Blog Webmarketing, E-commerce et Referencement par Olivier Douard

dimanche, octobre 07, 2007

Interview Frédéric Lambert (Acheter-Moins-Cher)


La loyauté des comparateurs de prix sur Internet a été remise en cause il y a quelques mois par une enquête de la DGCCRF qui stigmatisait le manque de transparence de la part de l’ensemble du secteur. Frédéric Lambert, dirigeant d’Acheter-Moins-Cher, nous explique les répercussions de cette enquête sur l’image des comparateurs ainsi que la politique de transparence d’Acheter-Moins-Cher.

Olivier Douard : Frédéric, quelques mois après l'enquête de la DGCCRF, comment se porte le marché des comparateurs de prix?

Frédéric Lambert : Je ne sais pas comment se portent les autres comparateurs de prix. Pour notre part, Acheter moins cher se porte bien, malgré un léger tassement au début du printemps que je ne saurais attribuer plus à cette enquête qu'aux élections présidentielles qui sont traditionnellement une mauvaise période pour le commerce : les consommateurs ont tendance à reporter leurs gros achats d'équipement. Ce que je sais, c'est que cela a été mauvais en terme d'image. Nous avons reçu pas mal de remarques acides ou désobligeantes de nos utilisateurs. De ce fait, il y a bien eu un effet très négatif sur le secteur d'activité. D'un point de vue de notre CA, notre succès ne se dément pas avec cette année une hausse de 44% par rapport) à l'année dernière. Nous clôturons nos comptes fin juin d'une année sur l'autre. Nos revenus étant essentiellement basés sur un pourcentage sur les ventes, les 1 200 000 euros de CA que nous réalisons en 2006/2007 (contre 740 000 pour l'année 2005/2006) représentent les commissions sur toutes les ventes effectuées par notre intermédiaire. Ces commissions montrent que des millions d'utilisateurs ont utilisé notre service, comparé les prix et acheté en réalisant des économies substantielles.

OD : Aux conclusions de l'enquête de la DGCCRF, Acheter-Moins-Cher fut le seul comparateur de prix français à être jugé irréprochable en matière de transparence. En quoi le discours d'Acheter-Moins-Cher se distingue-t-il des autres comparateurs?

FL : Acheter moins cher est un comparateur de prix indépendant et neutre qui relève, classe et compare les prix de vente, du moins cher au plus cher, des produits neufs disponibles à l'achat en ligne chez les marchands fiables et sécurisés du web français. Notre discours est toujours le même depuis 1998 : nous sommes du côté du consommateur, nous apportons un service qui le renforce vis a vis des vendeurs. Nous sommes transparents, nos actes reflètent notre discours. Nous ne dupons pas nos utilisateurs. Je pense que tous les comparateurs ont le même discours, mais que les actes ne suivent pas. L'enquête en est la preuve. Je dois ajouter qu'aujourd'hui le terme comparateur est galvaudé : beaucoup de systèmes se rapprochent plus du guide d'achat ou de simple listings qui n'ont rien a voir avec la comparaison des prix tel que nous la pratiquons.

Acheter moins cher a été "gratuit" pour les boutiques de 1998 à 2000 : après l'éclatement de la bulle Internet, les revenus de la publicité ne permettaient plus de payer les collaborateurs et d'améliorer le système qui demande beaucoup de travail quotidien. Nous sommes alors passés sur un modèle au pourcentage qui n'a rien à voir avec le paiement au clic : une boutique qui ne vend rien ne paye rien. J'ai vu de nombreuses petites boutiques ruinées par des concurrents indélicats "au clic", et cela continu. Notre système permet à ces boutiques d'être présentes et de ne payer qu'au résultat. Je dois ajouter que certaines sociétés sont "au clic" chez nous car elles le veulent. Elles ne veulent pas dévoiler leurs ventes et parfois, pour des vendeurs qui ont de gros paniers d'achat, le clic peut être plus intéressant que le pourcentage. Cela représente en gros 10% de notre CA, 10 % également pour la publicité et 80% pour les revenus au pourcentage sur les ventes.

Nous avons à peu près 100.000 visiteurs jours, soit 3 millions par mois. Il faudrait au minimum 10 fois ce trafic pour avoir les revenus suffisants pour ne vivre que de la publicité style Adsense. Certains nouveaux concurrents disent être gratuits mais c'est simplement du mensonge : ce n'est pas possible pour un vrai comparateur de prix. Il faudrait avoir 100% du marché en France et encore, ce ne serait pas suffisant.

