencement par Olivier Douard

mardi, octobre 16, 2007

Interview Mikael Bodlore-Penlaez (Point BZH)



Nous en parlions il y a quelques temps, plusieurs associations bretonnes militent pour la création d’une extension Internet liée à la promotion de la culture Bretonne (le .bzh pour « Breizh » qui signifie « Bretagne » en Breton). Merci à Mikael Bodlore-Penlaez – de l’association Point BZH - d’avoir accepté de nous expliquer les dessous d’un tel projet.

Olivier Douard : Quelques mois après la mise en ligne de la pétition pour une extension propre à la région Bretagne, le débat a-t-il avancé? Le mouvement populaire a-t-il répondu à vos attentes?

Mikael Bodlore-Penlaez : La pétition a recueilli plus de 15 000 signatures, ce qui est important pour une pétition sur Internet. Grâce à cette action, la mobilisation a été très forte. Comme nous le souhaitions, les Bretons en premier lieu, se sont investis dans ce projet et ces signatures (dont des artistes et des élus) en sont une preuve. Ce ne sont pas uniquement des personnes sensibles à la culture bretonne qui ont signé mais de nombreux Bretons pensant qu'il est intéressant que l'ont puisse attribuer une extension spécifique à la communauté bretonne. Ensuite les collectivités ont voté des vœux favorables au .bzh dont la région Bretagne qui a pris une grande part dans l'action, en proposant de participer à une partie du financement du dossier. C'est ainsi qu'en conjuguant l'énergie de plusieurs acteurs (Point BZH, Christian Ménard, un député finistérien investi dans ce projet et qui a obtenu des réponses favorables de Nicolas Sarkozy - avant qu'il ne soit Président - et de François Fillon, de Bretagne Prospective, une association bretonne qui porte aujourd'hui le projet et qui réalisera prochainement une étude de faisabilité financée par la région Bretagne) que le .bzh pourra peut-être voir le jour, car le chemin à parcourir est encore long. L'attribution d'une extension Internet ne se fait pas sur un coup de tête mais doit être argumentée, financée et viable économiquement.

OD : Est-il possible d'estimer le coût de création puis de maintien d'une extension telle que le .bzh? De quelle manière Point BZH s'active pour trouver les fonds nécessaires?

MBP : Il est difficile d'évaluer pour le moment le coût total d'une telle opération. On entend selon certaines sources des montants allant de 40 000 à 80 000 € pour déposer le dossier à l'ICANN, voir plus si l’on prend en compte les frais annexes. C'est pour cette raison que la première étape est bien de réaliser une étude de faisabilité qui permettra d'évaluer ces coûts. Car en plus du dépôt du dossier, il s'agit bien d'évaluer la viabilité économique d'une nouvelle extension Internet. Si le .bzh est créé, il faudra que les internautes intéressés l'achètent pour leur site Internet ou l'utilisent pour leur adresse e-mail. Il faudra donc créer ou s'appuyer sur une structure ad hoc pour exploiter l'extension. Cela aura aussi un coût.

OD : Quels sont les points stratégiques étudiés par l'ICANN avant de valider l'activation d'une nouvelle extension?

MBP : L'ICANN s'assure tout particulièrement de la viabilité du projet. De plus ce projet doit répondre à des critères bien spécifiques. Pour le .bzh par exemple, il ne s'agit pas d'une extension pour la Bretagne mais d'une extension pour la communauté bretonne. C'est à dire qu'une personne habitant à l'extérieur de la Bretagne pourra l'acquérir. C'est donc bien une vision ouverte de la Bretagne dont il s'agit... Quand on parle de viabilité, il s'agit de viabilité économique. L'ICANN ne crée pas des extensions pour rien.

OD : Après la Catalogne (heureuse bénéficiaire du .cat depuis cette année), d'autres provinces espagnoles comme la Galice ou le Pays Basque semblent intéressées par la création de leur propre extension. La Bretagne n'a-t-elle pas intérêt à se rapprocher de ces alliés de circonstance? D'autres régions françaises sont-elles susceptibles de faire de telles démarches?

MBP : Les Catalans ont déjà largement aidé les Bretons dans cette démarche. En particulier Amadeu Abril i Abril, ancien directeur de la Fondation .cat qui a tout de suite proposé de nous aiguiller. Lors de la Breizh Touch, événement de promotion de la Bretagne à Paris organisé par la région, Mr Abril i Abril est venu expliquer la manière dont les Catalans ont monté leur opération, qui soit dit en passant a mis plusieurs années à voir le jour. Les Catalans ont créé cette extension pour la promotion de la culture et de la langue catalane et cela fonctionne très bien. De même d'autres communautés souhaitent leur extension, ce qui paraît normal. Les Gallois, les Ecossais, les Galiciens ou les Basques. Bretagne Prospective qui travaille à l'évaluation du projet a déjà assisté à une réunion à Saint-Jacques-de-Compostelle (en Galice) pour échanger sur ce sujet. Il y a un grand intérêt pour les Bretons de jouer collectif dans ce domaine. D'autres communautés culturelles et linguistiques pourraient être tentées par l'expérience. En Occitanie par exemple. Merci et Kenavo Olivier.

OD : Kenavo Mikael !

Et puisque nous sommes dans le sujet, j’en profite pour annoncer que le très efficace service d’email vidéo Mailemotion.tv, vient d’ouvrir sa nouvelle version accessible en 8 langues dont… le Breton. ;-)

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dimanche, octobre 07, 2007

Interview Frédéric Lambert (Acheter-Moins-Cher)


La loyauté des comparateurs de prix sur Internet a été remise en cause il y a quelques mois par une enquête de la DGCCRF qui stigmatisait le manque de transparence de la part de l’ensemble du secteur. Frédéric Lambert, dirigeant d’Acheter-Moins-Cher, nous explique les répercussions de cette enquête sur l’image des comparateurs ainsi que la politique de transparence d’Acheter-Moins-Cher.

Olivier Douard : Frédéric, quelques mois après l'enquête de la DGCCRF, comment se porte le marché des comparateurs de prix?

Frédéric Lambert : Je ne sais pas comment se portent les autres comparateurs de prix. Pour notre part, Acheter moins cher se porte bien, malgré un léger tassement au début du printemps que je ne saurais attribuer plus à cette enquête qu'aux élections présidentielles qui sont traditionnellement une mauvaise période pour le commerce : les consommateurs ont tendance à reporter leurs gros achats d'équipement. Ce que je sais, c'est que cela a été mauvais en terme d'image. Nous avons reçu pas mal de remarques acides ou désobligeantes de nos utilisateurs. De ce fait, il y a bien eu un effet très négatif sur le secteur d'activité. D'un point de vue de notre CA, notre succès ne se dément pas avec cette année une hausse de 44% par rapport) à l'année dernière. Nous clôturons nos comptes fin juin d'une année sur l'autre. Nos revenus étant essentiellement basés sur un pourcentage sur les ventes, les 1 200 000 euros de CA que nous réalisons en 2006/2007 (contre 740 000 pour l'année 2005/2006) représentent les commissions sur toutes les ventes effectuées par notre intermédiaire. Ces commissions montrent que des millions d'utilisateurs ont utilisé notre service, comparé les prix et acheté en réalisant des économies substantielles.

OD : Aux conclusions de l'enquête de la DGCCRF, Acheter-Moins-Cher fut le seul comparateur de prix français à être jugé irréprochable en matière de transparence. En quoi le discours d'Acheter-Moins-Cher se distingue-t-il des autres comparateurs?

FL : Acheter moins cher est un comparateur de prix indépendant et neutre qui relève, classe et compare les prix de vente, du moins cher au plus cher, des produits neufs disponibles à l'achat en ligne chez les marchands fiables et sécurisés du web français. Notre discours est toujours le même depuis 1998 : nous sommes du côté du consommateur, nous apportons un service qui le renforce vis a vis des vendeurs. Nous sommes transparents, nos actes reflètent notre discours. Nous ne dupons pas nos utilisateurs. Je pense que tous les comparateurs ont le même discours, mais que les actes ne suivent pas. L'enquête en est la preuve. Je dois ajouter qu'aujourd'hui le terme comparateur est galvaudé : beaucoup de systèmes se rapprochent plus du guide d'achat ou de simple listings qui n'ont rien a voir avec la comparaison des prix tel que nous la pratiquons.

Acheter moins cher a été "gratuit" pour les boutiques de 1998 à 2000 : après l'éclatement de la bulle Internet, les revenus de la publicité ne permettaient plus de payer les collaborateurs et d'améliorer le système qui demande beaucoup de travail quotidien. Nous sommes alors passés sur un modèle au pourcentage qui n'a rien à voir avec le paiement au clic : une boutique qui ne vend rien ne paye rien. J'ai vu de nombreuses petites boutiques ruinées par des concurrents indélicats "au clic", et cela continu. Notre système permet à ces boutiques d'être présentes et de ne payer qu'au résultat. Je dois ajouter que certaines sociétés sont "au clic" chez nous car elles le veulent. Elles ne veulent pas dévoiler leurs ventes et parfois, pour des vendeurs qui ont de gros paniers d'achat, le clic peut être plus intéressant que le pourcentage. Cela représente en gros 10% de notre CA, 10 % également pour la publicité et 80% pour les revenus au pourcentage sur les ventes.

Nous avons à peu près 100.000 visiteurs jours, soit 3 millions par mois. Il faudrait au minimum 10 fois ce trafic pour avoir les revenus suffisants pour ne vivre que de la publicité style Adsense. Certains nouveaux concurrents disent être gratuits mais c'est simplement du mensonge : ce n'est pas possible pour un vrai comparateur de prix. Il faudrait avoir 100% du marché en France et encore, ce ne serait pas suffisant.

