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mardi, avril 11, 2006

Le match Netflix – Blockbuster sur fond de VOD

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On en parle peu en France mais un procès met actuellement aux prises deux géants de l’Internet aux Etats-Unis. Netflix, le leader de la location de DVD par Internet reproche en effet à son challenger Blockbuster d’avoir utilisé deux brevets propres à Netflix. L’un de ces deux brevets a justement fait tout le succès de Netflix, permettre aux clients de conserver les DVD le temps qu’ils le souhaitent et ce sans aucune taxe de retard. Alors que Netflix réclame purement et simplement l’arrêt de l’activité de Blockbuster, ce dernier parle de « réclamation anti-concurrentielle ». Une affaire qui fait grand bruit de l’autre côté de l’Atlantique, Netflix pouvant revendiquer 4 millions de clients contre 1,2 millions pour Blockbuster. Notons que dans le même temps, même si le marché n’est pas aussi évolué en France qu’aux USA, Glowria, le leader français et européen de la location de DVD par Internet, ne cesse de progresser. La société française vient en effet de réaliser une levée de fonds aux alentours de 4 millions d’euros ainsi que l’acquisition dans la foulée de Dividi, la société allemande de vidéo à la demande, 3ème de son secteur de l’autre côté du Rhin.

Un développement logique pour Glowria, soucieux de se positionner au plus vite sur le marché en pleine évolution de la VOD ( Vidéo On Demand). Le concurrent le plus féroce pour la location de DVD par Internet, c’est bien évidemment la vidéo à la demande et sa croissance exponentielle. Si la France a connu quelques retards au démarrage face à ses voisins européens (l’Italie ayant été le précurseur européen en matière de VOD avec l’acteur Fastweb), la progression est importante et l’écart avec les autres pays est désormais comblé. Des acteurs importants (TF1 avec TF1vision, Canal+ avec CanalPlay ou encore TPS…) ont permis à la France de promettre un très bel avenir à la VOD du fait de leur positionnement favorable dans les négociations auprès des majors de l’industrie cinématographique. Un avenir radieux confirmé par une étude présentée par le Centre national de la cinématographie (CNC) où l’envol de la Video On Demand est prévu pour 2006 sur base de développement du haut débit et d’abaissement des prix de visionnage ( de 1 à 5 euros actuellement ).

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