Il faut savoir que la vraie comparaison des prix demande un travail de "matching" qu'il est impossible de faire automatiquement. On peut rapatrier des infos en crawlant les sites mais ce n'est pas suffisant, il faut "matcher", tout le métier ce situe a ce niveau. Nous avons développé un système mixant l'automatisme au travail manuel pour donner la meilleure information à nos utilisateurs et cela marche.

Le fait de faire payer un pourcentage a aussi des effets positifs : nous pouvons faire pression sur les boutiques qui se comportent mal envers les acheteurs. Nous supprimons ou suspendons régulièrement des boutiques indélicates qui pratiquent la cavalerie : vous achetez, vous êtes débités et n'êtes livrés que 6 mois après... C'est inadmissible. Les systèmes gratuits, sans contrôle, se retrouvent avec les spammeurs en tête de liste qui balancent des fausses infos sur le prix pour avoir le trafic. Frooggle aux USA qui est sur un système de Push est confronté à ce type de problème : les premiers prix sont souvent "faux". Il faut constamment être sur ses gardes et ne pas faire confiance aux boutiques ... La limite de l'exhaustivité est là : faut il garder une boutique indélicate ou la supprimer? Faut il montrer les prix du "moins cher" si il y a une chance sur deux pour que l'acheteur ne soit pas livré? Nous estimons que non.

OD : Cette distinction peut-elle devenir un argument commercial fort aux yeux des utilisateurs?

FL : Sur le Net comme ailleurs, une réputation se fait peu à peu et par l'usage. Je pense que nous avons toujours gardé la même politique : nos vrais clients sont nos utilisateurs, ce ne sont pas les boutiques en ligne. Nous souhaitons avoir la confiance de nos utilisateurs. La transparence est, je pense, encore plus nécessaire sur le net que dans les sociétés traditionnelles. L'exemple de Google est frappant : ils font ce qu'ils disent et ne privilégient pas un gros groupe par rapport à des petites boites. Tout le monde est sur un pied d'égalité. C est ce qui me plait depuis le début sur le net.

Merci beaucoup Frédéric!

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mercredi, août 15, 2007

E-commerce de proximité : Quel potentiel ?


L'e-commerce ne cesse de se développer. Chaque mois de nouveaux services se créent, de nouveaux secteurs sont explorés, de nouveaux métiers naissent et de nouvelles tendances se dessinent. Depuis déjà quelques mois, l'e-commerce s'intéresse de très près à la recherche locale. L'idée est simple : conjuguer les atouts du canal Web au pragmatisme de l'offline. Une complémentarité que l'on observe de plus en plus souvent. Ohmybuzz (dont l’un des créateurs, Thibaud Elzière, avait accepté de répondre à mes questions il y a quelques semaines), lancé en janvier 2007, se propose par exemple d'être le site référence pour réaliser sur un même site des affaires online ou offline. Pour les marchands en ligne, l'intérêt est d'utiliser une mise en avant innovante et à faible coût. Pour les marchands offline, Ohmybuzz offre de nouvelles perspectives de développement sans avoir à investir de lourdes sommes dans le développement d'une présence en ligne. Une visibilité sur la toile qui va totalement à l'encontre des services classiques de mise en avant online comme les comparateurs de prix ou les liens sponsorisés pour lesquels la présence est dépendante de l'enveloppe budgétaire allouée au canal Web.

C’est une tendance de fond, de plus en plus de sites proposent désormais la confrontation d’acteurs online et offline, particuliers comme professionnels. L’offre est ainsi complète et mieux adaptée à la demande s’il existe un critère géographique. Aux Etats-unis, Krillion (cité dans un article ZDnet sur l’e-commerce local) entend bien révolutionner l'e-commerce local en permettant d'une manière simple (requête double : objet de votre recherche + code postal) de trouver les meilleurs prix à proximité de votre logement. Côté français, les initiatives ne manquent pas. Lokaliz s’appuie sur le formidable potentiel d’Ebay pour géolocaliser les vendeurs du site d’enchères (le fondateur Pascal Levy-Garboua avait d’ailleurs brillamment expliqué sur son blog le potentiel de Lokaliz et de l’e-commerce local en général), Chronodrive remporte un vif succès dans les zones où le site est déployé… Pour ne citer qu’eux et en attendant un Krillion français?