Il faut savoir que la vraie comparaison des prix demande un travail de "matching" qu'il est impossible de faire automatiquement. On peut rapatrier des infos en crawlant les sites mais ce n'est pas suffisant, il faut "matcher", tout le métier ce situe a ce niveau. Nous avons développé un système mixant l'automatisme au travail manuel pour donner la meilleure information à nos utilisateurs et cela marche.

Le fait de faire payer un pourcentage a aussi des effets positifs : nous pouvons faire pression sur les boutiques qui se comportent mal envers les acheteurs. Nous supprimons ou suspendons régulièrement des boutiques indélicates qui pratiquent la cavalerie : vous achetez, vous êtes débités et n'êtes livrés que 6 mois après... C'est inadmissible. Les systèmes gratuits, sans contrôle, se retrouvent avec les spammeurs en tête de liste qui balancent des fausses infos sur le prix pour avoir le trafic. Frooggle aux USA qui est sur un système de Push est confronté à ce type de problème : les premiers prix sont souvent "faux". Il faut constamment être sur ses gardes et ne pas faire confiance aux boutiques ... La limite de l'exhaustivité est là : faut il garder une boutique indélicate ou la supprimer? Faut il montrer les prix du "moins cher" si il y a une chance sur deux pour que l'acheteur ne soit pas livré? Nous estimons que non.

OD : Cette distinction peut-elle devenir un argument commercial fort aux yeux des utilisateurs?

FL : Sur le Net comme ailleurs, une réputation se fait peu à peu et par l'usage. Je pense que nous avons toujours gardé la même politique : nos vrais clients sont nos utilisateurs, ce ne sont pas les boutiques en ligne. Nous souhaitons avoir la confiance de nos utilisateurs. La transparence est, je pense, encore plus nécessaire sur le net que dans les sociétés traditionnelles. L'exemple de Google est frappant : ils font ce qu'ils disent et ne privilégient pas un gros groupe par rapport à des petites boites. Tout le monde est sur un pied d'égalité. C est ce qui me plait depuis le début sur le net.

Merci beaucoup Frédéric!

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lundi, juillet 30, 2007

Interview David Alexandre Berrebi (BestVentes)


Le comparateur BestVentes propose depuis quelques semaines une toute nouvelle version de son site Internet. L’occasion pour moi de poser quelques questions à David Alexandre Berrebi, le fondateur de ce comparateur alternatif et complémentaire des outils classiques de comparaison en ligne.


Olivier Douard : Bonjour David Alexandre, peux-tu nous présenter brièvement le projet BestVentes? Quel est l'objectif de la nouvelle version du site?
David Alexandre Berrebi : BestVentes.com a été créé en février 2006. En fait, nous sommes partis du principe que nous sommes souvent incertains face à un achat et que le choix que des autres consommateurs va logiquement orienter notre comportement d’achat (comme le faisait le Top 50 dans le domaine musical). BestVentes va par conséquent présenter en continu les meilleures ventes qui sont effectuées chez les marchands en ligne via des partenariats spécifiques réalisés avec ces derniers. La nouvelle version en ligne, pas encore tout à fait finalisée, s’est, au-delà du changement graphique, enrichie d’actualités ainsi que de fiches produit bien plus détaillés. D’ici le mois d’août, d’autres fonctionnalités seront présentées.

OD : Quelle est l'importance selon toi du critère "Meilleure vente" dans le choix d'un produit par l'internaute? Juges-tu ce critère pertinent sur tous les secteurs?

DAB : En fait, ce critère varie selon la catégorie du produit. Pour les produits culturels comme les DVD, CD, livres, jeux vidéo mais aussi la billetterie, le consommateur va souvent se contenter uniquement des top ventes et donc des achats effectués par les internautes pour choisir son produit. En revanche, pour la plupart des produits high tech, LCD et photo numérique, il est tout à fait normal que la consultation d’un top vente ne soit pas la seul donne. Le consommateur consulte en général les top ventes seulement après avoir lu des tests pour « conforter » son achat ou vérifier que ce modèle est « d’actualité ».
Une meilleure vente peut également être le reflet d’une bonne affaire. En cette période de soldes, des nombreuses ristournes sur les produits ont permis à certains de figurer dans les premières places des podiums des ventes. BestVentes a donc permis au visiteur de retrouver rapidement des produits à ne pas rater pendant cette période chez plusieurs des marchands référencés.

OD : Techniquement, BestVentes a-t-il l'assurance que le flux XML de chaque e-commerçant correspond bien à son top ventes? Certains marchands refusent-il de transmettre cette information et quel argumentaire leur proposes-tu pour les convaincre de participer?

DAB : Plusieurs marchands souhaitaient nous faire parvenir des flux manuels de façon hebdomadaire réalisés en fonctions de leurs statistiques. Nous avons bien sûr refusé ce genre de données. Seuls les marchands réalisant des top ventes mis à jour de façon automatisée sont intégrés. Nous avons d’ailleurs réalisé un template dont le marchand s’inspire pour créer le flux. Si nous avions proposé pour notre partie « classement » du CPC (ou coût par clic), nous aurions sûrement plus de mal à les convaincre. En revanche, le fait de leur avoir assuré un « zéro risque » en étant rémunéré uniquement sur la vente, les a poussé à franchir les pas d’autant que ce flux XML n’est pas long à réaliser. En outre, nous avions la chance au départ d’avoir des gros marchands partenaires, ce qui a clairement constitué une aide pour en obtenir des nouveaux.

OD : Penses-tu que les outils de comparaison en ligne se résument trop souvent à une stricte comparaison du prix? Quelles grandes tendances futures se dessinent selon toi sur le marché des comparateurs?

DAB : Le marché des comparateurs n’a pas connu de grande révolution depuis son existence. On note cependant depuis plusieurs mois que de nombreux acteurs apportent une nouvelle valeur ajoutée via l’extraction des nouvelles informations telles que les tests des magazines spécialisés ou les avis produits se trouvant chez les marchands en ligne. Les consommateurs sont donc davantage accompagnés dans leur décision d’achat, ce qui est un plus indéniable. Les comparateurs devraient toutefois à mon avis enrichir leur site d’un propre contenu éditorial et surtout totalement objectif.

OD : Merci beaucoup David Alexandre et bonne continuation à ton équipe!

EDIT [16 mars 2007]: En plus de son positionnement en tant que guide d'achat se basant sur les produits les plus vendus en ligne (qui a d'ailleurs été etoffé via l'apparition de nouvelles rubriques et un nouveau partenariat avec un comparateur spécifique au high tech), BestVentes.com est désormais également fournisseur de contenu auprès des agences de presse et des magazines papier et en ligne.

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jeudi, mai 10, 2007

Interview Quentin Tiburce (e-TF1)

Responsable clientèle pour e-TF1, Quentin Tiburce a accepté de répondre à quelques questions au sujet du marché de l’affiliation et du rôle du responsable clientèle. Afin qu’il n’y ait pas de confusions, précisons qu’il existe chez TF1 deux entités commerciales vendant de l’espace publicitaire sur le Web.

- TF1 Publicité, en lien avec les agences d’achat d’espace et les agences de communication, est en charge de vendre des formats IAB (formats standards édités par l’Association internationale dédiée à l'optimisation et à la promotion de la publicité interactive) et Rich Media à tous les types d’annonceurs.

- E-TF1 dispositif Shopping qui commercialise une solution packagée auprès d’annonceurs e-commerçants et e-voyagistes : La partie Shopping mais aussi les mini-boutiques intégrées à toutes les pages de TF1.fr.

Olivier Douard : Bonjour Quentin. En tant que responsable de clientèle e-commerce sur TF1.fr, comment jugerais-tu le secteur de l'affiliation? A contrario, quels sont les avantages d’un modèle à l’affichage CPM (Coût Pour Mille)

Quentin Tiburce : Bonjour Olivier. L'affiliation fait partie des 3 modèles utilisés par les annonceurs (Affiliation / CPC / CPM) en ce qui me concerne, elle ne vient pas concurrencer le modèle que nous pratiquons, car, côté éditeur, le choix du modèle économique d’un site dépend de beaucoup de variables et en particulier du ratio coût de production du contenu / audience.

L’affiliation est réservée à des sites de taille petite ou moyenne sur lesquels le contenu ne coûte pas cher à produire. La plupart des sites média de taille significative sont au CPM ou au CPC (Il existe sûrement des exemples qui viennent contredire ce jugement, mais je n’en ai pas en tête).

Pour l’anecdote, le dispositif shopping e-TF1 existe depuis bientôt 7 ans et est commercialisé au Coût pour Mille depuis sa création. En 2003 (oui, ça date !) nous avons effectué un essai d'un mois avec le programme d'affiliation sur un seul de nos 30 annonceurs : les résultats furent peu encourageants car chronophages et peu flexibles. Or, travaillant simultanément avec une trentaine d'annonceurs e-commerçants, nous ne pouvons pas connaître précisément les promotions et la saisonnalité de chacun. Les annonceurs les connaissant, c’est pour cela que nous leur faisons confiance et qu’ils peuvent au travers du back office modifier leurs offres en temps réel.

Notre modèle économique actuel est le CPM. Le CPM est vertueux pour l'annonceur car il lui garantit un volume d’affichage, donc une visibilité assurée. En contrepartie ce modèle incite l’annonceur à optimiser ses créations et à travailler son offre s’il veut obtenir de bons retours. C’est un modèle qui récompense la créativité (des agences ou de l’annonceur) et qui, à terme, est plus rentable qu’une vision court terme.