L’e-commerce de proximité semble posséder un réel potentiel. C’est un relais de croissance possible pour l’e-commerce classique. Une manière de convaincre les derniers sceptiques des avantages d’Internet dans un processus d’achat, une combinaison idéale pour profiter au maximum des atouts de l’online et du offline. Autre tendance en action, l’adoption par de nouveaux secteurs du canal Web comme réel outil de promotion et de vente offline (la restauration, l’immobilier…). N’hésitez pas à lire le blog de Régis Dabo dont la ligne éditoriale tourne autour de cette thématique.

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lundi, juillet 30, 2007

Interview David Alexandre Berrebi (BestVentes)


Le comparateur BestVentes propose depuis quelques semaines une toute nouvelle version de son site Internet. L’occasion pour moi de poser quelques questions à David Alexandre Berrebi, le fondateur de ce comparateur alternatif et complémentaire des outils classiques de comparaison en ligne.


Olivier Douard : Bonjour David Alexandre, peux-tu nous présenter brièvement le projet BestVentes? Quel est l'objectif de la nouvelle version du site?
David Alexandre Berrebi : BestVentes.com a été créé en février 2006. En fait, nous sommes partis du principe que nous sommes souvent incertains face à un achat et que le choix que des autres consommateurs va logiquement orienter notre comportement d’achat (comme le faisait le Top 50 dans le domaine musical). BestVentes va par conséquent présenter en continu les meilleures ventes qui sont effectuées chez les marchands en ligne via des partenariats spécifiques réalisés avec ces derniers. La nouvelle version en ligne, pas encore tout à fait finalisée, s’est, au-delà du changement graphique, enrichie d’actualités ainsi que de fiches produit bien plus détaillés. D’ici le mois d’août, d’autres fonctionnalités seront présentées.

OD : Quelle est l'importance selon toi du critère "Meilleure vente" dans le choix d'un produit par l'internaute? Juges-tu ce critère pertinent sur tous les secteurs?

DAB : En fait, ce critère varie selon la catégorie du produit. Pour les produits culturels comme les DVD, CD, livres, jeux vidéo mais aussi la billetterie, le consommateur va souvent se contenter uniquement des top ventes et donc des achats effectués par les internautes pour choisir son produit. En revanche, pour la plupart des produits high tech, LCD et photo numérique, il est tout à fait normal que la consultation d’un top vente ne soit pas la seul donne. Le consommateur consulte en général les top ventes seulement après avoir lu des tests pour « conforter » son achat ou vérifier que ce modèle est « d’actualité ».
Une meilleure vente peut également être le reflet d’une bonne affaire. En cette période de soldes, des nombreuses ristournes sur les produits ont permis à certains de figurer dans les premières places des podiums des ventes. BestVentes a donc permis au visiteur de retrouver rapidement des produits à ne pas rater pendant cette période chez plusieurs des marchands référencés.

OD : Techniquement, BestVentes a-t-il l'assurance que le flux XML de chaque e-commerçant correspond bien à son top ventes? Certains marchands refusent-il de transmettre cette information et quel argumentaire leur proposes-tu pour les convaincre de participer?

DAB : Plusieurs marchands souhaitaient nous faire parvenir des flux manuels de façon hebdomadaire réalisés en fonctions de leurs statistiques. Nous avons bien sûr refusé ce genre de données. Seuls les marchands réalisant des top ventes mis à jour de façon automatisée sont intégrés. Nous avons d’ailleurs réalisé un template dont le marchand s’inspire pour créer le flux. Si nous avions proposé pour notre partie « classement » du CPC (ou coût par clic), nous aurions sûrement plus de mal à les convaincre. En revanche, le fait de leur avoir assuré un « zéro risque » en étant rémunéré uniquement sur la vente, les a poussé à franchir les pas d’autant que ce flux XML n’est pas long à réaliser. En outre, nous avions la chance au départ d’avoir des gros marchands partenaires, ce qui a clairement constitué une aide pour en obtenir des nouveaux.

OD : Penses-tu que les outils de comparaison en ligne se résument trop souvent à une stricte comparaison du prix? Quelles grandes tendances futures se dessinent selon toi sur le marché des comparateurs?

DAB : Le marché des comparateurs n’a pas connu de grande révolution depuis son existence. On note cependant depuis plusieurs mois que de nombreux acteurs apportent une nouvelle valeur ajoutée via l’extraction des nouvelles informations telles que les tests des magazines spécialisés ou les avis produits se trouvant chez les marchands en ligne. Les consommateurs sont donc davantage accompagnés dans leur décision d’achat, ce qui est un plus indéniable. Les comparateurs devraient toutefois à mon avis enrichir leur site d’un propre contenu éditorial et surtout totalement objectif.