Avec le CPM, la création de valeur ne se fait pas uniquement sur la variable prix mais sur le marketing au sens large, la marque, la notoriété. Je suis convaincu que, d'une manière assez sournoise, l'affiliation permet de faire du branding cheap pour certains annonceurs e-commerçants. Cela nuit à terme à l'image de l'annonceur car ce dernier perd la maîtrise des sites et supports qui diffusent son message ou ses offres, il peut alors se retrouver sur des sites/blogs/forums qui dénaturent sa stratégie marketing initiale.

Sur TF1.fr et les autres sites média, le contenu est de qualité. Par exemple pour l'info : Il y a des journalistes qui publient 24 h/24 et 7 jours/7 de nouveaux papiers, vidéos, podcasts (LCI.fr), le contenu éditorial est sans cesse actualisé, c'est pour cela que les internautes reviennent régulièrement et font confiance à de grands sites. Associer sa marque à un site éditorial fort comme TF1.fr a un coût, mais les bénéfices à long terme sont infiniment plus importants que ne peuvent l'être ceux générés par des opérations du type affiliation.


OD : Peux-tu nous décrire le processus d'un partenariat publicitaire shopping pour le portail TF1.fr? Combien de temps peut s'écouler entre le premier contact et la mise en ligne?

QT : Le processus d'un partenariat e-commerce est assez court : c’est en fait un cycle de vente classique. Cela porte le nom de « partenariat » car une partie de ces prospects deviennent des clients convaincus et fidèles, les contrats durent alors plusieurs mois et courent sur plusieurs années. Nous offrons une valeur ajoutée de conseil car sur la durée on voit plus loin que sur des objectifs à très court terme.

Ci-après la description du processus de partenariat : Lorsqu’un prospect se montre intéressé par notre solution, nous négocions avec lui trois variables: Le volume d'affichage, la durée de l'opération et enfin, la segmentation par chaînes/rubriques/cible.

Ensuite nous demandons des éléments simples à livrer (à minima 1 texte de 50 signes et un visuel) il ne faut que 30 minutes pour créer le compte de ce client, lui communiquer un accès au back office stats/modification des offres et mettre en ligne. C’est souple, simple et rapide.

OD : Est-il possible de dresser un profil type de la clientèle souhaitant communiquer sur e-TF1 Shopping?

QT : Les critères segmentant de nos clients sont les suivants : Ces derniers sont tous des e-commerçants B to C. La taille des entreprises n’est pas significative, il y a de tout, car même une offre à petit budget achète une visibilité significative si elle est bien segmentée. Ceci même avec une part de voix plus faible.

Je te l’illustre par un exemple : cet hiver, un petit e-commerçant a fait une très belle opération en étant présent pendant 3 mois sur une petite partie du site de la Star Academy mais avec des produits parfaitement adaptés à l’internautat de ce site (mode jeune). Il a ensuite su capitaliser sur cette expérience en optimisant bien le dispositif shopping sur d’autres cibles une fois la star ac terminée, en allant chercher d’autres cibles en adéquation avec sa marque sur le site (météo, plurielles.fr etc…).

Dans nos clients il y a donc des petites sociétés de deux ou trois personnes petits commerçants sur des marchés de niche dans ce cas, les interlocuteurs sont aussi bien des gérants de sociétés ou des associés coté technique.

A l’inverse nous travaillons aussi avec des acteurs « poids lourds et/ou historiques » de la VAD et e-commerce. Dans ce cas, les interlocuteurs sont des responsables marketing très spécialisés sur l’acquisition, le ROI, les mots clés etc. il y a bien souvent le conseil des agences.

Un grand merci pour tes questions, j’espère avoir été suffisamment clair.

OD : C’est moi qui te remercie Quentin d’avoir pris le temps de répondre à mes questions ! A très bientôt !

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mardi, avril 10, 2007

« Entrer dans le don »

Philippe Lentschener, président du réseau Publicis France, a accordé ce lundi un entretien très intéressant au Figaro. En marge de la publication de son livre "L'Odyssée du prix", Philippe Lentschener revient sur la « phénoménologie du prix » et ses conséquences directes sur le marketing et la communication. « Le concept de prix est devenu peu lisible » débute-t-il, prenant pour exemple les montées en puissance du low cost et du hard discount, causes d’un profond changement dans la relation entre le produit et le consommateur. « Dans cette relation aux marques, le prix est une composante fondamentale ». Il est incontestable qu’aujourd’hui, le hard discount est présent sur la plupart des secteurs. Lentschener fait le lien entre le développement du discount et le web par le fait que le consommateur est de plus en plus informé et qu’aujourdhui, comme on peut le lire de plus en plus souvent, il prend le pouvoir.

L’article prend tout son intérêt lorsque Philippe Lentschener aborde le rôle du marketing pour lutter contre cette surenchère du low cost. « Entrer dans le don », préconise-t-il, à la manière du secteur de la téléphonie s’étant résigné à banaliser le don du téléphone pour mieux faire accepter la forfaitisation. Relativement rare, le don est en effet une bonne manière de modifier la relation de la marque avec le consommateur. Le don n’est ici qu’un exemple fort pour démontrer que les marques doivent innover en matière de relation avec leurs clients. « Les marques doivent comprendre qu'elles sont engagées dans un long voyage. Il faut qu'elles fassent durer la relation avec leurs consommateurs, qu'elles l'enrichissent ».

Tout comme Philippe Lentschener, Les échos prennent l’exemple du luxe pour imager l’intégration d’une culture au produit et l’investissement dans l’image d’une marque. Un ensemble qui permet à ce secteur de ne pas voir ses prix être remis en cause et d’être l’un des secteurs les moins concurrencés par le low cost. Fortes marges et fidélisation au rendez-vous.

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jeudi, mars 22, 2007

Interview Thibaud Elziere (Ohmybuzz!)


Ohmybuzz ! est un tout jeune site en ligne depuis le début de l’année 2007. L’objectif de ce portail e-commerce est de mettre en avant les meilleurs affaires du moment (appelées « buzz »), qu’elles soient online ou offline. Basé sur un algorithme indépendant des investissements publicitaires des commercants, Ohmybuzz souhaite représenter l’impartialité dans le domaine du commerce en permettant à chaque vendeur, professionnel comme particulier, d’obtenir une visibilité forte si son offre obtient une réaction positive auprès des internautes. Thibaud Elzière a accepté de m’en dire plus à travers cette interview :

Olivier Douard : Bonjour Thibaud, pouvez-vous nous présenter l'équipe d'Ohmybuzz ! et les fonctions de chacun dans le projet?

Thibaud Elzière : L’équipe est composée de 4 personnes passionnées par le marketing et les nouvelles technologies. Ohmybuzz! étant une toute jeune initiative, chacun de nous a du faire valoir ses compétences dans tous les domaines pour la mise en place du projet et le lancement du site. Sans avoir établi un partage strict des fonctions, nous avons trouvé entre nous une bonne complémentarité. Hugues de Musset s’occupe particulièrement de tout ce qui est communication, marketing et relation presse. Eric Maréchal est aux commandes de la partie administrative et commerciale tandis que José de Arauj a pris les rênes du développement technique. Quant à moi je m’occupe plutôt de la partie stratégie et business développement. La croissance de l’activité devrait bientôt nous contraindre à renforcer l’équipe d’une force de vente et d’une équipe dédiée au développement web qui est une partie non négligeable du projet.

OD : Ohmybuzz ! propose dans sa nouvelle version, en ligne depuis début mars, une recherche encore plus locale avec l'utilisation renforcée de Google Map. Y'a-t-il un équilibre en les offres online et offline sur Ohmybuzz?

TE : Depuis le départ Ohmybuzz ! est voué à offrir une grande place au local. En effet la stratégie première d’Ohmybuzz ! que nous résumons en « L’e-commerce pour tous » a pour but de proposer à tous les marchands, possédant un site Internet ou non, les mêmes chances de visibilité sur Internet. Nous souhaitons offrir à tous les marchands, du vendeur particulier au commerçant de quartier en passant par le modeste site de e-commerce, les mêmes chances de rivaliser avec les plus grands.

La difficulté du « Local » réside dans la spécificité géographique des offres, une promotion dans une crêperie de St Nazaire n’intéressera en effet pas forcément un Marseillais. Le marché du local devient intéressant lorsque le nombre d’offres est important permettant ainsi de proposer une recherche géographique exhaustive. C’est dans ce sens que nous avons mis l’accent sur le local dans un deuxième temps afin de constituer préalablement une couverture locale suffisante. Le deuxième défi du local demeure dans la recherche, un site a beau proposer un large éventail d’offres locales, il est cependant parfois complexe de trouver celles qui nous intéressent. C’est pour cela que nous avons cherché à mettre en place des outils permettant de géo-localiser l’internaute afin de lui proposer directement les offres qui peuvent l’intéresser à l’intérieur d’un périmètre qu’il définit lui-même. Cette option appelée « Buzz près de chez vous » permet de ne rendre visibles aux internautes que les offres locales qui pourraient potentiellement l’intéresser.

Si l’offre aujourd’hui est encore limitée, le développement rapide d’Ohmybuzz! nous permet d’envisager de proposer une offre locale plus complète sur la France dans les prochaines semaines.

OD : Comment Ohmybuzz ! conjugue ces deux marchés très différents sans désorienter l'internaute?

TE : Là était l’enjeu de Ohmybuzz !, proposer sur un même site les offres online et locales. Le défi est de taille et je pense que nous y avons apporté un début de réponse même si il reste encore quelques angles à peaufiner. Par défaut la recherche se fait sur l’ensemble des offres du site quelques soient leurs types, les buzz locaux sont clairement identifiés et positionnés sur une carte. L’internaute a ensuite la possibilité de limiter directement dans le moteur de recherche la requête aux offres locales ou aux offres online. De plus le moteur de recherche offre la possibilité d’affiner la recherche locale en réduisant l’affichage aux offres dans un périmètre autour de chez soi.

Un petit scoop en passant, la prochaine version d’Ohmybuzz! va encore plus loin, et dans les semaines à venir, nous devrions accueillir un nouveau type d’offres pour se rapprocher de notre slogan « l’e-commerce pour tous » en proposant aussi aux vendeurs ne possédant ni site web ni boutique traditionnelle d’obtenir de la visibilité sur Internet.

OD : Pouvez-vous nous présenter le concept du "Booster" et son importance sur la visibilité d'une offre?

TE : Le principe d’Ohmybuzz ! repose dans la mise en avant des offres les plus populaires auprès des internautes permettant ainsi de ne rendre visibles que les offres les plus intéressantes. Sur Ohmybuzz! une offre exceptionnelle provenant d’un marchand sans budget marketing doit être mieux placée qu’une offre moyenne proposée par un commerçant avec un gros budget. Le système d’enchère utilisé sur Google Adwords était donc à proscrire puisqu’il permet, indépendamment de la qualité de l’offre, au plus riche des marchands d’obtenir la meilleure place.

Nous avons choisi un business model permettant de privilégier la qualité de l’offre devant le portefeuille du commerçant. Le booster est une option facultative qui permet d’augmenter, de manière limitée, la visibilité d’une offre. L’action du booster sur la visibilité d’une offre étant limitée, une offre intéressante sans booster pourra se retrouver en tête des résultats tandis qu’une offre médiocre aussi boostée soit elle ne sera pas visible.

La visibilité d’une offre sur Ohmybuzz! dépend de plusieurs facteurs comme la popularité de celle-ci auprès des internautes, sa qualité initiale jugée par l’équipe de modération, sa nouveauté, son exclusivité. Le booster ne correspond qu’à une des composantes de cette visibilité qui permettra finalement de départager les offres de même intérêt.

OD : Ohmybuzz ! est désormais implanté aux Etats-Unis. Y'a-t-il des différences marquantes dans la recherche et la consommation de buzz entre un internaute français et américain? Le principe d'Ohmybuzz ! est-il duplicable dans chaque pays ou doit-il être fortement adapté à chaque nouveau marché?

TE : C’est une question très intéressante à laquelle nous nous sommes confrontés quelques mois auparavant. Lorsque nous avons créé Ohmybuzz!, il était question au premier jour d’avoir une présence internationale forte. Or nous ne souhaitions pas que les implantations locales soient limitées à la traduction du site dans une autre langue mais plutôt qu’elles soient ancrées dans la culture locale. Ainsi si le concept de Ohmybuzz! peut être dupliqué sur plusieurs pays, nous cherchons et nous chercherons toujours à nous adapter à la culture locale. Par exemple, si le concept de « Ventes Privées » est aujourd’hui très ancré en France, ce n’est pas le cas aux Etas-Unis pour lesquels le concept de couponing (coupons de réduction à utiliser dans les commerces locaux) est bien plus fort. Au-delà des différences culturelles entre pays, nous avons aussi conçu et réfléchi Ohmybuzz! pour s’adapter aux modes saisonnières (très importantes dans les activités commerciales) ainsi qu’aux modes passagères de consommations des internautes.

OD : Merci beaucoup Thibaud et bonne route à Ohmybuzz !

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mercredi, février 14, 2007

Interview Jean Sébastien Cruz (MonVoyageur)

Mon Voyageur est une communauté basée autour de l’e-tourisme. Lancé en janvier 2007 et mettant à disposition des utilisateurs un grand nombre de fonctionnalités (blogs, wiki, notations, hébergement vidéos…), Mon Voyageur se définie comme « le premier site des voyageurs ». Jean Sébastien Cruz, le fondateur a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

Olivier Douard : Bonjour Jean Sébastien, peux-tu nous présenter la manière dont t’est venue l'idée de te lancer dans l'e-tourisme?

Jean Sebastien Cruz : C’est en fait une très vieille idée ! J’utilise Trip Advisor ou Virtual Tourist depuis 1997 – 1998. Lors de mes voyages à l’étranger, j’étais souvent obligé de m’acheter finalement un guide sur place et je me suis très rapidement dit qu’il y avait quelque chose à faire à ce niveau là. On a commencé à travailler sur le projet MonVoyageur.com depuis septembre 2005 ! On a monté notre équipe (qui est d’ailleurs restée quasiment la même jusqu’à aujourd’hui) et on a construit une architecture technique très solide pour résister aux montées en charge que subira le site avec les hébergements vidéo notamment. Nous avons lancé celui-ci, le 13 janvier dernier et commencé à communiquer depuis début février. Aujourd’hui, nous sommes vraiment surpris par les très bons débuts. La communauté se construit peu à peu et l’on dénombre une vingtaine de création de blogs chaque jour. Nous recevons également un excellent accueil du côté des professionnels du secteur.

OD : MonVoyageur joue la carte du web participatif. Le Wiki est l'outil collaboratif par excellence et Mon Voyageur est également un fédérateur de blogs encourageant ses internautes à se transformer en "blog trotteurs". Selon toi, l'internaute, avant son achat et notamment en e-tourisme, fait-il d'avantage confiance à ses camarades internautes qu'aux sites spécialisés?

JSC : La structure économique de l’e-tourisme est bicéphale: une partie concerne l’e-commerce, tandis que l’autre partie est tournée vers le conseil et c’est justement celle là qui nous intéresse. De nombreuses personnes veulent vendre un produit (classé par types d’offre) et se livrent ainsi une bataille sur le prix. L’autre marché se joue d’avantage sur le service. Aujourd’hui, les internautes souhaitent toujours trouver la bonne information. Ils n’ont plus confiance dans les messages préfabriqués de certains « sites spécialisés », ou tout est trop beau pour être vrai. Seule la vérité les intéresse. En ce moment, on parle beaucoup des réseaux sociaux…MonVoyageur en est un ! Le voyage est un moment important dans une vie, on n’en compte pas plus d’un ou deux par an, sauf exception. La préparation est donc très importante et les internautes apprécient de plus en plus les retours d’expériences réelles. Je ne crois plus à l’information verticale du journalisme classique. Aujourd’hui, chacun doit participer à l’information pour qu’elle soit plus juste et représentative. La recherche d’avis de consommateurs devient de plus en plus naturelle pour les internautes.


OD : Comment faire pour éviter que certains blogs tournent au règlement de compte ?

JSC : Il faut bien évidemment veiller à ne pas aller vers le règlement de compte, néanmoins nous nous devons d’offrir aux internautes des renseignements véridiques! L’information est multi-centre, chacun détient la sienne et peut la faire partager. Nos utilisateurs recherchent la vérité. Si un internaute est déçu de son voyage, nous lui donnons également les clés pour qu’il le dise et prévienne ainsi la communauté. Bien sur, nous avons une ligne éditoriale, nous souhaitons des commentaires de qualité et pour cela, tout est modéré. On vérifie les commentaires les plus virulents, on prend contact avec les agences, les hôtels en question… Nous n’hésitons pas à publier un commentaire particulièrement agressif s’il nous paraît honnête. S’ils se sont fait avoir, les gens ont le droit de le dénoncer !


OD : MonVoyageur semble avoir pour objectif premier de se former une communauté. A quel moment la plateforme collaborative basculera vers un modèle e-commerce?

JSC : Nous ne sommes pas des vendeurs! Si l’on veut bien faire notre métier, on ne doit pas commercialiser. Nous risquerions de ne pas être objectifs. Notre modèle est un mélange de Trip advisor, MySpace et Trip connect. Nous serons un apporteur d’affaires naturel pour les agences de voyage. Sur MonVoyageur, nous laisserons la possibilité aux internautes de se rendre chez les voyagistes. C’est déjà le cas actuellement et nous souhaitons très rapidement améliorer l’intégration. Je crois beaucoup aux modèles publicitaires ! Lorsque nous avions monté Evene.fr, un modèle média, les gens ne croyaient pas en nous. A l’époque, il était inconcevable de monter un modèle économique basé sur la publicité. Mais les bons médias tirent leur épingle du jeu… Trip Advisor représente par exemple 15% du chiffre d’affaires d’Expedia.


OD : Innovant sur un marché conservant des taux de croissance exceptionnels, peut-on avoir une idée des prochaines nouveautés disponibles sur MonVoyageur à court et long terme?


JSC : On ne peut pas tout dire mais il y a beaucoup de développements ! On va peaufiner notre offre en intégrant notamment les locations (de ski par exemple) et en élargissant notre panel d’hôtels. Nous sommes toujours en version Beta, il y a beaucoup de choses à améliorer! L’objectif à terme, c’est de devenir le premier site de conseils en voyages. Il n’y a pas de gros concurrents sur ce marché, il y a la place de s’installer en développant de nouvelles fonctionnalités dans l’intérêt de nos utilisateurs. Les voyagistes sont également en attente de sites comme MonVoyageur. Ils sont obligés pour le moment de faire de la publicité non ciblée sur les grands portails généralistes. En ce sens, les Etats-unis sont un bon exemple. Là-bas, il existe une dizaine de sites comme MonVoyageur et ils sont même segmentés.