OD : Merci beaucoup David Alexandre et bonne continuation à ton équipe!

EDIT [16 mars 2007]: En plus de son positionnement en tant que guide d'achat se basant sur les produits les plus vendus en ligne (qui a d'ailleurs été etoffé via l'apparition de nouvelles rubriques et un nouveau partenariat avec un comparateur spécifique au high tech), BestVentes.com est désormais également fournisseur de contenu auprès des agences de presse et des magazines papier et en ligne.

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jeudi, novembre 16, 2006

Eco-participation le premier bilan

Pour recadrer le sujet, l'éco-participation est une nouvelle "taxe" touchant les produits générant des déchets dits D3E (déchets d'équipements électriques et éléctroniques) et permettant la création d'une filière de collecte et de traitement de produits générant ces D3E (récapitulatif relativement complet des produits concernés ainsi que le coût par familles de produits sur le site de 20minutes). Baptisé éco-participation et en vigueur depuis le 15 novembre 2006, ce nouveau coût sera désormais directement affiché aux côtés du prix du produit et ajouté au prix final. Le but de la manoeuvre étant louable puisqu'il s'agit de faire prendre conscience aux consommateurs de la production exponentielle de D3E.

Reste que cette fameuse éco-participation pose les plus grands soucis aux sites e-commerce. Il est surement trop tôt pour dresser un bilan correct de la mise en place de cette initiative mais certains soucis commencent à apparaître. Ainsi, si certains sites comme la Fnac, les 3suisses, La Redoute, Pixmania ou encore Discounteo (à lire le blog de Daniel Broche, directeur de Discounteo qui décrit l'adaptation de son site à l'éco-participation) sont au rendez-vous, de nombreux sites (et non les moindres) semblent avoir été pris par le temps. C'est le cas notamment de Cdiscount, Boostore, Grosbill ou Rueducommerce... De même pour la majorité (totalité?) des comparateurs de prix pour qui l'éco-participation représente un problème épineux. Ces derniers devront en effet adapter leur interface mais aussi et surtout récupérer l'information de la part de chacun de leurs e-marchands... Une jolie pagaille à prévoir! Il est vrai, pour prendre la défense de ces mauvais élèves, que les e-marchands et comparateurs de prix souhaitent à cette période se concentrer pleinement sur les prochaines fêtes de fin d'année. La date de mise en application de l'éco-participation est en cela discutable. De plus, certains e-commercants souhaitent attendre que la situation se clarifie totalement avant de basculer leur système. Certains produits ont effectivement encore une éco-participation mystère dont le montant reste inconnu... "Tout sera finalisé d'ici quelques jours" rassure Michel Fernandez le coordinateur du projet D3E au journal le Figaro.

Pour en revenir à la mise en avant par les sites e-commerce de cette éco-participation, l'adapation de la Redoute est intéressante avec le montant de la contribution écologique non signifiée sur les listes de fiches produits. Si ce prix indiqué "hors éco-participation" se révèle acceptable aux yeux de la filière, cette méthode séduira surement de nombreux e-commercants par une plus grande facilité de mise en place. Globalement, il n'y a pas de grandes surprises ni d'adaptations douteuses pour le moment, les sites e-commerce au rendez-vous sont restés sages. Cela sera-t-il le cas des retardataires?

Edit (01-12-2006) : Les comparateurs de prix ont visiblement fait le choix de ne pas signifier le montant de l'éco-participation. Ainsi, ils récupèrent chez les marchands le prix total (dont éco-participation) et se contentent de les comparer. J'aurais pourtant parié sur un système simple avec le montant de l'éco-participation indiqué une seule fois et en haut de page (puisqu'il est égal pour tous les marchands comparés). Nous y viendrons peut être dans quelques temps. Par ailleurs, toute abréviation se révèle être interdite. La Fnac (avec son éco-part), MaisMoinsCher (et son éco-taxe), La boutique du net (ecotaxe) et bien d'autres devront ainsi revoir leur dénomination. Au rayon des adaptations douteuses, Amazon se contente de préciser sur ses fiches produits "Nos prix incluent l'éco-taxe sur tous les produits concernés" avec un lien expliquant le principe de l'éco-participation. Enfin, toujours rien de mis en place du côté de Cdiscount et Rueducommerce.

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mardi, juin 27, 2006

Interview Bastien Duclaux (Twenga)

twenga comparateur prix shopping shopbot 2.0

Bastien Duclaux, le fondateur de Twenga, nous parle de son comparateur de prix atypique. Twenga ne se rémunère en effet pas comme les autres "shopbots" qui génèrent leurs résultats selon le coût par clic (CPC) payé par les marchands. Ceci dans le but d’offrir un service plus transparent et de meilleure qualité au consommateur.

Olivier Douard : Bonjour Bastien, peux-tu nous présenter Twenga en quelques lignes. Qu'est-ce qui différencie Twenga des autres comparateurs de prix?

Bastien Duclaux : Twenga est un comparateur de prix qui délivre aux consommateurs une information objective sur les produits et les aide à prendre de meilleures décisions d'achat.

La caractéristique fondamentale de Twenga réside dans son positionnement totalement gratuit pour les marchands. Notre objectif est de référencer absolument toutes les offres du web et de garantir ainsi le meilleur prix aux consommateurs. Nous sommes à ce titre l'antidote contre la vie chère !

Twenga utilise à cet effet une technologie d'agrégation performante similaire à celle d'un moteur de recherche. Twenga consolide ainsi tous les prix, mais aussi des avis de consommateurs ou d'experts, et calcule pour chaque produit un indice de rapport qualité/prix objectif appelé TwengaScore.

Enfin, Twenga propose un service d'alertes prix par email, ainsi qu'un classement des produits ayant subi la plus forte baisse dans la semaine. Ces baisses sont d'ailleurs très impressionnantes, avec parfois des prix divisés par deux en quelques jours. De quoi faire de très bonnes affaires !


OD : Aujourd'hui quel est le modèle économique de Twenga? Le coût au clic, l'affiliation (je crois savoir que Twenga est lié à la plate-forme d'affiliation FirstCoffee?), la publicité...?

BD : Le modèle économique de Twenga est un modèle "média" : nous gagnons de l'argent par de la publicité contextuelle ciblée.

Contrairement à tous les acteurs du marché, notamment Kelkoo, Twenga ne monétise pas le trafic envoyé aux marchands et les clics sur les offres. Il n'y a pas de placement payant en "tête de liste". Les marchands peuvent d'ailleurs s'inscrire gratuitement sur un extranet qui leur est dédié.

Lors de notre lancement, nous avons utilisé plusieurs services d'affiliation, notamment FirstCoffee, qui nous ont fourni des listings produits déjà formatés (les "feeds" marchands). Ces listings nous ont permis d'accélérer notre entrée sur le marché.


OD : Alors que de nombreux acteurs du marché des comparateurs font partie d'un grand groupe (dont bien sur Kelkoo qui fait partie du Groupe Yahoo!), Le Guide, comparateur français indépendant, est-il un exemple à suivre pour Twenga, en terme de choix stratégiques (cf l'entrée en bourse récente de Le Guide et son développement dans d'autres pays comme l'Espagne ou la Pologne)?

BD : Le Guide et Twenga ont tous deux une ambition européenne, mais nos choix stratégiques sont radicalement opposés : Le business model du Guide est de monétiser les clics vers les marchands, alors que Twenga aide le consommateur à améliorer son pouvoir d'achat en toute indépendance. Nous verrons à l'avenir quel sera le modèle gagnant !


OD : Certains services payants devraient voir le jour prochainement sur Twenga. Peut-on avoir une idée du type de services qui seront disponibles et de leur monétisation ?

BD : Twenga va monétiser son savoir-faire d'agrégation à travers différents canaux de distribution de contenus. L'un d'entre eux se trouve dans les poches de plus de 80% des Français: je laisse vos lecteurs deviner lequel !


OD : Penses-tu que Twenga, résolument tourné vers le consommateur et non plus vers le marchand, puisse être considéré comme un comparateur de prix 2.0?

BD : Absolument ! Le Web 2.0 redonne le pouvoir à l'utilisateur, et Twenga s'inscrit dans cette tendance de fond. Dans un contexte de vie chère, seul un tel positionnement peut être légitime sur le marché.

Par ailleurs, nous faisons appel à certaines technologies du Web 2.0, notamment Ajax, pour fournir une meilleure expérience à nos utilisateurs. Et nous allons prochainement introduire certains concepts collaboratifs de dernière génération. Nous en reparlerons d'ici quelques semaines !


OD : Un grand merci à Bastien d’avoir répondu à mes questions. Bonne route à Twenga !

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