OD: Merci beaucoup Jean Sébastien et à très bientôt!

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dimanche, décembre 10, 2006

Interview Stefano Ottuso (Neonumeric)


Stefano Ottuso, co-dirigeant de Neonumeric (marque de produits nomades numériques) nous parle de la stratégie commerciale de sa société. L’occasion de se mettre non plus à la place du distributeur mais du fabriquant et d’observer comment une marque peut maximiser sa présence en ligne.

OD : Bonjour Stefano et merci beaucoup pour votre disponibilité! Pouvez-vous présenter la société Neonumeric, sa création, son activité, sa cible...

Neonumeric, marque française de produits multimédia plus particulièrement axée sur l’audio et la vidéo a pour but de promouvoir les dernières nouveautés High Tech alliant design et technologie. Toujours soucieuse de répondre au mieux et au plus vite aux interrogations des utilisateurs finaux, Neonumeric s’efforce de mettre en place une politique de proximité via le Web : Communautés, sites de présentation produits, forums, hotline. En choisissant Neonumeric, vous ne serez jamais seul…

Néonuméric à été créée en Juillet 2002 et sa cible est assez large compte tenu de son panel produit en cours d’élargissement : Autoradio MultiMedia, MultiMedia Player, Mini chaine Hi-fi, MultiMedia et GPS…mais elle reste orientée 15-45 ans.

OD : Neonumeric s'appuie sur des partenariats forts avec des sites e-commerce références dans le domaine de l'high-tech mais possède relativement peu de revendeurs offline. Est-ce un choix délibéré de délaisser à ce point le "mortar"?

Oui, en effet Néonuméric travaille avec les « majors » du web (Cdiscount, Rue du commerce, Amazon, Fnac.Com, Mistergooddeal, Pixmania, Camif, Rebelio, Top Achat…) et c’est pour le moment un choix délibéré car nous estimons que le web est bien plus adapté à nos produits et notre réactivité pour la mise en marché de certaines innovations technologiques, mais néanmoins restons ouvert à toute opportunité offline.

De plus, nous élaborons des vidéo clips didactiques et autres supports de ventes interactifs très orientés web qui ne pourraient être exploités chez des retailler traditionnels.

http://www.neonumeric.com/prod_nm3_teaser.html

http://www.neonumeric.com/prod_ntg1_teaser.html

http://www.neonumeric.com/prod_ndt1_teaser.html


OD : Au cours des différentes approches de Neonumeric avec les revendeurs, comment selon vous se différencie la relation "Marque / Pure-player" de la relation "Marque / Distributeur classique offline"?

Il y a une vraie différence entre les pures-player et les distributeurs classique offline. Tout d’abord la problématique liée aux taux de marges est très différente, les distributeurs classiques sont beaucoup plus gourmands et exigent en plus de très forts taux de marge tout en ayant le même prix de vente que sur le web, ce qui est très difficile à concilier.

De plus, il y a une méconnaissance réelle de la part des acheteurs de la distribution classique qui cherchent d’avantage une forte renta plus que lancer des nouveaux produits qui répondent aux demandes des consommateurs finaux.

De plus, les distributeurs offline préfèrent jouer les grandes marques A étrangères de renom plutôt que de donner une chance à une marque B nationale émergente pour une question de soi-disant prestige. Au contraire, les Pures-Player n’hésitent pas à jouer le jeu et mettre en ligne très rapidement les dernières nouveautés et proposer ainsi des exclusivités à leurs consommateurs.

OD : Ne serait-il pas intéressant pour les marques (comme certaines se mettent à le faire) de créer directement leur site de commerce en ligne? Est-ce envisageable à terme pour Neonumeric?

En effet, il peut être intéressant pour certaines marques de faire de la vente direct via un site internet e-commerce mais cela engage beaucoup de contraintes au niveau du suivi : réajournement du site, logistique propre à ce type de vente, le SAV direct et la cohérence des prix avec les différents partenaires.

Enfin, il est envisageable que Néonuméric ouvre un site dédié à la vente de ses produits mais non pas sous la forme d’un site exclusivement dédié à la vente mais plus dans le cadre d’un portail offrant du contenu numérique (musiques, VOD, News) et du support numérique le tout complété par le biais d’un soft gratuit très pointu type I-Tunes de Néonumeric.

OD : La logique de Neonumeric semble axée désormais sur une expansion aux pays voisins. La stratégie commerciale de la société basée autour du Web est-elle une force pour l'internationalisation de la marque?


Oui, nous pensons que le web est le meilleur vecteur pour communiquer et obtenir une visibilité rapide sur l’ensemble des pays voisins. Nous avons en effet le souhait de nous élargir sur l’Europe du sud et les USA dans un deuxième temps. Avant tout, nous restons soucieux de renforcer notre image nationale et pouvoir apporter le même type de suivi et sérieux aux futurs pays en cours d’ouverture.

OD : Merci Stefano !

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jeudi, novembre 23, 2006

Interview Thomas Romieu et Nicolas Mirail (Microsoft France)

emarketing microsoft france

Thomas Romieu, Directeur Marketing de MSN et Windows Live pour Microsoft France ainsi que Nicolas Mirail, Chef de produit Internet Explorer 7 ont eu la gentillesse de répondre à mes questions. L’occasion de parler de la stratégie multi-canal de Microsoft et du marché des navigateurs Internet.


Olivier Douard : Bonjour
Thomas et merci beaucoup de répondre à mes questions. Parlons tout d'abord du récent partenariat entre Microsoft et l'émission de Cauet sur TF1. Quel est le but de ce sponsoring? L'audience relativement jeune de cette émission est-elle la cible prioritaire d'MSN?

Thomas Romieu : Bonjour , nous cherchons à faire découvrir notre nouveau moteur Live.com par le grand public et en particulier les jeunes. Nous pensons que les nombreuses innovations de Live.com (recherche d’images, personnalisation, intégration avec Windows Live Messenger …) sont particulièrement intéressantes pour les jeunes internautes. Nous menons en parallèle des campagnes de communication sur le portail MSN et sur Windows Live Messenger.


OD :
Lors de la dernière Convention e-commerce en septembre dernier, tu avais lors de ton intervention sur Adcenter (la solution de liens sponsorisés d'MSN) beaucoup parler de multi-canal. En quoi Adcenter misera sur le multi-canal et quel retour qualitatif espérer du côté des annonceurs?

TR : AdCenter est la plate-forme publicitaire nouvelle génération de Microsoft. Elle permet aujourd’hui de gérer les campagnes de liens sponsorisés du moteur de recherches Live.com. Mais notre objectif est d’aller au-delà et de nous appuyer sur adCenter pour gérer l’ensemble des supports publicitaires proposés par la régie Microsoft. En effet, nous avons annoncé début octobre la création d’une nouvelle régie publicitaire, Microsoft Digital Advertising Solutions qui proposera aux annonceurs, dès la fin de l’année 2006, l’accès à un nombre de supports élargi au sein du Microsoft, comme Office Online (l’extension en ligne des logiciels Microsoft Office) et Xbox Live (le service de jeu en ligne Xbox). Point d’entrée unique pour les annonceurs, Microsoft Digital Advertising Solutions donne accès à une audience étendue de 465 millions d’utilisateurs uniques du portail MSN et des services Windows Live dans le monde (dont 14 millions en France) ainsi qu’à plusieurs autres millions de fans de la Xbox ou d’utilisateurs d’Office Online.


OD : Nicolas, la bataille des navigateurs Web bat son plein! Internet Explorer 7 et Firefox 2 sortent au cours de la même période. IE7 s'offre une véritable seconde jeunesse quand Firefox mise sur la continuité. Comment s’est construit le projet Internet Explorer 7 et quel est l'objectif de Microsoft avec IE7 : ralentir la montée en puissance de Firefox ou reprendre les parts de marché perdues ces derniers mois?

Nicolas Mirail : Au sujet de la période de sortie, IE7 était prévu de très longue date de par son intégration à Windows Vista dont le développement s'est terminé peu après IE7. En ce qui concerne du projet, nous avons essayé de faire table rase de l'existant et de se poser les bonnes questions. Nous avions conscience qu’Internet Explorer 6 était devenu obsolète vis à vis du Web d'aujourd'hui. IE6 datait d'octobre 2001... Avant IE6, une nouvelle version d'Internet Explorer sortait chaque année. Entre 2001 et aujourd'hui, le Web a énormément changé, à la fois dans le bon avec une économie fleurissante et dans le mauvais avec l'apparition de nouvelles menaces comme le phishing, les spywares... Notre logiciel n'était tout simplement plus adapté. Suite à ce constat, le Service Pack 2 nous a pris beaucoup de temps de développement, ce qui a naturellement repoussé la sortie d'IE7.

Pour en revenir aux parts de marché, je dirais que la concurrence, comme c'est le cas généralement, nous a fait du bien. Que ce soit Mozilla ou Opera, la concurrence empêche de se reposer sur ses acquis. Nous avons ainsi pu nous rendre compte que les onglets ou encore l'intégration des flux RSS dans le navigateur étaient de vraies demandes du marché d'aujourd'hui. Nous avons perdu assez peu de parts de marché puisque nous sommes toujours au dessus des 80% pour la plupart des pays dans le monde. La montée en puissance de Mozilla a surtout fait mal aux "petits" navigateurs en réduisant la course à 2 acteurs majeurs que sont Internet Explorer et Mozilla Firefox auxquels il est possible d'ajouter Opera.

Notre stratégie se construit autour d'une question simple: Pourquoi un navigateur serait-il en dehors du système d'exploitation? Nous ne souhaitions pas faire un navigateur pour faire un navigateur mais bel et bien créer un outil qui s'intègre dans l'expérience utilisateur. C'est pourquoi Internet Explorer 7 sera fortement lié au système d'exploitation Windows Vista afin de faciliter la protection de l'ordinateur ou la mise en place du système de contrôle parental. A nos yeux, de plus en plus, un navigateur n'est rien tout seul, il faut l'entourer de fonctionnalités de plus en plus abouties.


OD : Penses-tu possible qu’un nouvel acteur puisse venir s'implanter sur le marché des navigateurs en Europe et notamment en France?

NM : Ne jamais dire jamais bien entendu mais il ne faut pas oublier qu'il y a une importante communauté derrière Mozilla. Un tel succès est difficile à reproduire. Il faut plus qu'une simple base technique pour créer un navigateur, il faut un réel support, des outils de développement et d'amélioration... Je pense pour être clair qu'il n'y aura pas de nouvel acteur majeur sur le marché mais bel et bien des phénomènes. Le Web ne cesse d'évoluer et certains services deviennent très populaires en à peine quelques mois. Imaginons par exemple que Youtube signe un partenariat exclusif avec un navigateur... Des phénomènes de ce genre pourraient venir bousculer les parts de marché. Je crois beaucoup à la notion d'innovation et le Web est un monde virtuel qui apprécie les phénomènes de mode donc tout peut aller très vite. Internet Explorer peut lui s'appuyer sur le fait qu'il soit devenu une vraie marque, reconnue et identifiable. Une base pour faciliter un renouvellement permanent.

D'un point de vue nouveautés, qui sait quelle sera la stratégie de Google au sujet des navigateurs? Nous surveillons de près les mouvements sur le marché notamment de la part de Google qui a une stratégie orientée Web quand Microsoft a une stratégie axé utilisateur. Globalement, nous sommes plus à l'écoute du marché qu'il y a quelques années. Des leçons ont été tirées du retard accumulé technologiquement par IE6. C'est la première fois par exemple que nous lançons une version Bêta de notre navigateur afin d'avoir un vrai retour utilisateur. Nous avons pris en compte les remontées d'informations utilisateurs pour améliorer notre produit et aujourd'hui, les retours sont de plus en plus positifs.


OD : Enfin, parlons de Live.com, à la fois outil de recherche et page personnalisée. Alors qu'MSN faisait partie des précurseurs en la matière, Netvibes s'est imposé comme leader sur ce marché en très fort développement. MSN semble beaucoup miser sur sa page personnalisée en développant notamment son rapport avec les utilisateurs via des concours de développement de gadgets. Comment vois-tu l'évolution de ce marché et comment penses-tu possible la rentabilité de ce genre de service?

TR : Live.com est effectivement bien plus qu’une page personnalisable. C’est également un moteur de recherches utilisé par plus de 4 millions d’internautes français par mois. Les gadgets sont effectivement un des éléments que l’on peut ajouter à sa page personnelle Live.com. Notre stratégie est de favoriser le développement de ce type d’applications par les internautes ou des professionnels, qui les mettent gratuitement à disposition de la communauté. Nous APIs sont publiques et déjà plusieurs centaines de gadgets sont disponibles sur le site www.gallery.live.com. De manière générale, le modèle économique de nos services repose à 100% sur la publicité, qu’elle soit sous forme de bannières ou de liens sponsorisés comme c’est le cas sur le moteur de recherches Live.com.

OD : Merci beaucoup Thomas et Nicolas et à bientôt !

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lundi, novembre 06, 2006

Interview Frederic Jan (Brosseadomicile)

article emarketing frederic jan

Entrepreneur passionné, Frédéric Jan a lancé cette année Brosseadomicile.com qui permet aux internautes de s’abonner à leur brosse à dent. Frédéric a eu la gentillesse de répondre à mes questions sur la création et le développement de brosseadomicile.

Olivier Douard : Salut Frédéric, brosseadomicile.com est sorti en mai dernier et permet de s'abonner à sa brosse à dents en recevant de manière régulière une brosse à dents toute neuve. Je crois savoir que cela fait 2 ans que tu travailles au lancement du site, peux-tu nous raconter comment brosseadomicile a pris forme?

Frederic Jan : Salut Olivier ! Voilà en effet 6 mois que j’ai lancé le concept brosseadomicile, l’abonnement à sa brosse à dents. En tant qu’entrepreneur dans les nouvelles technologies depuis 8 ans (j’ai créé ma première société, la web agency Net-Conception.com, en 1999), je suis en perpétuelle veille sur tout ce qui peut se faire et se dire sur Internet. C’est ainsi qu’il y a 3 ans, j’ai découvert un site Suisse (Blacksocks.com) qui proposait une innovation : l’abonnement à ses chaussettes. J’ai trouvé l’idée assez originale. Et quelques jours après, j’ai lu dans un magazine économique une étude sur la problématique de santé bucco-dentaire en France. En gros, les Français ne changeaient pas assez souvent de brosses à dents : 1.5 brosses par an au lieu de 4 fois par an, comme le recommandent les dentistes. Et le soir même, comme cela m’arrive souvent quand j’essaie désespérément de dormir (!), une idée m’est venue en tête : pourquoi ne pas proposer un système d’abonnement à sa brosse à dents, comme ça, on n’oublierait plus d’en changer.

Bien sur, je n’ai plus dormi de la nuit et ça cogitait beaucoup. Le lendemain, j’ai fait des recherches sur Internet pour voir si cela n’existait pas, et je n’ai rien trouvé. Ayant déjà une entreprise et du personnel à gérer, j’ai pris le temps pour mettre sur le papier cette idée. Ensuite, j’ai déposé un dossier au concours DéfiJeunes du Ministère de la Jeunesse et des Sports et j’ai gagné un prix. Cela m’a permis de valider l’idée, avec bien sur l’appui d’une étude de marché. Ensuite, j’ai été invité par le Président de la République à la Garden Party, un très bon souvenir. Il fallait maintenant trouver les partenaires, créer le site, trouver une solution de paiement sécurisé, penser à la gestion des stocks et des approvisionnements, à la préparation des commandes, et à toute la communication autour du concept. Bref, pas mal de boulot quand on est tout seul à imaginer tout cela, mais quand c’est en vous, cela est plus facile !


OD : Brosseadomicile s'appuie sur des partenariats forts, aussi bien du côté des fabricants (Signal, Colgate...) que des dentistes. Comment avoir réussi à convaincre ces différents partenaires et quelle est leur importance pour Brosseadomicile?

FJ : La recherche de partenaires a en effet été l’une des premières tâches accomplies, et pas la plus facile. On aurait pu lancer le site avec des marques « premiers prix » provenant de Chine ou de Tunisie mais touchant à un domaine lié à la santé, nous avons voulu que les internautes retrouvent des marques connues. Il ne fallait pas déstabiliser les habitudes, déjà qu’on leur proposait un nouveau service via une idée très originale.

La crédibilité de brosseadomicile.com était liée à ces partenariats.

Il a donc fallu identifier tous les fabricants et surtout trouver les bons contacts au sein de ces multinationales de plusieurs milliers de salariés (pas si simple qu’on pourrait le croire, après expérience). J’ai ensuite rencontré ces responsables du marché bucco-dentaire pour leur exposer le concept et les intérêts pour leur activité. Il a fallu être très convainquant car ils ne traitent en général qu’avec des centrales d’achats de grandes surfaces. Apparemment mon exposé les a séduits puisqu’assez rapidement, nous nous sommes entendus sur un partenariat précis, et très poussé avec certaines marques. Aujourd’hui, on compte les plus grandes marques représentées sur le site : Bioseptyl, Colgate, OralB, Signal et prochainement Elmex… D’un autre côté, nous avons voulu nous rapprocher des dentistes, en contactant différents organismes qui les regroupent. Les dentistes sont en effet des prescripteurs importants en matière de santé bucco-dentaire. Ils ont en tout cas témoigné à de très nombreuses reprises leur intérêt pour notre concept, avec de beaux messages de soutien et d’encouragement. Certaines choses ont déjà été mises en place mais le plus gros devrait arriver dans les prochaines semaines, mais chut !


OD : Brosseadomicile possède son propre blog, le « Blog à dents ». Le blog pour un site e-commerce: réel outil de communication ou simple gadget?

FJ : Etant assez au fait des évolutions en matière de nouvelles technologies, je suivais depuis pas mal de temps tout ce qui se faisait autour des blogs. J’étais moi-même un lecteur assidu de plusieurs blogs, plutôt orientés marketing ou création d’entreprises. J’y ai appris beaucoup de choses intéressantes, et surtout un partage d’expérience enrichissant. C’est donc tout naturellement qu’au lancement de brosseadomicile, j’ai décidé d’y associer un blog d’entreprise,avec en plus un petit jeu de mot autour de la brosse à dents : « le blog à dents ».

L’idée est de parler du concept, de la vie de la société (retombées médias, nouvelles idées, éventuels problèmes, etc.). Le but est d’humaniser un peu le site en montrant que derrière brosseadomicile, il y a un jeune entrepreneur motivé qui fait tout son possible pour développer ses idées. C’est aussi un moyen de partager avec les autres l’aventure de la création d’entreprise, et c’est très important. Si avec mon blog, je peux motiver des personnes qui ont des idées mais qui n’osent pas se lancer, ce sera gagné ! Donc pour répondre à ta question : je dirais que le blog sert à appuyer la crédibilité du site de e-commerce, en montrant toutes les facettes du lancement du concept et les évolutions et succès qu’il connaît et connaîtra. Ce n’est donc en rien un gadget.


OD : Brosseadomicile compte s'attaquer au marché anglais avant la fin de l’année. Pourquoi avoir choisi en priorité l’Angleterre et envisagez-vous l'expansion à d'autres pays?

FJ : Le succès de brosseadomicile.com en France est la preuve que le concept repose sur une réelle réponse à un besoin. Par ailleurs, les retombées médiatiques ont été énormes. Nous nous sommes donc dit que ce qui marchait en France pourrait marcher ailleurs. Cependant, nous ne voulons pas nous lancer la tête la première dans un développement international sans bien y réfléchir. Nous sommes dans un marché où chaque pays a ses propres marques. Se pose aussi le problème des frais de port, il faut donc avoir une implantation dans le pays pour avoir les meilleurs tarifs postaux.

Nous avons donc décidé de lancer le concept en Angleterre pour plusieurs raisons : la rencontre (via le blog) avec un français vivant là-bas sur qui on va pouvoir s’appuyer, la proximité avec la France, la langue et le pays que je connais bien (j’ai étudié en Angleterre au cours de ma formation en management). Les partenariats avec les marques du pays sont finalisés (certaines sont les mêmes mais chaque filiale gère son marché domestique !). Nous nous sommes aussi constitués un fichier média très important pour faire connaître le concept dans le pays, aussi bien qu’en France nous l’espérons J En ce qui concerne les autres pays, nous nous lancerons en début d’année 2007 sur les Etats-Unis, et dans tous les pays limitrophes de la France : Espagne, Italie, Allemagne, etc.


OD : Merci beaucoup Frédéric Jan et souhaitons à Brosseadomicile un excellent développement!

FJ : Merci Olivier pour cette interview et n’oubliez pas de tous vous abonner à votre brosse à dents, c’est bon pour votre santé et pour celle de brosseadomicile.com! ;-)

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jeudi, octobre 05, 2006

Interview Franck Marinier (BizAndGo)

bizandgo-agence-ecommerce-web-2.0

Franck Marinier de l’entreprise BizAndGo nous présente par cette interview la façon dont il voit l’évolution du Web 2.0 et notamment son intégration aux problématiques e-commerce.

Olivier Douard : Bonjour Franck, BizAndGo est une jeune SSII créée cette année. Comment se différencier lorsque l'on est une nouvelle agence Web face à la forte concurrence?

Franck Marinier : Bonjour Olivier , tout d’abord permets moi de te remercier de ton intérêt pour BizAndGo. Nous sommes en effet un nouveau nom sur le marché des SSII. Et pour parvenir à nous différencier, nos seuls maîtres mots sont Innovation et Performance ; ce qui implique une veille permanente sur les nouveaux outils de développement et les nouvelles technologies qui émergent dans un web qui se transforme de plus en plus (Flex, Ajax, Comet, Open Lazlo, XAML, XUL, Rich Média, Widgets etc…). Afin de se les approprier et offrir toujours plus de services et de fonctionnalités à nos clients. BizAndGo est par exemple un des premiers sur le marché à utiliser la technologie Ajax dans le moteur de son application E-commerce. L’apport pour le client en terme d’ergonomie, d’impact visuel et d’expérience utilisateur est unique.

OD : Pendant longtemps, les agences Web se contentaient d'offrir une solution purement technique. Comment expliques-tu, à l'image de BizAndGo, que l'offre technique s'accompagne désormais de plus en plus d'une prestation emarketing, notamment en référencement?

FM : Aujourd’hui sans positionnement, le site web n’est rien. Hors on sait ce que peut coûter les actions marketing associées à un site web mal référencé (achat de mots clé AD Words, référencement payant, emailing …). Ceci est devenu un enjeu majeur pour atteindre le succès escompté. Fort de ce constat, nous avons intégré, dans le cœur même de notre application E-commerce, de puissants algorithmes de référencement naturel (gestion native de l’url rewriting, optimisation automatique des ALT, ID’s, Metas, génération des google site maps … ), nos clients disposent donc sans en assumer les coûts de tous les atouts pour un référencement efficace. Pour BizAndGo cet outil est en standard dans son application E-commerce, ce qui représente une valeur ajoutée supplémentaire à notre offre, qui nous différencie pour rebondir sur ta première question.


OD : Si le Web 2.0 est très à la mode actuellement, il souffre d'une étiquette "Comment adapter et créer des modèles économiques Web 2.0?". D'un point de vue plus purement technique, le Web 2.0 peut-il apporter une vraie plus-value aux problématiques e-commerce?

FM : Il y a plusieurs point de vue autour de la notion du Web 2.0. La première est le volet social, on parle ici de services communautaires nouvelles générations (blog, podcast, reviews, tribunes, public auctions, tag de produits…), des services permettant de fédérer des internautes en masse autour d’un site web. Il s’agit d’une arme à double tranchant pour un site marchand qui s’ouvre alors aux compliments de ses utlisateurs et clients mais aussi à la critique, ce qui dans le second cas n’est jamais vendeur. Il ne faut pas oublier que l’essence même d’un site marchand est de rester marchand, c’est du moins le point de vue de BizAndGo.

Le second volet est strictement technique, il est clair que l’apport de la technologie Ajax aux applications E-commerce renforce l’expérience utilisateur et le sentiment de confort de celui-ci. On peut légitimement penser que le visiteur appréciera d’afficher le zoom de son produit sans ouvrir de Pop-up ou d’ajouter le produit à son panier sans rafraichissement de pages ou encore de bénéficier de plus d’interactivité avec le site web (Informations affichées au bon moment, publicité moins intrusive, services web etc..). De ce point de vue oui la technologie Ajax (ou Web 2.0) est une vraie plus-value aux problématiques E-commerce.


OD : Toujours sur le Web 2.0, quel est ton avis sur la polémique "bulle 2.0" actuelle? Stigmatisée par Le Monde, crainte par des acteurs majeurs du Web (Marc Simoncini, Olivier Andrieu...), la bulle est-elle de retour?

FM : C’est vrai que l’engouement dédié aux applications web 2.0 (live, communautaires..) est impressionnant. Beaucoup veulent à tout prix se positionner mais tous n’y arriverons pas. Le succès du web 2.0 étant dû en grande partie à sa gratuité et il est évident que la rentabilité d’un tel modèle économique (revenus publicitaires, base de données d’emails, profil thèque … ) doit encore faire ses prives exceptions près.


Le suspens est donc de mise et c’est sans compter sur la force de frappe des grands acteurs tel Microsoft et Google qui ont déjà prouvé leurs savoir-faire dans le domaine. Peut-être que demain le paiement de ces services se justifiera justement pour que son email ou son profil ne soient pas loués ou revendus et qu’on ne soit nullement détourné ou sollicité par de la publicité… L’internaute aura alors le choix entre les 2 modèles cohabitant et ayant chacun leurs avantages et leurs inconvénients.


Merci beaucoup Franck pour cette avis éclairé sur le Web 2.0 par une agence Web à qui l'on souhaite toute la réussite!

Merci à toi Olivier.

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vendredi, juillet 28, 2006

Interview Damien de Blignières (First Coffee)

zanox first coffee affiliation marketing online

Damien de Blignières est business developer chez First Coffee, prestataire de marketing online spécialisé dans l’affiliation et les partenariats en ligne. Discutons avec Damien du marché de l’affiliation et notamment du rapprochement First Coffee / Zanox.

Olivier Douard : Bonjour Damien et merci beaucoup de répondre à mes questions. Peux-tu nous parler brièvement de l'évolution de First-Coffee et de son FCN (First-Coffee Network) depuis la création de la société en 2000?

Damien de Blignières : Bonjour Olivier et merci de ton intérêt :o) Tout d’abord, je tenais à dire que la société First-Coffee a changé de nom, pour devenir zanox SAS meme si nous continuons bien sur d’exploiter les marques First-Coffee et First-Coffee Network.

Ainsi créée en 2000, First-Coffee a attaqué tout d’abord le marché de l’affiliation grâce à son expertise basée sur le tracking en ligne. En effet, à cette époque, une dizaine de prestataires occupait déjà le marché et malgré les avis contraires, Cyril Toulet et Cyril Lherminé, les 2 co-fondateurs, ont tout de même décidé de se lancer. Aujourd’hui, sur les 10 acteurs présents, il n’en reste plus que trois. Le pari a donc été relevé !

La création de First-Coffee juste après l'"e-crack" nous a aussi amené à adopter un positionnement grands comptes et à initier un cercle vertueux qui se caractérise par la création d'un réseau d'affiliés de qualité. Le FCN compte aujourd'hui 15.000 sites qui relayent soit nos programmes d'affiliation soit des campagnes publicitaires.

OD : First-Coffee, société française, s'est fait racheté fin 2005 par Zanox, Groupe allemand leader européen en matière de commerce multi-canal. Quelques mois après ce rachat, la société First-Coffee a t-elle tiré bénéfice de cette alliance avec un grand acteur européen?

DdB : Tout à fait, le rapprochement entre zanox et First-Coffee est parti du constat que nous étions confrontés à un risque de marginalisation du fait que nombre de nos annonceurs souhaitaient évoluer vers des programmes ou campagnes à dimension internationale. Dans le même temps nous étions approchés par des acteurs du marché et avions le sentiment que le marché européen évoluait vers la consolidation (ce qui s’est en effet produit, puisqu’aujourd’hui, les 3 premiers acteurs du marché sont tous… les filiales de groupes européens / mondiaux !).

Aussi, zanox avait de quoi nous séduire avec sa plate-forme très fiable et professionnelle, sa présence dans une trentaine de pays sur quatre continents, et ses activités/outils qui vont bien au-delà de la simple affiliation, avec du marketing de recommandation, de la fidélisation, du bid management et des boutiques délocalisées.

OD : Doit-on s'attendre très prochainement à voir First-Coffee devenir le leader européen de l'affiliation mobile?

DdB : Au risque de paraître normand, ta question est très pertinente concernant un groupe comme zanox ;o) Cependant je ne peux malheureusement pas encore révéler des informations non publiques, et je vais devoir te donner rendez-vous au prochain numéro… Tu ne m’en veux pas trop j’espère? ;o)

OD : Certains sites (pourtant excellents) surfant sur la vague du Web 2.0 connaissent quelques difficultés à monétiser leur service. L'affiliation est-elle pour toi une solution adaptée à cette nouvelle tendance sociale du Web?

DdB : En effet, la vague du 2.O inonde le marché mais il est vrai que, même les plus gros acteurs semblent chercher la voie de la monétisation de leurs services ou audiences. Il nous semble aussi constater que les annonceurs cherchent de plus en plus un minimum de retour sur leurs investissements on-line, tout comme les éditeurs demandent de plus en plus d’outils permettant une intégration plus profonde des espaces publicitaires au sein de leurs sites. Et il est vrai que l’affiliation répond parfaitement à ces demandes.

Nous rajouterons même qu’elle se prête plutôt bien à ce nouveau type d’acteurs 2.0, mais maintenant, il nous parait important pour nombre de ces acteurs de faire un choix dans leurs stratégies…et là je te renvoies vers les positions des acteurs concernés qui soit, pour une grande partie, cherchent encore comment monétiser leur audience, soit, pour une minorité, ont déjà pris le chemin d’une quasi-affiliation avec généralement le choix du CPA.

Mais pour conclure sur l’aspect social, nous proposons déjà une offre de marketing de recommandation (payTip) qui rejoint cette tendance 2.O, ou les affiliés deviennent les internautes… et d’autres sont à l’étude. ;o)

OD : L'affiliation est un milieu de plus en plus concurrentiel, comment vois-tu l'avenir à la fois pour le marché et plus spécifiquement pour First-Coffee?

DdB : Tout d’abord, le marché français de l’e-commerce continue de grossir ce qui permet naturellement aux prestataires en place d’en bénéficier directement. Maintenant, si l’on se réfère aux portefeuilles clients des 3 principales plates-formes dont nous faisons partie, et qui gèrent déjà une large part des acteurs « affiliables », il existe - comme sur la plupart des marchés - une prime aux premiers entrants. Aujourd’hui, il est donc logiquement plus difficile pour un nouvel entrant de percer cette industrie.

Cela dit, on constate aussi une évolution des barrières à l’entrée. Jadis, le réseau était un facteur clé de succès et le défi reposait essentiellement sur la constitution de celui-ci capable de générer du volume tout en respectant l’image des annonceurs. Les références clients comptaient aussi pour beaucoup. Aujourd’hui, bien que les critères énoncés ci dessus reste d’actualité, le nouveau défi réside pour beaucoup dans l’approche technologique et sa capacité à délivrer à l’international.

C’est donc le débat sur lequel nous nous penchons continuellement, notamment sur l’aspect technologique de l’affiliation.

En effet, ce que nous pouvons assurer et qu’il y aura de plus en plus de technique visant à proposer le bon produit au bon internaute et au bon moment. Nous pourrons afficher les produits qui correspondent de plus en plus à l'activité ou la sensibilité de l'affilié. Par exemple avec des mini boutiques intelligentes et en proposant des outils de personnalisation. Sur ce point, nous gérons déjà 200 à 300.000 produits par jour !

Pour revenir à ta question initiale qui concerne l’aspect concurrentiel, je dirais que - comme pour toute règle du marché - il existe généralement une exception et il ne serait pas inconcevable qu’un acteur « challenger » récemment entré sur le marché français, perce et prenne une place de choix, et ce malgré la complexification des barrières à l’entrée. Cela pourrait se faire, soit naturellement via un excellent positionnement et une offre de qualité, soit en profitant du déclin d’un acteur historiquement bien positionné. Mais pour cela, seul l’avenir nous le dira… ;o)

Enfin pour conclure, Olivier, il est aussi important de prendre en compte l’évolution des annonceurs par rapport au marché… car ce sont aussi eux qui le font avancer, se développer et inventer de nouvelles solutions. Ainsi, en ce moment, l'évolution qui nous paraît être la plus sensible à ce niveau, c’est l’arrivée de plus en plus d'acteurs traditionnels de la grande consommation qui font généralement appel au marketing de la performance pour recruter des inscrits à leurs programmes relationnels. Ils viennent donc à l'affiliation avec un fort capital marque ainsi que leurs techniques de marketing direct et leurs propres logiques CRM. Les problématiques sont donc très riches et l’aspect qualitatif encore primordial. L’affiliation et First-Coffee/zanox SAS ont donc encore de beaux jours devant soi ;o)

Olivier, merci pour ton écoute…

OD : C’est moi qui te remercie Damien ! ;-)

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mardi, juin 27, 2006

Interview Bastien Duclaux (Twenga)

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Bastien Duclaux, le fondateur de Twenga, nous parle de son comparateur de prix atypique. Twenga ne se rémunère en effet pas comme les autres "shopbots" qui génèrent leurs résultats selon le coût par clic (CPC) payé par les marchands. Ceci dans le but d’offrir un service plus transparent et de meilleure qualité au consommateur.

Olivier Douard : Bonjour Bastien, peux-tu nous présenter Twenga en quelques lignes. Qu'est-ce qui différencie Twenga des autres comparateurs de prix?

Bastien Duclaux : Twenga est un comparateur de prix qui délivre aux consommateurs une information objective sur les produits et les aide à prendre de meilleures décisions d'achat.

La caractéristique fondamentale de Twenga réside dans son positionnement totalement gratuit pour les marchands. Notre objectif est de référencer absolument toutes les offres du web et de garantir ainsi le meilleur prix aux consommateurs. Nous sommes à ce titre l'antidote contre la vie chère !

Twenga utilise à cet effet une technologie d'agrégation performante similaire à celle d'un moteur de recherche. Twenga consolide ainsi tous les prix, mais aussi des avis de consommateurs ou d'experts, et calcule pour chaque produit un indice de rapport qualité/prix objectif appelé TwengaScore.

Enfin, Twenga propose un service d'alertes prix par email, ainsi qu'un classement des produits ayant subi la plus forte baisse dans la semaine. Ces baisses sont d'ailleurs très impressionnantes, avec parfois des prix divisés par deux en quelques jours. De quoi faire de très bonnes affaires !


OD : Aujourd'hui quel est le modèle économique de Twenga? Le coût au clic, l'affiliation (je crois savoir que Twenga est lié à la plate-forme d'affiliation FirstCoffee?), la publicité...?

BD : Le modèle économique de Twenga est un modèle "média" : nous gagnons de l'argent par de la publicité contextuelle ciblée.

Contrairement à tous les acteurs du marché, notamment Kelkoo, Twenga ne monétise pas le trafic envoyé aux marchands et les clics sur les offres. Il n'y a pas de placement payant en "tête de liste". Les marchands peuvent d'ailleurs s'inscrire gratuitement sur un extranet qui leur est dédié.

Lors de notre lancement, nous avons utilisé plusieurs services d'affiliation, notamment FirstCoffee, qui nous ont fourni des listings produits déjà formatés (les "feeds" marchands). Ces listings nous ont permis d'accélérer notre entrée sur le marché.


OD : Alors que de nombreux acteurs du marché des comparateurs font partie d'un grand groupe (dont bien sur Kelkoo qui fait partie du Groupe Yahoo!), Le Guide, comparateur français indépendant, est-il un exemple à suivre pour Twenga, en terme de choix stratégiques (cf l'entrée en bourse récente de Le Guide et son développement dans d'autres pays comme l'Espagne ou la Pologne)?

BD : Le Guide et Twenga ont tous deux une ambition européenne, mais nos choix stratégiques sont radicalement opposés : Le business model du Guide est de monétiser les clics vers les marchands, alors que Twenga aide le consommateur à améliorer son pouvoir d'achat en toute indépendance. Nous verrons à l'avenir quel sera le modèle gagnant !


OD : Certains services payants devraient voir le jour prochainement sur Twenga. Peut-on avoir une idée du type de services qui seront disponibles et de leur monétisation ?

BD : Twenga va monétiser son savoir-faire d'agrégation à travers différents canaux de distribution de contenus. L'un d'entre eux se trouve dans les poches de plus de 80% des Français: je laisse vos lecteurs deviner lequel !


OD : Penses-tu que Twenga, résolument tourné vers le consommateur et non plus vers le marchand, puisse être considéré comme un comparateur de prix 2.0?

BD : Absolument ! Le Web 2.0 redonne le pouvoir à l'utilisateur, et Twenga s'inscrit dans cette tendance de fond. Dans un contexte de vie chère, seul un tel positionnement peut être légitime sur le marché.

Par ailleurs, nous faisons appel à certaines technologies du Web 2.0, notamment Ajax, pour fournir une meilleure expérience à nos utilisateurs. Et nous allons prochainement introduire certains concepts collaboratifs de dernière génération. Nous en reparlerons d'ici quelques semaines !


OD : Un grand merci à Bastien d’avoir répondu à mes questions. Bonne route à Twenga !

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